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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:33

Euro 2016: Après la défaite de la France, alors qu'un supporter français pleure, un enfant avec le maillot du Portugal vient le réconforter .

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:01

 

    Les villes peuvent-elles infléchir les politiques étatiques d’accueil des migrants ? De Paris à Barcelone, en passant par Valence ou Lampedusa, des maires font entendre une voix dissonante par rapport aux gouvernements. Au nom de l’humanité, de la dignité, une poignée d’entre eux esquissent à l’échelle de leur ville des politiques d’accueil que les dirigeants refusent à l’échelon national. « On revient à une idée très ancienne de l’hospitalité, qui resurgit au moment où l’on ne l’attend plus de l’Etat », observe l’ethnologue et anthropologue Michel Agier. Car cette crise migratoire, qui se résume à des chiffres pour les ministres, s’incarne dans des visages pour les élus locaux.

 

   En France, deux villes osent déjà la différence : Grande-Synthe (Nord), la pionnière, Paris, la symbolique. Dans la banlieue de Dunkerque, le maire écologiste Damien Carême a construit un camp de transit aux normes internationales, financé par Médecins sans frontières. C’est aujourd’hui au tour de Paris de construire son camp humanitaire. La maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo, a annoncé, le 31 mai, l’ouverture d’un lieu où seraient installés cabanons, sanitaires et pôle d’information pour éviter les campements de fortune qui se reforment sans cesse depuis un an. A Grenoble, la ville et la métropole soutiennent des actions d’accueil menées par un collectif d’associations. Comme beaucoup d’autres.

 

   Initiative d’intégration

   Cette démarche d’accueil existe déjà à Sao Paulo, au Brésil. A peine élu en 2012, Fernando Haddad, le maire, a lancé une initiative d’intégration pour tous ceux qui affluent vers sa mégapole. Deux mois plus tard, les nouveaux venux peuvent dormir jusqu'à 4 mois dans un centre d'accueil, y trouvent assistance et enseignement du portugais. A l'été 2015, Rogerio Sottili, secrétaire adjoint aux droits de l'homme de la ville, était venu à Paris expliquer la pleine réussite du dispositif, lors d'une rencontre de l'Organisation pour une citoyenneté universelle.


   En Italie, Giusi Nicolini, la charismatique maire de Lampedusa, ne loupe aucune occasion d'interpeller Rome et Bruxelles entre 2 sauvetages de barques au large de son île. A peine élue, elle avait fait refaire son centre de réception pour offrir "un accueil digne". D'autres lui emboitent le pas dans ce pays d'arrivées massives. Depuis l'été 2015, Milan a transformé une partie de son mémorial de la Shoah, situé sous la gare centrale en zone d'accueil avec lits de camp et douches. A Valence, en Espagne, ce sont des logements publics et des installations municipales qui ont été mis à disposition ...Et la liste des villes d'accueil pourrait s'allonger encore, preuve d'un véritable élan des populations. 

 

   "Dans la période de crise actuelle, un écart est apparu entre le gouvernement et les habitants, insiste Michel Agier. Le gouvernement prétend se montrer protecteur et désigne les migrants comme des menaces pour la sécurité et l'identité du pays. Les habitants, eux, veulent voir dans ces arrivées une occasion de se montrer concernés par l'état du monde, agissant plutôt qu'indifférents, solidaires avec des peuples et des personnes en danger (...) Ce sont bien les municipalités, les villes , qui aujourd'hui, peuvent le mieux réaliser cette médiation indispensable entre habitants et migrants, et ainsi relancer l'idée d'hospitalité."

 

   Vieilles oeillères étatistes.
 

