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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:12

Le milliardaire norvégien qui destine sa fortune au nettoyage des océans.

Dans la lignée de philanthropes modernes comme Bill Gates et Mark Zuckerberg, Kjell Inge Rokke a annoncé qu’il consacrerait « la majeure partie » de ses 1,8 milliard d’euros à cette cause.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) estime que 9,5 millions de tonnes de plastique y sont déversées tous les ans.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) estime que 9,5 millions de tonnes de plastique y sont déversées tous les ans. Carlos Jasso / REUTERS

Kjell Inge Rokke n'est pas seulement un des hommes les plus riches de Norvège - sa fortune s'élève à presque 1,8 milliards d'euros, il est aussi, comme l'a dit un journaliste qui a écrit sa biographie, "le premier chef d'entreprise à avoir importé le capitalisme agressif à l'américaine" dans le pays.

 

Né dans une petite ville de pêcheurs, parti de son pays d’origine sans diplôme à cause d’une dyslexie, il a travaillé dans les ports de Seattle avant de revenir et bâtir son empire. Aker Solutions opère surtout dans le pétrole et le gaz, le transport maritime et le forage offshore. Une histoire de self made man devenu milliardaire flamboyant, comme les aime le capitalisme, auquel s’est ajouté un nouveau chapitre cette semaine.

Dans un entretien au quotidien norvégien Aftenposten, le 2 mai, Kjell Inge Rokke a annoncé qu’il allait « rendre à la société la majeure partie de ce qu’[il a] gagné ». Autrement dit, qu’il allait, comme d’autres PDG de multinationales, mettre « la majeure partie » de sa fortune au service d’un objectif philanthropique. Dans son cas, c’est la pollution des océans, et en particulier la présence de plastique. L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) estime que 9,5 millions de tonnes de plastique y sont déversées tous les ans.

Sous-marin, drones et plastiques fondus.

Le milliardaire n’a pas dit précisément ce qu’il considère être « la majeure partie » de sa fortune, ni comment il compte l’utiliser, ni à qui il compte la donner. Le premier étage de son projet philanthropique, présenté à Aftenposten et illustré par une vidéo, sera la construction d’un navire de 181 mètres pour effectuer des recherches et des opérations de nettoyage sur les océans.

On apprend dans l’interview que le navire, qui serait opérationnel en 2020, pourra :

  • transporter un équipage d’une trentaine de personnes, ainsi que 60 chercheurs et des laboratoires ;
  • récolter des données de l’atmosphère jusqu’à 6 000 mètres de profondeur ;
  • déployer des mini-sous-marins, des drones aériens et sous-marins ;
  • enlever et faire fondre jusqu’à 5 tonnes de plastique par jour ;
  • être loué par des particuliers en tant que yacht de luxe lorsqu’il ne sera pas en mission.

« Le bateau sera une plate-forme pour faire avancer les recherches scientifiques et ce que l’on sait, a déclaré Kjell Inge Rokke. Les scientifiques et les chercheurs d’autres disciplines impliqués pourront, avec un peu de chances, trouver des solutions et faire avancer les choses. »

 

Des analyses à 6.000 ms.

Dans une première vidéo de présentation mise en ligne ce 2 mai, on apprend que grâce à des robots sous-marins, ce navire high tech pourra faire des analyses à plus de 6.000 mètres de profondeur et qu’il pourra enlever et faire fondre jusqu’à 5 tonnes de plastique par jour.

«Ce navire permettra de propulser la recherche océanographique vers un tout autre niveau », s’est félicitée la secrétaire générale de WWF Norvège, Nina Jensen. «Il n’a jamais été aussi urgent de trouver des solutions », a-t-elle estimé dans un communiqué.

 

 

Bientôt plus de plastique que de poissons dans les océans.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), 9,5 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans. En janvier dernier, le forum économique mondial de Davos avait tiré la sonnette d’alarme en annonçant que si la situation ne s’améliorait pas, en 2050, les océans abriteront plus de déchets plastiques que des poissons.

WWF Norvège

A la tête de ce projet est l’ONG WWF (World Wide Fund for Nature, Fonds mondial pour la nature), avec qui M. Rokke a déjà travaillé par le passé, et à qui il a donné une totale liberté pour opérer. La responsable de la branche norvégienne, Nina Jensen, a reconnu qu’il y avait « un gouffre » entre la position de l’ONG et celle du milliardaire concernant, par exemple, le forage pétrolier. « Et nous continuerons à défier son point de vue quand nous ne serons pas d’accord », promet-elle, avant d’ajouter :

« Mais sur ce projet, nous travaillerons collectivement pour essayer de faire avancer les choses dans la bataille environnementale. 
 
