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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:14

     

   

   

 Par les fenêtres de son bureau, sous les toits d'un palais baroque, le jeune milliardaire Karel Janecek, 39 ans, ...  le regard bleu pétillant, scrute le château de Prague. Le 8 mars,le social-démocrate Milos Zeman  , élu le 26 janvier,a remplacé le président libéral Vaclav Klaus, à la tête de l'Etat depuis dix ans. La large amnistie présidentielle décrétée par M. Klaus le 1er janvier, qui a blanchi des centaines de personnes impliquées dans des délits financiers colossaux, a ruiné le capital de sympathie du chef de l'Etat sortant.

   

Le geste a révulsé M. Janecek. Il a aussitôt lancé un appel, signé par 74 000 de ses concitoyens, afin que M. Klaus soit jugé pour haute trahison. En deux mois d'intenses activités, il est parvenu à convaincre 28 sénateurs de convoquer  une session du Sénat qui décidera de saisir ou non la Cour constitutionnelle, seule apte à juger le chef de l'Etat. "La partie sera serrée, mais notre proposition a de bonnes chances d'être acceptée", dit-il. "Un procès du président sera l'occasion de fixer les limites des pouvoirs du chef de l'Etat", estime pour sa part la sénatrice écologiste Eliska Wagnerova, juge à la Cour constitutionnelle pendant dix ans et favorable à l'initiative de M. Janecek. Quoi qu'il en soit, cette campagne a valu à Karel Janecek une immense notoriété et une aussi grande popularité. ....

Pourtant, il n'a rien du va-t-en-guerre ni de l'activiste survolté. Karel Janecek n'a pas même été toujours aussi remonté contre Vaclav Klaus, incontournable sur la scène politique depuis la "révolution de velours" en novembre 1989. "J'ai même admiré l'économiste Vaclav Klaus qui a conduit la transformation de l'économie communiste vers l'économie de marché", reconnaît-il.

   M. Janecek est un représentant typique de ce que les sociologues tchèques ont appelé les "enfants de [Gustav] Husak", chef du Parti communiste tchécoslovaque de 1969 à 1989.

   Il est né en 1973 à Plzen (Bohême de l'Ouest), au plus fort de la normalisation imposée au lendemain de l'écrasement du "printemps de Prague" de 1968 par les chars soviétiques. Il a commencé ses études lorsque le pays s'est ouvert après quarante ans d'isolement, "au moment où soudain, tout devenait possible". Le jeune Karel, "passionné depuis l'enfance par les jeux de logique et les mathématiques", étudie à Prague, puis part aux Etats-Unis pour obtenir un MBA en finances.

   Entre-temps, alors que la Bourse de Prague fait ses premiers pas, il crée à 21 ans avec des camarades d'études la société de trading algorithmique RSJ. Ils vont développer des programmes si performants pour la spéculation à haute fréquence que la société s'impose sur les principales Bourses de dérivés (Londres, Chicago, Francfort) et devient l'un des leaders européens.

   Discret, ne quittant qu'à contrecoeur son jean et arborant une barbe blonde de trois jours, il n'a aucun besoin d'afficher de façon ostentatoire sa réussite, réalisée en dehors du pays. M. Janecek, important mécène pour la création artistique contemporaine, est inconnu du grand public jusqu'à la fin des années 2000. La crise de 2008 et la désignation des sociétés de trading à haute fréquence parmi les coupables de la débâcle économique le font sortir de l'anonymat. "Notre activité est tout à fait morale, elle est créatrice de valeurs", rétorque-t-il aux critiques.

   Parallèlement, M. Janecek, qui ne s'intéressait "pas de près à ce qui se passait dans la société tchèque, découvre comment la corruption omniprésente paralyse le fonctionnement des services publics""Nous devons à Pavel Bem [ex-maire de Prague] la création de la Fondation contre la corruption", reconnaît M. Janecek, qui a été rejoint par d'autres entrepreneurs tchèques, las des pratiques malhonnêtes.

   La fondation soutient financièrement des personnes qui dénoncent des cas de corruption ainsi que des enquêtes sur des affaires classées par la police ou la justice en raison de manque de compétences ou de pressions politiques. Sept personnes ont ainsi déjà reçu 20 000 euros (deux ans de salaire moyen) pour "leur courage".

   "Dénoncer les dérives ne suffit pas, il faut que la société remette ses valeurs dans le bon ordre", professe M. Janecek. Il a proposé une nouvelle loi électorale dans le but de favoriser l'accès au Parlement de personnalités indépendantes et respectées. Elle a rencontré un accueil mitigé. "Il est naïf de penser que les partis vont changer facilement le système qui leur est si favorable", estime le politologue lukas Jelinek.

   Avant de se lancer dans sa croisade contre Vaclav Klaus, M. Janecek a sillonné le pays l'automne dernier pour inciter ses compatriotes à "changer le climat délétère qui a gangrené la société tchèque". A chaque fois, le succès était au rendez-vous. Des milliers de personnes ont assisté à ses conférences dans les quatorze capitales régionales. Le clin d'oeil est évident : plus de vingt ans après la "révolution de velours", il veut, à nouveau, provoquer un sursaut civique pour balayer les abus du pouvoir, tant au niveau national que local.  ....

  de Martin Plichta, correspondant pour Le Monde à Prague.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:19
Chemin de paix en Colombie. Par Jean-Christophe Ploquin

Le gouvernement et la guérilla des Farc ont décidé de négocier. 