   Les 3 et 4 Mai, ces villes refuges se sont réunies à Barcelone à l'appel de la maire, Ada Colau.En septembre 2015, l'ex-indignée, avait lancé un appel. "Bien qu'il s'agisse d'une compétence des Etats et de l'Europe, avait-elle martelé depuis Barcelone, nous ferons tout ce que nous pourrons pour participer à un réseau de villes-refuges." Le Parti Populaire l'a qualifiée d'"irresponsable", mais qu'importe, le réseau va son chemin, construit sur le modèle des villes refuges pour écrivains poursuivis par des fatwas, lancé en 1995. "Nous attendons des villes refuges ce que nous renonçons à demander à l'Etat", avait alors déclaré le philosophe, Jacques Derrida. Une phrase toujours d'actualité.

 

   Passionné depuis 25 ans par l'observation des villes, Ola Söderström, géographe à l'université de Neufchâtel, a perçu des septembre 2015, la potentielle puissance du mouvement lancé par Ada Colau. La maire montre "qu'il faut considérer les lieux du pouvoir politique, aujourd'hui, comme plus nombreux et plus diversifiés que nous les voyons à travers nos vieilles oeillères étatistes", commentait-il alors sur son blog. Professeur émérite de géographie à Paris-Ouest-Nanterre, Guy Burgel croit aussi au pouvoir des villes. "L'abbé Pierre n'a pas, à lui seul, fait changer les politiques par son appel de 1954, mais ce cri a indéniablement pesé sur les politiques qui ont suivi, observe-t'il.Les villes ne feront pas à elles seules, plier les gouvernements,  mais elles y concourent." insiste le spécialiste. C'est aussi ce que pense Pierre Henry, le directeur de France Terre d'asile, qui voit dans la proposition d'Anne Hidalgo un moyen pour faire " bouger les lignes des politiques migratoires en Europe".

 

   Le souci écologiste des villes a été moteur pour les Etats, comme l'a montré l'économiste et urbaniste Jean Haëntjens dans son livre Le Pouvoir des Villes (Ed de l'Aube, 2008). Aujourd'hui, on peut se demander si la gestion des migrants ne va pas renforcer leur pouvoir en obligeant l'Etat à humaniser son approche. C'est ce qui se passe à Grande-Synthe, où l'Etat a été contraint de reprendre l'initiative municipale et de gérer un camp dont il ne voulait pas. La pression de l'opinion a joué. Comme le rappelle M.Haëntjens, "dans un contexte de défiance générale vis-à-vis des institutions, les maires des grandes villes font partie des rares responsables qui ont gardé l'estime de leurs concitoyens ..."

 

de Maryline Baumard, pour Le Monde du 21/06/2016

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:46
A Berlin, des frigos en libre-service pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

En récoltant les invendus des magasins, une association berlinoise les met à la disposition des plus démunis dans des réfrigérateurs en libre-service

Chaque année, rien qu’en France, les déchets alimentaires représentent 10 millions de tonnes (!). En moyenne, les Français jettent 20 kg à 30 kg de déchets alimentaires chaque année, dont 7 kg de produits non consommés encore emballés ! Bien entendu, nous ne sommes pas les seuls à produire ce phénomène, et il peut s’interpréter de différentes manières. En Belgique, par exemple, les gens jettent l’équivalent de 174 euros de nourriture à la poubelle chaque année, et en Grande-Bretagne, un aliment acheté sur quatre est jeté…

Le gaspillage de nourriture n’est donc épargné dans aucun pays. Heureusement, des associations luttent contre ce gâchis impensable. C’est notamment le cas de Lebensmittelretten, une association berlinoise dont le nom se traduit pas « les sauveurs de nourriture », qui a instauré un réseau de frigos pour proposer en libre service des aliments récupérés dans des magasins de la ville de Berlin. Le principe est donc simple : à côté de chaque magasin soutenant l’initiative et à certains endroits clés de la ville, directement dans la rue, des réfrigérateurs sont en libre service, tous les jours et à toutes heures.

Comment ces frigos se remplissent, et qu’en est-il de la nourriture qu’on trouve à l’intérieur ?