LE MONDE | • | Par
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:44

Les Français redoublent d’appétit pour les produits alimentaires bio. Selon les chiffres publiés mercredi 25 mai par l’Agence Bio, les ventes de produits issus de l’agriculture biologique ont connu une hausse sans précédent en 2015, bondissant de 14,7 %, pour atteindre un total de 5,75 milliards d’euros. Même si le bio ne représente encore que 3 % de la consommation alimentaire à domicile, l’heure est à l’accélération.

 

Dans un magasin Biocoop de Paris, en novembre 2015.

 

La pénétration du bio est variable d’un produit à l’autre. Elle est la plus forte pour les œufs, où elle atteint 20 %, et pour le lait, à 12 %. Mais les moteurs de la croissance sont à chercher du côté des fruits et légumes (+24 %) et de l’épicerie (+17 %).

Cet engouement des consommateurs est une bonne nouvelle pour les producteurs ayant banni pesticides et engrais chimiques de leurs exploitations. Mais également pour les agriculteurs étranglés financièrement par des prix bas et des charges élevées, qui sont de plus en plus nombreux à envisager une conversion vers la bio.

Forte progression des surfaces engagées bio

Les surfaces engagées en bio affichent d’ailleurs une forte progression, de 23,1 % en 2015, à 1 375 328 hectares, selon l’Agence Bio. Preuve de l’afflux des demandes, les surfaces en première année de conversion ont triplé par rapport à 2014, à 226 328 hectares. Toutes les filières sont concernées, même si la dynamique la plus forte est le fait des céréaliers, jusqu’alors en retrait.

Cette évolution pourrait favoriser la part du bio « made in France ». Elle est en progression, à 76 %. Quant aux surfaces dûment certifiées, elles ont dépassé le cap du million d’hectares. L’agriculture biologique couvre désormais 5,12 % des surfaces agricoles.

Le nombre de fermes concernées a, lui, augmenté de 9 %, avec 28 884 exploitations. Elles représentent à elles seules 10 % des emplois agricoles français. Une sur deux vend tout ou partie de sa production directement à la ferme. Cela explique la forte progression de 20 % de la vente directe des produits bio, même si elle ne représente que 14 % de la distribution totale.

Les enseignes spécialisées, qui pèsent 37 % du marché, bénéficient aussi de l’engouement des consommateurs et voient leur vente augmenter de 17 %. Le succès de Biocoop illustre cette tendance. Mais les grandes enseignes, même si elle perd quelque once de terrain, restent le premier canal de distribution, écoulant 45 % des produits bio.

 

L’Agence Bio se félicite également de l’essor du bio dans la restauration collective, longtemps un point faible du dispositif. Les produits bio ne représentent encore qu’un montant de 225 millions d’euros, mais la hausse est de 18 %.

 

 

 


 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 18:01

Bande Annonce de "DEMAIN", film de M.Laurent et Cyril Dion.

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ?

CLIMAT - Mélanie Laurent a du flair. Elle a compris qu’en matière de réchauffement climatique, le temps n’était plus aux scénarios catastrophe, mais à la recherche de solutions viables. Son film documentaire,"DEMAIN",co-réalisé avec Cyril Dion, ancien fondateur avec le philosophe Pierre Rabhi du mouvement Colibris, fourmille d’initiatives en matière d’agriculture, d’énergie, d’économie, de démocratie et d’éducation qui laissent à croire que le cours des choses est modifiable. En mettant bout à bout toutes les initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, on commence à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain.

"DEMAIN" est sorti en salles le 2 décembre, après avoir fait appel aux internautes pour en financer une partie. Il sera également projeté sur le site de la COP21 devant une centaine de décideurs.

C’est LE manuel pour tous ceux qui ne comprennent rien au changement climatique ou qui se sentent impuissants face à l'ampleur de la lutte. Son raisonnement suit une logique qui n’est pas nouvelle mais il a le mérite de poser les choses clairement: puisqu’il est nécessaire de modifier notre manière de produire de la nourriture, il faut aussi se pencher sur l’énergie consommée pour la produire, et sur le modèle économique qui nous pousse à produire cette énergie, puis sur le système politique qui favorise ce modèle et enfin sur l’éducation, qui fait de nous des citoyens informés.

Deux heures de voyage avec des femmes et des hommes qui sont allés au bout de leurs idées

En France, le couple de paysans Charles et Perrine Hervé-Gruyer pratique la permaculture. Partant du principe qu’une plante ne peut vivre seule, il mélange les plantations. Les résultats sont étonnants: sur une parcelle de 1000 m2 travaillée à la main, sans aucun produit annexe, ils ont dégagé un chiffre d’affaires de 54.000 euros sur 1 an pour 1600 heures de travail. Soit l’équivalent d’une surface plus grande exploitée industriellement.