       La guerre a un prix qui devient parfois trop lourd à porter pour ceux qui la mènent. En Colombie, le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) Rodrigo Londono estiment qu’il est temps de mettre un terme à un conflit qui dure depuis près de quarante ans. Mardi 5 septembre, ils ont, chacun de leur côté officialisé l’ouverture de négociations le mois prochain en Norvège puis à Cuba. Ils ont eu presque les mêmes mots pour définir leur démarche : « Un chemin difficile » pour que le rêve d’une paix durable se concrétise dans leur pays.

       Ce double engagement est une bonne nouvelle pour la Colombie. Les souffrances endurées par la population ont été médiatisées en France lors de la captivité d’Ingrid Betancourt, otage de 2002 à 2008. Enlèvements, assassinats, disparitions, destruction de terres, déportations, attentats… rien n’aura été épargné à des civils souvent pris entre deux feux. Un sondage montre que 60 % des Colombiens sont favorables à des négociations de paix. L’Église catholique, qui a toujours effectué un discret travail de médiation, n’est pas la dernière à se réjouir.

        Le chemin est semé d’embûches d’autant que le début des discussions ne signifiera pas l’arrêt des opérations militaires. Les deux parties doivent s’accorder sur un calendrier de négociations. Puis d’épineuses questions devront être réglées : la question agraire, à l’origine de la révolte de paysans dépossédés en 1964 ; le trafic de drogue, qui profite à des intérêts mafieux dans les deux camps ; la réinsertion des guérilleros, qui passe par une forme de pardon envers ceux qui n’ont pas commis de crimes de guerre.

        Mais les fruits de la paix valent la peine d’essayer. Juan Manuel Santos, qui songe à se représenter en 2014, espère que son pays profitera d’un afflux d’investissements étrangers. Le chef des Farc, dont les effectifs ont été réduits de moitié par l’armée depuis dix ans, veut sauver la base sociale de son mouvement. C’est le sens du message envoyé en voisin par Rafael Correa, président (très à gauche) de l’Équateur : « S’il a pu y avoir autrefois des gens qui sont entrés dans la lutte armée pour s’attaquer à la misère, pour obtenir la justice, ces objectifs ne s’atteignent plus, au XXIe siècle, par cette voie. » La plupart des guérillas d’extrême gauche ont ainsi disparu d’Amérique latine. La guerre y est devenue anachronique.  

        Place aux compromis. 

pour le journal La Croix

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:53

 

8 mai : Hollande et Sarkozy réunis pour la République

Au surlendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle, celui-ci a participé avec Nicolas Sarkozy à la cérémonie de commémoration du 8 mai mardi matin. Une image symbolique de la continuité républicaine du pays.

 


Cette cérémonie du 8 Mai restera dans l'histoire. Deux jours après le second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont commémoré ensemble l'armistice de la Seconde Guerre Mondiale. "Une belle image pour la réconciliation", avait commenté lundi celui qui sera investi président de la République le 15 mai.


A 11h20 mardi matin, Nicolas Sarkozy est arrivé au pied de l'Arc de triomphe et, après avoir passé les troupes en revue, a invité François Hollande à venir déposer avec lui la gerbe sur la tombe du soldat inconnu.


Dans le respect de la tradition républicaine, le futur président a laissé le président encore en activité rallumé la flamme du tombeau, avant de se recueillir côte à côte pendant que résonnaient la Marseillaise puis le Chant des Partisans, entonnés par le chœur de l'Armée française.

 

 


Les deux hommes ont ensuite salué les anciens combattants et résistants présents. Fidèle au protocole, François Hollande se trouvait à la suite de Nicolas Sarkozy.


Puis, à l'invitation du président sortant, ils sont allés prendre un bain de foule durant quelques minutes avant de se séparer.  "C'était une image de rassemblement qui devait se faire. Nous devions être présents l'un et l'autre à cette cérémonie (...) pour rendre hommage à celles et ceux qui sont tombés pour la France(...) C'était une image souhaitée par tous les Français", a commenté François Hollande dans la foulée.

TF1 News

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 11:39

      Traité international sur le commerce des armes 2012, tournant historique du droit international : vers la fin d'un commerce meurtrier ?
     

Réguler le commerce des armes conventionnelles devient plus urgent que jamais !

 

      Paris, le 9 Février 2012

     Alors que la violence armée continue de faire quotidiennement plus d'un millier de victimes civiles dans le monde, réguler le commerce des armes conventionnelles devient plus urgent que jamais, déclarent,le 9 février, Amesty International, CCFD Terre Solidaire et Oxfam France. Le traité sur le commerce des armes classiques (TCA) doit enfin etre adopté à l'ONU en Juillet prochain et la dernière réunion de préparation des négociations se tient à NY su 13 au 17 Février 2012.