Pour que ce projet fonctionne et réussisse, ces frigos ne sont pas seulement alimentés par des locaux, des touristes et des inconnus de manière aléatoire. En fait, c’est tout une organisation : 1700 bénévoles de l’association parcourent les magasins de Berlin à la recherche de vivres invendables et invendus mais toujours bons à la consommation. En seulement deux 2 ans, des centaines de tonnes d’aliments ont pu être récupérés, évitant d’être jetés et gaspillés. Ces frigos populaires ont ainsi aidé les plus pauvres à se nourrir et mieux s’en sortir.

8000 bénévoles en Allemagne

L’association Lebensmittelretten, que l’on surnomme les Foodsaver en anglais, apparaît comme une chaîne de minis supermarchés du cœur. Avec 1700 bénévoles à Berlin et 8000 dans l’ensemble du pays, l’organisation est également soutenue par un millier de supermarchés partenaires en Allemagne. Ce sont pour la plupart des cas ces établissements qui fournissent la vingtaine de réfrigérateurs, permettant de ralentir la décomposition des fruits, légumes et autres aliments. Les frigos, baptisés « FairTeiler » (littéralement, «partageurs justes»), sont remplis jusqu’à trois fois par jour.

Parmi les supermachés partenaires, la chaîne de magasins bio Bio Company est la première à avoir soutenu l’initiative.

Pourquoi en Allemagne et pas en France ?

C’est vrai, pourquoi est-ce un véritable succès en Allemagne et pas en France ? Pourquoi les professionnels jouent le jeu Outre-Rhin, et pas dans l’Hexagone ? La réponse est malheureusement toute simple et absurde en certains points… Il n’est pas possible aux supermarchés et restaurants de redistribuer les produits non consommés et sur lesquels la date de péremption est dépassée.

Cependant, l’actualité sur le sujet est en bonne voie : même si de nombreuses grandes surfaces donnent déjà des produits alimentaires invendus à des associations (32% des dons alimentaires viennent des grandes surfaces), une soixantaine de députés souhaitent rendre cette pratique obligatoire dans la loi. C’est à dire que bientôt, les supermarchés à la surface de plus de 1000 m² pourraient être obligés de faire don de leurs invendus alimentaires encore consommables aux associations.

Quand on couple les chiffres du gaspillage alimentaire des français au niveau de chaque foyer (en moyenne 20 à 30 kg par français et par an) avec ceux des grandes surfaces (200 tonnes de déchets par grande surface et par an), les pertes sont démesurées.

Un projet de loi à suivre de près donc.

PAR FLORIAN COLAS
LE 5 DÉCEMBRE 2014, pour Toolito.com

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 11:04

JB Bullet, le compositeur de la chanson "Je suis Charlie" a repris la chanson de Renaud : "Hexagone".

"Cet événement m'a pris aux tripes". JB Bullet, le compositeur de la chanson "Je suis Charlie" a repris l'air du célèbre titre de Renaud, Hexagone. La vidéo de son interprétation, postée sur son compte Facebook jeudi à 14h, environ 24h après l'attentat, a déjà récolté plus de 6,5 millions de vues. Le titre, "liké par quelque 155.000 personnes" a aussi été partagé plus de 500.000 fois sur les réseaux sociaux. Sur Youtube, où le chanteur a ensuite publié la chanson , à la demande des internautes, il explique pourquoi il a tenu à prendre sa guitare : "Je n'ai pas l'habitude de faire des chansons engagées, au contraire même, d'habitude mes vidéos sont d'ordinaire très 'légères', mais cet événement m'a pris aux tripes... et j'ai donc écrit cette chanson sur un air de Renaud, le soir même, devant ces images choquantes à la télévision."

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:37

     "Attention ! Je suis contagieux (se). Le plaisir d'aider, ça s'attrape "

 

En voyage à Montréal, au Canada, cet été, et de passage dans le métro, quelle ne fut notre surprise de découvrir cette affiche placardée sur les murs !

Quand on a déjà expérimenté l'acceuil et la gentillesse des Québécois et des Canadiens en général, cela en dit long sur ce beau pays.

Peut-être devrions-nous nous inspirer des bonnes initiatives de nos voisins ?

 

Une terrienne.