Pour le chapitre sur la démocratie, parmi les étapes marquantes, il y a celle de l’Indien Elango Rangaswamy, un élu, membre de la caste des Intouchables, qui a mis en place des maisons mitoyennes faisant habiter côte-à-côte des personnes de castes différentes. Son modèle est en train d'essaimer dans d'autres régions.

Les exemples de bonnes pratiques qui n’émanent plus des Etats, mais bien des citoyens, sont la trame de ce film, très joliment mis en lumière. 

Un formidable message d'espoir qui nous donne envie d'y croire et qui peut nous faire bouger.

du Huffington Post.

 

 
  
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 15:05

Un film de 52 minutes

réalisé par Isabelle Antunès

produit par Les Poissons Volants – Sophie Goupil

Le film se déroule au Bangladesh, un petit pays d'eau entouré par l'Inde, et l'un des pays les plus densément peuplés au monde.

 

 

Beaucoup de films sur le Bangladesh montrent la pauvreté, les catastrophes naturelles et humaines, et continuent de véhiculer une image qui colle aux prédictions annoncées au début des années 70 d’un cas « désespéré », comme si rien n’avait changé. S’il est vrai que le pays a connu des inondations dévastatrices et que chaque année, près de ¾ du pays sont 4 à 5 mois sous l’eau, le Bangladesh a fait du chemin depuis en assurant notamment son autosuffisance alimentaire. Ce formidable renversement de situation a été possible grâce à l’inventivité et créativité des populations et parce que les gouvernements successifs se sont largement appuyés sur les initiatives locales en décernant des prix chaque année aux plus prometteuses d’entre elles, en répliquant les modèles et en encourageant les efforts par le biais de la télévision. Cette fois, il s’agira de restituer cette vérité et de montrer une autre image du pays.

 

L’histoire racontée ici est un exemple frappant des initiatives locales qui font le Bangladesh d’aujourd’hui.

A DAUDKANDI DANS LA REGION DE COMILLA, AU SUD EST DU PAYS, UN TERRITOIRE SUBMERGE PAR L’EAU

 

Durant la mousson, une immense plaine inondée découvre ici et là des villages tels des îlots au milieu de la mer. Pendant 5 mois de l’année, de juin à octobre, les paysans ne peuvent pas cultiver leurs terres. Ils attendent, impuissants, regardant les jacinthes d’eau recouvrir l’horizon. En novembre, lorsque l’eau baisse, ils ramassent à la main le lourd manteau vert piqué de mauve afin de préparer la terre et semer le riz. Un travail laborieux qui prend du temps et coûte de l’argent.

 

Un jour, des propriétaires terriens de cette région ont arrêté de regarder la pluie tomber et pris des mesures pour surmonter les obstacles, et ça marche !

 

LA PLUIE COMME NOUVELLE RESSOURCE

 

C’est l’histoire de 5000 paysans musulmans et hindous qui, accompagnés de Morshed, un visionnaire-entrepreneur persévérant, ont choisi de faire de la pluie une ressource bénie. Ils ont décidé de faire de l’élevage de poisson sur leurs rizières en mettant en commun leurs maigres économies et en ouvrant leur capital aux familles sans terre. Ils ont pu ainsi construire des infrastructures qui relient les villages entre eux et capturent ainsi de vastes étendues d’eau.

En l’espace de 15 ans, ils ont développé une véritable entreprise de pêche reconnue et profitable, créé des emplois, réduit la pénibilité et le temps de travail pour préparer le sol, augmenté les rendements en riz, fondé plusieurs écoles privées pour leurs enfants et développé un programme visant à assurer l’autonomie financière des femmes démunies.

 

Les voilà paysans et pisciculteurs. Au fil des saisons, c’est la découverte d’un territoire a priori hostile qui devient source de richesses.

 

Ici, l’environnement n’est pas une réalité indépendante de l’être humain, une espèce de divinité à vénérer ou une fatalité. La vraie façon de concevoir l’environnement est d’admettre que nous en faisons partie, qu’il est notre cadre de vie, d’observer pour comprendre, réfléchir et déceler les opportunités, puis prendre le temps de bâtir des solutions respectueuses tournées vers l’avenir qui continuent de nous en apprendre sur nous.

 

Loin d’une vision pessimiste et alarmiste du monde, Happy Rain montre que l’on peut créer des ressources et des richesses à partir de ce que l’on a et s’en sortir, que le développement n’est pas figé mais constamment en évolution, qu’un bel avenir dépend de l’intelligence humaine, de la coopération, d’une volonté collective et d’un peu de sagesse.