 

cf photo ci-dessous.

 

 

Vu dans le métro à Montréal  !
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 14:40

L'espadrille argentine, relookée par un Américain, est devenue le symbole de cette mode caritative, articulée sur le modèle du "one to one": une paire achetée, une paire donnée.

 

Un pur produit californien. Bien qu'il soit né au Texas, Blake Mycoskie incarne le dynamisme à la fois engagé et cool des jeunes entrepreneurs de la côte Ouest. A 38 ans, ce bel américain aux cheveux décolorés par le sel et le soleil, chemise en jean et grigri au cou, est à la tête de Tom's, une marque d'espadrilles aux valeurs humanitaires et à la philosophie équitable qui fait figure aujourd'hui de chef de file d'un modèle économique différent et conscient. 

C'est en mars 2006 que Blake Mycoskie, qui avait déjà roulé sa bosse en tant que chef d'entreprise notamment dans l'audiovisuel, lance Tom's avec un stagiaire et des amis dans un appartement de Venice, à Los Angeles. L'idée lui est venue après un voyage en Argentine effectué quelques mois plus tôt. Confronté à la misère de la population locale, il découvre des enfants arpentant des sols caillouteux sans chaussures, ne pouvant aller à l'école. Un électrochoc pour lui qui avait participé en 2001 à une émission de télé-réalité américaine, genre "Pékin Express". "J'ai voulu dès le lancement de Tom's en faire une entreprise lucrative afin d'être indépendant et durable dans le don", explique-t'il.

Il crée le concept de "one for one" : pour une paire achetée, une paire distribuée à un enfant défavorisé. La sauce prend immédiatement et les "alpargatas" - espadrille traditionnelle argentine- revisitées avec des coloris pêchus ou des imprimés tendance ont rapidement essaimé sur le bitume de Los Angeles et d'ailleurs. Résultat : 10.000 paires vendues en quelques mois, 50.000 un an plus tard. Depuis huit ans, les ventes de ces chaussons ont permis de donner plus de 10 millions de chaussures à des enfants dans le besoin.

"C'est une aventure incroyable, confie le passionné Blake Mycoskie, businessman et auteur, auréolé de distinctions pour son modèle d'entreprenariat social. "Nous avons toujours bénéficié d'un formidable soutien de nos clients, qui font la différence grâce à leur achat et rejoignent un mouvement plus large". Le "un pour un" a fait rapidement des petits : après les chaussures, chaque paire de lunettes vendue permet de financer des soins optiques, la vente de paquets de café apporte l'eau potable à une personne. Les projets fusent chez Tom's, qui se veut grosse compagnie familiale. " Nous fabriquons nos chaussures en Argentine, en Chine, au Kénya, en Inde, en Ethiopie et en Haïti. D'ici l'an prochain, nous produirons un tiers des chaussures dans les pays où nous les redistribuerons aux nécessiteux, afin de développer l'économie locale."

Les souliers de tissu, déjà vendus en ligne, débarquent désormais en Europe avec l'ouverture d'un pop-up store au Citadium de Paris, le 3 Juin, juste après l'inauguration d'une boutique à Amsterdam. "Notre modèle de "one for one" est prêt à être partagé à travers le globe, nous n'en sommes qu'au début."

La mondialisation version cool, en espadrilles.

par Séverine de Smet, pour Le Nouvel Observateur

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:37

 

Gérard, 41 ans, vient d'emménager dans un appartement parisien géré par l'association Lazare, après avoir passé plusieurs mois dans la rue et sur un matelas dans une salle commune d'une congrégation religieuse.G

     

    Il n'aurait jamais imaginé avoir une adresse dans cette rue commerçante et plutôt bourgeoise du 15e arrondissement de Paris. A 41 ans, Gérard (le prénom a été changé) n'en revient pas d'avoir depuis peu son "chez lui" dans un appartement "si vaste qu'on dirait un loft". Après onze mois passés dans la rue et huit sur un matelas posé dans la salle commune d'une congrégation religieuse du quartier, cet ancien facteur vient d'emménager dans un lieu rare, encore en travaux.


     Le Savoyard, monté à Paris il y a quinze ans, a posé ses affaires, des livres et quelques vêtements, dans une chambre de 10 mètres carrés meublée d'une armoire, d'un lit et d'un bureau dépareillés. C'est son espace personnel ; le reste de l'appartement aux couloirs labyrinthiques – salon, salle à manger, cuisine et salle de bains – sera partagé avec six autres hommes qu'il ne connaît pas. Ses nouveaux colocataires sont pour moitié des jeunes cadres engagés dans la vie active. D'autres, comme Ludovic, 35 ans, viennent de traverser des mois, voire des années de galère. Six femmes, aux profils aussi diversifiés, vont vivre à un autre étage.

 

    Imaginée par de jeunes catholiques, l'expérience lancée début décembre dans cet ancien foyer de jeunes travailleurs tenu par les religieux de Saint-Vincent-de-Paul, se veut une "réponse évangélique aux problèmes de précarité", explique Etienne Villemain, l'un de ces catholiques militants initiateurs de Lazare, la structure qui gère à Paris, Lyon et Nantes ces colocations particulières. Sur le papier, l'idée est simple : investir des locaux vides ou sous-utilisés pour y faire cohabiter des célibataires de 25 à 35 ans, croyants souvent issus de classes moyennes et supérieures, avec des sans-abri, pour certains en grande difficulté psychique et sociale.
 

"On souhaite faire un pont entre ceux qui ne connaissent pas le monde de la rue et les SDF. Beaucoup de gens sont pleins de bonne volonté mais hésitent face à un sans-abri", explique M. Villemain, 35 ans, dont six passés en colocation avec des gens de la rue, dont les histoires chahutées l'ont "transformé".

 

     Commencée avec zèle mais amateurisme, l'aventure cherche à s'étendre et pourrait concerner 160 personnes dans l'année qui vient.

 

     Dans le 15e arrondissement, ce sont les religieux de Saint-Vincent-de-Paul, six hommes de 40 à 90 ans, qui ont pris contact avec l'association pour mettre à disposition cet immeuble de quatre étages. "Nous n'avions plus les moyens de mettre ce bâtiment aux normes, mais nous ne souhaitions pas le vendre, explique Gilles Pelletier, le supérieur provincial. Notre mission n'est pas de faire de l'argent mais d'aider les pauvres." La congrégation demande à l'association une participation financière pour les charges. Chaque colocataire paye 150 euros par mois. Les travaux, 600000 euros sur Paris, sont financés "par des donateurs".


 

"ON VISE À DONNER UN ENVIRONNEMENT FAMILIAL PLUS QU'INSTITUTIONNEL"


   "Le toit, c'est important, mais le plus précieux, ce sont les liens que l'on tisse", assure aussi Juliette, une volontaire, qui a partagé la vie de femmes en galère. Cette conseillère en ressources humaines coordonne le nouvel immeuble parisien, où elle vit avec son mari et leur bébé dans un appartement privatif.

    Catholique convertie à l'adolescence, Juliette souhaitait "se donner sans  devenir religieuse". "Ces projets de colocation m'ont permis de ne pas rompre avec ma vie de Parisienne normale, salariée, tout en faisant une chose en cohérence avec ma foi." 

   

    Jugés radicaux, idéalistes, voire légèrement "timbrés", les membres de Lazare se retrouvent chaque matin pour un temps de prière, avant de vaquer à leurs occupations. "Il est rare que des gens de la rue, qui sont de toutes origines, nous rejoignent", indique Juliette.

   

   Les SDF accueillis leur ont été adressés par des associations ou la mairie. "Tous les SDF ne peuvent pasvivre dans les conditions qu'on leur propose", convient Daphné, infirmière de 28 ans.