 

Les Poissons Volants

 

Un film de 52 minutes

réalisé par Isabelle Antunès

produit par Les Poissons Volants – Sophie Goupil

 

Ce film a pour vocation de donner la possibilité à des milliers de paysans bangladeshis de montrer au monde qu’on peut surpasser les problèmes environnementaux en réfléchissant à des solutions collectives et durables.

 

Rejoignez-nous sur notre site Internet :http://www.poissonsvolants.com/ 

 

En coproduction avec France O, le film devra être terminé pour la conférence climat de Paris 2015, un évènement crucial, qui doit aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C.

 

Pour visionner le film, copiez-collez le lien ci-dessous :

 

https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project/avatar/46892/large_Avatar_Happy_Rain-1428492964.JPG

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:42

Comment redonner vie à des endroits ravagés par la pollution ?

 

Ainsi que l'explique cette vidéo proposée par Universcience, le concept d'ingénierie écologique est de plus en plus développé. Il consiste à introduire sur les sites « abîmés » des organismes – lombrics, insectes ou micro-organismes – qui, jouant un rôle essentiel dans la fertilité du sol et donc la végétalisation, vont aider la nature à se régénérer. Les fourmis en particulier peuvent restaurer la flore des sols et une expérience en ce sens a été menée dans la plaine du Crau, à quelques kilomètres d'Arles, sur un site souillé par une fuite d'hydrocarbures.

 

Le Monde.fr

 
 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 10:37
Totnes, première ville engagée dans la transition écologique.

Déclaration des JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie) :

"Aujourd'hui, les Journalistes-écrivains n'ont plus les moyens d'exercer leur métier. Peu de rédactions sont prêtes à débourser de l'argent pour envoyer les journalistes en reportage. Résultat, ce sont les mêmes informations que l'on voit partout en boucle. C'est pourquoi,les Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE) ont décidé de ne pas se satisfaire de cette situation en organisant à leurs frais des reportages à Totnes, en Angleterre, ville berceau de la transition écologique et de la permaculture, pour montrer des initiatives peu connues en France et dans le monde, qui commencent à porter leurs fruits, des exemples d'écologie positive, destinés à montrer que le vrai changement se fait sur le terrain"

La transition écologique, ça vous dit quelque chose ?

Aujourd'hui, la majeure partie de nos activités humaines dépendent du pétrole. Produire des aliments, manger, se déplacer, se vêtir, sans parler de nos loisirs - pour peu qu'on prenne la voiture ou l'avion. Le problème, c’est que le pétrole n’est pas éternel : le pic pétrolier a probablement déjà eu lieu et son prix ne cesse de grimper. A côté de ça, notre environnement est en train de se modifier de façon perceptible: changement climatique avec ses conséquences (sécheresses dans certaines régions du globe, inondations dans d'autres, fonte des glaces, élévation du niveau des mers...) disparition de la biodiversité, augmentation de la population humaine mondiale, etc.

Conclusion : nos modes de vie doivent changer pour s’adapter 1) à la fin du pétrole 2) aux modifications de notre environnement. C’est ce changement de mode de vie qu’on appelle la transition.

Aujourd’hui, il existe des méthodes, expériences et initiatives locales de transition. Elles sont réalisées par des gens, des groupes, des quartiers, des villes... un peu partout dans le monde. Toutes s’inspirent de la première initiative de transition, lancée en 2006 à Totnes, au Royaume-Uni, par un enseignant en permaculture : Rob Hopkins. A l'origine du concept de transition, il a publié un ouvrage inspirant nombre d'initiatives de par le monde : "Le manuel de transition: de la dépendance au pétrole à la résilience locale". A Totnes, l'initiative de transition, d'abord aux mains de quelques personnes, s’est développée. Aujourd’hui, on y trouve des quartiers en transition, des jardins, des projets de création de logements à faible impact écologique, des systèmes d'échanges locaux (de talents, d'objets...), des projets d'agriculture urbaine, de réduction des émissions de carbone et de consommation énergétique...

Objectif : Faire découvrir au public les initiatives de transition et de permaculture

Nous sommes une vingtaine de journalistes, membres de l'association des journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE), à vouloir explorer, à notre propre initiative, Totnes du 8 au 10 mai, là où la transition est née et a fait ses premiers pas. En deux jours et demi, nous pourrons constater l'avancée de la transition à Totnes. Nous verrons ce qui marche et ce qui ne marche pas, en en rencontrant les acteurs. Le but : raconter ces expériences dans nos médias respectifs, afin d'inspirer nos concitoyens français.