    Colocataire depuis trois ans, elle est responsable de l'étage des femmes, où trône une crèche de Noël en papier kraft. "Il faut organiser les tours de courses, de ménage et de repas, savoir qui dîne là le soir, se prendre en main"... Tous se sont engagés à "ne pas apporter d'alcool ou de drogue, à ne pas avoir de télé dans les chambres, à renoncer à la violence verbale et physique et à couper la musique à 23 heures". Des règles qui n'empêchent pas des dérapages : confrontés à des personnes psychiquement fragiles, les volontaires ne sont pas à l'abri des violences.       Pour autant, les jeunes catholiques refusent d'assumer un rôle de travailleurs sociaux. "On vise à donner un environnement familial plus qu'institutionnel." 

 

    Mais leur foi ne suffit pas à faire de miracles: si certains colocataires trouvent un emploi puis un logement, d'autres retournent à la rue.

     Pour Ludovic et Gérard, bénéficiaires du RSA, cette colocation est un moyen de"repartir sur de bonnes bases""Je peux me poser dans un endroit où je sais que l'on ne me volera pas mes affaires", raconte Ludovic, qui a déjà connu cette mésaventure. "Il faut que je retrouve un travail pour payer ma retraite", sourit de son côté Gérard, qui, de chômage en dépression, d'alcool en galère de rue, n'a pas eu d'emploi depuis quatre ans. Il passera le réveillon de Noël avec les religieux qui l'ont aidé. Puis, avec d'autres colocataires et des familles engagées dans l'association, il partira peut-être quelques jours en Bretagne. Hébergé par des religieuses.

 

   de  Stéphanie Le Bars, pour le Monde

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 13:19

TAMARA, LA FORCE ET L’ESPOIR EN INDONÉSIE.



 

 

Touchée de plein fouet par le tsunami en 2004, la province indonésienne de Nusa Tenggara, région aride située à l’Est de l’archipel, doit aussi faire face à des conditions climatiques difficiles. Pour venir en aide à la population locale, l’association Sunspirit for Justice and Peace l’accompagne dans son développement agricole.

 

« Agir en partenariat avec la communauté »

 

Élevée dans une famille qui place l’idéal et les valeurs humaines au-dessus de l’argent, Tamara Soukotta fonde Sunspirit for Justice and Peace en 2005. Originaire de la région, cette jeune Indonésienne souhaite « aller à l’intérieur des terres, essayer d’apporter des réponses aux problèmes nés du long conflit qui avait déchiré la région.Nous ne voulions plus nous présenter comme des "assisteurs" mais agir en partenariat avec la communauté, dans une approche similaire à celle du CCFD-Terre Solidaire ».

 

« Reconnaître et respecter les talents propres des gens »

  Tamara Soukotta

Sunspirit encourage les populations rurales à renouer avec « leur façon traditionnelle de travailler, plus durable » : les techniques de base de l’agriculture biologique et la fabrication d’engrais, d’insecticides et de pesticides biologiques. De nouvelles techniques sont aussi développées comme l’utilisation du biogaz qui, produit à partir du recyclage des excréments de bovins, permet aux populations de profiter du gaz pour un usage quotidien. Cela évite la coupe du bois, contribue à la reforestation et régule les problèmes de sécheresse. Le recyclage permet également de fournir aux agriculteurs un engrais propre qui respecte l’environnement et renforce la fertilité des sols. Et si tout se passe bien, demain, le biogaz pourra même fournir certains villages en électricité…

Dans une région dont les plaies ne sont pas refermées, le CCFD-Terre Solidaire a choisi d’apporter son soutien à Sunspirit et aux populations locales. Nous finançons des projets qui permettent aux habitants de réduire le volume des déchets et de la pollution afin de préserver les ressources naturelles et de restaurer des zones boisées, de contrer l’exode rural et d’améliorer leurs conditions de vie. Des projets locaux, à hauteur d’hommes mais dont l’impact social pour des milliers de personnes, prouve qu’il n’y a pas de petites réussites.

Si vous croyez aussi qu’« il n’y a pas de petites réussites »,
partagez cette histoire avec vos amis !

de CCFD Terre Solidaire

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