Pour commencer, nous visiterons la ville de Totnes elle-même et prendrons connaissance du projet de rues en transition : il s’agit de plus de 65 groupes de personnes et 550 foyers qui se retrouvent régulièrement, dans leurs quartiers respectifs, pour repenser leur façon de consommer l’eau, l’énergie, la nourriture, l’emballage et les transports. Ils échangent leurs idées et arrivent à économiser en moyenne environ 600 euros par an et 1,3 tonne de CO2 grâce à leurs actions. Comment font-ils concrètement ? C’est ce que nous voulons savoir…

Nous visiterons ensuite l’Agroforestry research trust, une expérience d’agriculture résiliente initiée par Martin Crawford, ingénieur agronome. Située à Dartington, à quelques encablures de Totnes, on y trouve une belle expérience de forêt-jardin inspirée de la permaculture. L’idée de la forêt-jardin: recréer un écosystème à la fois forestier et nourricier. Nous aimerions voir comment cette forêt-jardin est conçue, ce qu’elle produit comme nourriture et comment ce modèle peut être reproductible ailleurs. La permaculture, ensemble de pratiques dont le but est de rendre un système (agricole, par exemple) le plus efficace, résilient et autonome possible, en imitant le fonctionnement des écosystèmes naturels, est intrinsèque au concept de transition. Il s'agit d'une démarche globale qui peut s'appliquer à tous les champs d'activité des humains : l'agriculture, l'habitat (maison solaire passive...), l'organisation de la société (laverie-crèche collective, éco-village...), l’économie ...

Nous rencontrerons donc aussi des porteurs du projet REconomy, un projet visant à soutenir, renforcer et viabiliser les activités économiques créées par les initiatives de transition : trocs, systèmes d’échange locaux, coopératives de production et de vente d’énergie ou de nourriture locales, constructeurs en matériaux naturels, fournisseurs de services…L’idée sous-jacente de REconomy est de transformer l’économie locale toute entière, au-delà des initiatives individuelles, en diffusant les expériences qui marchent et leurs outils, en soutenant les nouveaux entrepreneurs et en aidant les entreprises existantes à changer de modèle. Nous découvrirons donc des exemples d’entreprises engagées dans cette nouvelle économie où les notions de coopération, de collaboration et de partage prévalent sur celle de croissance à tout prix.

Enfin, nous visiterons la communauté Landmatters, coopérative en permaculture qui s’étend sur environ 20 hectares. On y verra des maisons auto-construites, dont les habitants utilisent de l’énergie renouvelable, cultivent de la nourriture bio, gèrent un bout de forêt et élèvent des animaux. La communauté dit suivre des principes-clefs de permaculture (soin de la terre, soin des gens et partage). Nous irons voir ce qu’elle fait concrètement, quel est son modèle économique et comment celui-ci peut être dupliqué.

Ce projet de deux jours et demi se concrétisera par des articles et des compte-rendus, rédigés pour divers médias (Les 4 Saisons du jardin bio, La Vie, FMP magazine...) et bien sûr sur le site des JNE www.jne-asso.org, que vous pourrez donc aller tous consulter.

Signé : l'Association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie.

A Totnes, la rivière Dart.

A Totnes, la rivière Dart.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:00

AFRIQUE : BURUNDI  Bonne nouvelle : on capte l’eau et on reboise.

Dans le nord de ce pays touché par la sécheresse, un ingénieux programme de récupération des eaux de pluie change la vie des habitants.
Dessin de Turcios, Colombie.
Repères

800 millions de personnes n'ont pas accès à une eau potable dans le monde. L'Afrique subsaharienne est la zone la plus sinistrée, 40% de sa population peine à trouver le précieux liquide.

 

La collecte des eaux de pluie lancée il y a deux ans dans le nord du Burundi facilite la vie des habitants, confrontés à une pénurie d’eau croissante. Le reboisement et la construction d’impluviums [réserves d’eau] sont les moyens mis en œuvre par le programme Eau potable pour tous. 

     “Nous avons l’eau qui nous convient pour satisfaire tous nos besoins sans faire des kilomètres de marche”, s’exclame, soulagée, Rosalie Nyambere, 27 ans, mère de cinq enfants, de la commune de Bugabira (province de Kirundo), dans le nord-est du Burundi, bénéficiaire du programme Eau potable pour tous. Celui-ci met en place des systèmes pour recueillir l’eau pour les besoins domestiques aussi bien que pour l’agriculture. La faible pluviométrie (800 mm/an) et la sécheresse qui s’étend sur plusieurs mois caractérisent cette région. “Il n’y a donc pas de cours ni de points d’eau potable : la population parcourait plus de 15 kilomètres à la recherche d’un point d’eau”, indique Marcien Nzoya, agent de développement communal. “Depuis notre enfance, l’eau nous a toujours coûté cher, en temps et en énergie”, complète Marthe Kankindi, 56 ans. 

    Le programme a été monté par des natifs de cette province qui travaillent dans d’autres régions, avec l’appui de l’Etat, sur les fonds de la coopération allemande. Ils ont décroché 45 000 euros pour mettre au point des systèmes de collecte des eaux de pluie pendant la saison pluviale pour s’en servir pendant la saison sèche. 

    Selon le chef de mission de Welthungerhilfe, partenaire du programme,“collecter les eaux ne veut pas dire seulement capter l’eau de pluie, mais également encourager une plus grande infiltration de l’eau et donc la conserver dans le sol en empêchant le ruissellement et l’érosion. C’est pourquoi le projet envisage le reboisement des espaces dénudés.” Peu à peu, les habitants apprennent ainsi à entretenir et à protéger les boisements, indique Kirima, du service météo. 

    On construit aussi des impluviums dont la forme est celle d’une citerne en plastique surmontée d’un tuyau qui y canalise l’eau venue du toit des maisons, tandis qu’en bas un robinet permet de tirer l’eau que l’on veut utiliser, explique Marimbu Alphonse, formé à les construire. Pour lui c’est le moyen le plus adapté, car il permet d’éviter de transporter l’eau depuis une source éloignée, et sa qualité est généralement supérieure à celle de certains ruisseaux ou marigots. Faciles à installer, surtout que la population apporte pierres et sable pour les mettre en place, les impluviums domestiques coûtent 150 000 francs burundais (100 euros environ) et stockent de 500 à 1 000 litres selon les initiateurs, alors que ceux adaptés pour des collectivités, villages ou écoles peuvent contenir 1 000 à 10 000 litres. Selon Marthe Muhimbare, une habitante de la région, ces impluviums garantissent l’indépendance de l’approvisionnement en eau, puisque les ménages qui les utilisent ne sont pas tributaires des ressources de la communauté ou des aménagements collectifs, que ce soit pour arroser les cultures ou pour un usage quotidien. Pour cette femme de 60 ans, disposer de ces eaux de pluie permet de récupérer du temps, de l’argent, et surtout de l’énergie. “Ceux dont les maisons sont couvertes par des tôles sont en bonne position pour récupérer beaucoup d’eau. Ceux dont les toitures sont en paille réclament des tôles !” constate Béatrice Inankuyo, 70 ans. Des préjugés entravent cependant le développement de ce programme : certains croient que la consommation de l’eau de pluie conduit à la stérilité, d’autres que les jeunes filles qui en boivent ne peuvent pas avoir de mari. Pour la consommation directe, la direction provinciale de la santé propose des comprimés pour assainir cette eau qui reste longtemps dans les citernes. 

    Depuis l’an 2000, des familles ont déserté la région à cause de la sécheresse et des difficultés d’approvisionnement en eau, préférant aller dans les régions où la vie est plus facile. Actuellement, grâce à ce programme, des gens commencent à revenir progressivement.

 

       de Gabby Bugaga, pour Courrier International.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 15:19

           

              QU'EST-CE QUE L'AUTARCIE ECOLO-INDUSTRIELLE  ?

 

     Dans la grande famille écologique, demandez la petite dernière, l'écologie industrielle. 

     Le bébé gris-vert a fait sa première sortie écologique à Troyes, le 17 et 18 Octobre dernier lors des Premières Rencontres  qui ont rassemblé les acteurs pionniers du Dunkerquois, de Champagne et de l'Aube, mais aussi du Québec.

     L'idée c'est de créer une "économie circulaire" entre entreprises voisines de telle façon que les déchets des unes deviennent les ressources des autres. Non seulement on gâche ainsi moins, mais on dégage en plus des gains de productivité insoupçonnés.

    Exemple : "la sucrerie Cristal Union d'Arcis sur Aube doit forcément laver ses betteraves terreuses, explique Grégory Lannou, du Club d'Ecologie Industrielle de l'Aube. Mais maintenant, après la douche, elle ne jette plus le sable. Elle le récupère et le livre à la société Eiffage qui en a besoin pour l'entretien des routes du département. Du coup, Eiffage pioche aussi moins dans les carrières".

    Quand le déchet est regardé comme un produit, les initiatives sont contagieuses.

    A Bar sur Aube,Voltalia produit chaleur et électricité, à partir des déchets du bois engendrés par le fabricant des meubles Cauval.

    A Buchères, la société Dislaub recycle les boues de stations d'épuration en engrais organiques.

    Mieux, l'Aube prépare pour 2014 une biogaz Vallée pour "méthaniser" à grande échelle les sous-produits agricoles et fournir de l'énergie ou de la chaleur à prix cassés aux PME et PMI associées.

    Non seulement l'écologie industrielle ne gâche pas, mais elle crée des emplois.

      de Guillaume Malaurie, pour le Nouvel Obs

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:49

Samedi dernier à Paris, des légumes

"moches" pour une soupe très populaire


 

Samedi à Paris, des légumes moches pour une soupe très populaire

TERRAECO.NET-

      Tristram Stuart est l'auteur à succès d'une enquête sur le gaspillage. Ce jeune Anglais a aussi inventé un « banquet de déchets » pour alerter les foules. L’un d’entre eux a été organisé à Paris  samedi dernier sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris. Il a réuni 5000 personnes autour d'un curry géant cuisiné à partir de produits destinés à être jetés.

       Le 18 Novembre dernier, des milliers de Londoniens attendent leur tour, à la queue leu leu, pour recevoir un bol gratuit de curry de légumes. Nous sommes à Trafalgar Square, le 18 novembre dernier. Une soupe populaire pour des victimes de la crise économique sur une des plus célèbres places de Londres ? Du tout. Les carottes, pommes de terre et panais servis ce jour-là ne sont pas comme les autres : leur destin était de finir à la poubelle, pour cause de défauts esthétiques. Derrière ce banquet de déchets se cache Tristram Stuart, un jeune Anglais de 34 ans qui a fait de la réduction du gaspillage alimentaire un combat quotidien.

       Ecolo depuis le berceau, il a découvert sa voie à l'adolescence. Quand d'autres rêvent d'une mob, lui se met à élever des cochons. Pour les nourrir gratis, il fait la chasse aux restes. Et trouve son bonheur à la cantine de son école ou chez le boulanger. Mais un jour, Tristram goûte un reste de pain, pas si rassis que ça. « Manger ce pain est devenu une forme de protestation, explique-t-il. Une façon de démontrer que cette nourriture ne devrait pas être jetée. » Sa vocation est née ! Tristram devient étudiant en histoire et fouille les poubelles.

       Il s'aperçoit que celles des supermarchés peuvent nourrir un régiment. Et découvre qu'il est un freegan (un « glaneur », en français), qui s'alimente avec la nourriture toujours comestible  jetée par les autres. Il publie The Bloodless Revolution en 2006, sur l'histoire du végétarisme. Puis s'attelle à une autre enquête. Celle qui marque le début de son combat actuel pour la fin du gaspi. Dans Waste, sorti en 2009, il démontre que, tout au long de la chaîne alimentaire, en Amérique du Nord et en Europe, environ la moitié des aliments finit à la poubelle, « assez pour nourrir tous les affamés du monde au moins trois fois ».

      10% des émissions de gaz à effet de serre viendraient de la production de nourriture que personne ne mange. Réduire ce gaspillage serait donc un moyen de résoudre la pression sur l'environnement. Redistribution, compost, etc. : les solutions existent ! Waste est très remarqué et transforme Tristram en consultant en réduction des déchets pour des gouvernements, des entreprises, des associations. Et en décembre 2009, il frappe un grand coup en organisant le premier banquet « Feeding the 5?000 », déjà à Trafalgar Square. Un succès. L'activiste lance ensuite, avec le quotidien The Guardian, un service de veille qui invite les citoyens à envoyer des photos d'aliments gaspillés dans les magasins, les cantines, les fermes, les usines. Il crée « A taste of freedom », une organisation qui sensibilise les enfants à coups de smoothies et de sorbets cuisinés avec des fruits et légumes, de récup of course.

  Tordus et trop petits

     Pour l'ensemble de son œuvre, Tristram est récompensé en 2011 par le Sophie Prize, distinction attribuée notamment à feue la planteuse d'arbres kenyane Wangari Maathai. En novembre dernier, c'est presque en star internationale que Tristram organise le deuxième « Feeding the 5000 ». Au menu, toujours les mêmes légumes dénigrés par les supermarchés parce que tordus, trop petits, trop moches? Avec plusieurs ONG, Tristram sert 5000 repas et des centaines de jus de pomme et de poire fraîchement pressées. La pulpe nourrit, elle, quatre cochons ! Tandis que des chefs inventent des recettes de restes. Le maire de Londres, Boris Johnson, sert le premier bol de curry et déclare qu'il veut faire de la capitale une « ville zéro déchet ». Ce jour-là, producteurs qui ont des surplus et associations qui en ont besoin échangent leurs adresses, et des milliers d'anonymes s'engagent à réduire leur gaspillage, tout en réclamant aux entreprises d'en faire autant.

    Bientôt le banquet parisien

     Récemment, le débat est entré à la Chambre des Communes, où une élue a proposé que les aliments rejetés pour raisons esthétiques soient rachetés et vendus à très bas prix. Des députés du Parlement européen ont aussi demandé en décembre que 2013 soit déclarée « année européenne contre les gaspillages alimentaires ». « Cet événement, raconte Tristram, s'est révélé un moyen très efficace et bon marché pour engendrer des changements au niveau industriel et gouvernemental, et inspirer les gens avec des solutions pratiques et positives. » Des banquets sont aujourd'hui en projet partout dans le monde. A Paris, il s'en mijote un pour l'automne.  Le changement est en cours .... l'éveil des consciences également !!

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:32

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        La province la plus importante de l'économie chinoise a ouvert le premier marché de crédits d'émissions de carbone du pays. Une étape présentée comme une expérimentation avant de lancer, à plus longue échéance, une plateforme d'échange à l'échelle nationale.

     Les entreprises du Guangdong émettant plus de 20 000 tonnes de dioxyde de carbone par an ou qui consomment annuellement plus de 10 000 tonnes de charbon se verront imposer un plafond d'émissions dès 2013. Les autorités locales procéderont à une première vague de distribution gratuite de droits à polluer. Ils s'échangeront ensuite entre entreprises contre rémunération au prix qui s'établira sur le marché par tonne de CO2, probablement dès fin 2013.

     Dans cette province du sud-est de la Chine, souvent qualifiée à elle seule d'atelier du monde, 827 entreprises sont concernées par ce plan, présenté le 11 septembre et qui pourrait être élargi par la suite.

    Cela correspond à 42 % de l'énergie consommée par cette région dynamique dont la population a dépassé les 100 millions d'habitants et qui, par son produit intérieur brut, se classerait entre la Turquie et les Pays-Bas.

 

        LA PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ CIBLÉE

   Une première phase s'étendra jusqu'en 2015, au cours de laquelle il faudra ajuster l'allocation des droits à polluer entre acteurs du marché et les mécanismes d'échange. Le calendrier est prudent : une deuxième phase de consolidation est prévue de 2016 à 2020.

    Neuf secteurs seront ciblés dans un premier temps, dont la métallurgie, la pétrochimie, le textile et la production d'électricité. Inclure les centrales au charbon est un objectif ambitieux, celles-ci fournissant 70 % de l'énergie du pays.

    Le gouvernement central a imposé au Guangdong de réduire de 19,5 % l'intensité carbone de son économie en 2015 par rapport au niveau de 2010, selon des informations de la presse économique chinoise. Un objectif qui implique de plafonner les émissions à 660 millions de tonnes d'ici à 2015, selon la Commission pour le développement et la réforme, en charge de la planification. C'est la première fois qu'une province évoque un plafond d'émissions en valeur absolue et non en terme relatif par rapport au taux de croissance économique.

    Cette province est connue pour être le terreau de la réforme en Chine. C'est là qu'a été engagée l'ouverture économique il y a trois décennies.

    Mais d'autres "marchés pilotes" sont en cours d'élaboration dans cinq villes - Pékin, Tianjin, Shanghaï, Chongquing, Shenzen et une autre province, celle du Hubei.

        PREMIER POLLUEUR DE LA PLANÈTE

   La Chine, premier pollueur de la planète devant les Etats-Unis, s'est fixée pour objectif de réduire à l'horizon 2020 de 40 % à 45 % ses émissions de CO2 par point de PIB (produit intérieur brut) par rapport au niveau de 2005. Pékin s'interroge sur les moyens d'y parvenir tout en continuant à soutenir le développement industriel, deux trajectoires difficiles à tenir en parallèle.

    Cette réflexion se généralise rapidement au sein de l'administration centrale. Après avoir longuement observé le fonctionnement du marché de crédits carbone à l'échelle européenne, de loin le plus important au monde, et du Climate Exchange de Chicago, la Chine se convertit à son tour au marché du carbone, un mécanisme pénalisant économiquement les plus gros pollueurs et censé inciter à réduire ainsi les émissions.

      A plus long terme, le lancement d'un marché carbone au niveau national impliquerait toutefois que Pékin impose à chacune de ses provinces un plafond d'émissions fixe. Et donc que la Chine établisse un objectif de réduction de ses émissions de CO2 en valeur absolue. Un pas qu'elle se refuse jusqu'à présent à franchir.

    Un pas, néanmoins qui incite à l'optimisme en la matière.

     Harold Thibault (Shanghaï, correspondance) pour Le Monde

 
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