     Dans cette dernière étape, les organisations  rappellent qu'il est essentiel que les états ne fléchissent pas. L'enjeu est d'autant plus fondamental que certains membres du Conseil de Sécurité poursuivent des transferts d'armes vers des pays où leur utilisation est détournée à l'encontre de populations civiles. Le cas récent de la Russie qui maintient ses livraisons d'armes à la Syrie en est un exemple alarmant !

     Si les états font preuve de courage, ce traité pourrait être la plus grande avancée du droit international en faveur de la protection des populations civiles et de la défense des Droits de l'Homme depuis la création de la Cour Pénale Internationale en 1998. La mobilisation sans relâche des ONG à travers le monde depuis plus de 10 ans a contraint les états à avancer. Ce qui paraissait impensable il y a encore 5 ans est désormais à portée de main. La grande majorité des états s'est clairement prononcée en faveur d'un texte contraignant et efficace."Si près du but, ils ne doivent pas reculer", dit Zobel Behalal du CCFD Terre Solidaire.

    "La réunion de la semaine prochaine doit fixer les règles du jeu. Il est vital qu'une minorité d'états ne fasse pas obstacle à la définition de normes ambitieuses. pour assurer le succès de la conférence de Juillet prochain. L'ensemble du processus doit rester transparent et les observateurs de la société civile doivent avoir accès à toutes les discussions afin d'empêcher que des intérêts commerciaux prennent le pas sur la protection des populations civiles" Aymeric Elluin, d'Amnesty International France

 

     La France, 4ème exportateur mondial d'armement dans le monde, a un rôle indéniable à tenir. Pour la prochaine équipe au pouvoir, ce traité représentera la première grande négociation stratégique de leur quinquennat, avec des implications diplomatiques et économiques majeures.

    "Quelles positions défendront les présidentiables ?" S'agira-t'il uniquement de reconquérir des parts de marché ? ou bien de rendre plus responsable et plus transparent  un secteur marqué par l'opacité et la corruption ? Les populations victimes de transferts d'armes irresponsables à travers le monde et les citoyens français que nous allons mobiliser dans plusieurs semaines seront particulièrement attentifs aux annonces, ou aux silences, des différents candidats sur cette question", Nicolas Vercken, d'Oxfam France.

CCFD- Terre Solidaire

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 18:54

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         Zhang, Qingli, le satrape qui dirigeait le Tibet, d'une main de fer depuis cinq ans, vient d'être remplacé. Célèbre pour le caractère imagé des injures dont il abreuvait le dalaï-lama ("un chacal en robe de moine"), ce dur n'avait pas hésité à écraser dans le sang le soulèvement de Lhassa en mars 2008.

 

          Son successeur, Chen Quanguo, un économiste modéré, n'a pas sa brutalité : lors de son discours inaugural, il s'est abstenu de toute attaque contre le leader tibétain en exil. S'agit-il d'un tournant  vis-à vis de l'épineuse question tibétaine ? Après la manière forte, un modèle plus consensuel axé sur le développement économique ?

 

          C'est un schéma que l'on a pu observer au Xinjiang en 2010, quand le sanguinaire numéro un Wang Lequan (auprès de qui Zhang Qingli a d'ailleurs appris le métier de tyran) a été remplacé par une figure nettement plus modérée. Pékin a peut-être décidé de tenter une approche plus soft vis à vis de minorités ethiques du Grand Ouest ?

 

Ursula Gauthier, pour le Nouvel Obs

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 16:20

            Des solutions pour mettre fin aux paradis fiscaux existent.


Nous pouvons agir à l’occasion du sommet du G20 sous présidence française en novembre 2011.

Nos propositions

Nous demandons que les multinationales déclarent et publient leur bénéfice et les impôts qu’elles payent dans les pays où elles créent effectivement leurs richesses. Une telle transparence permettra de prévenir la fraude et l’évasion fiscale massive.

Une carte postale pour le G20

Mobilisez-vous, en envoyant une carte à vos amis.

Pour chaque carte postale envoyée à vos amis, le CCFD-Terre Solidaire s’engage à déposer un nombre équivalent de cartes postales au G20 pour attirer l’attention de nos dirigeants sur le scandale des paradis fiscaux et exiger que les sommes colossales qui y sont détournées retournent dans les pays du Sud et servent à leur développement. Plus ces cartes seront nombreuses, plus nous ferons entendre notre voix !

 

C'est simple. Pour envoyer une carte, il suffit d'aller sur le site de CCFD-Terre Solidaire:

    http:// ccfd-terresolidaire.org,

et suivre les indications ...

 

Singné : ccfd-terre solidaire.org

 

                        NOUS POUVONS TOUS AGIR !!

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:53

Exclusif : 1ère Carte de France des régions engagées contre les paradis fiscaux

 

Publié le 17 juin 2011 par CCFD-Terre Solidaire


Mot-clés : G20 Opacité Multinationales Banques


A l’occasion du premier anniversaire de l’engagement, le 17 juin 2010, de la Région Ile-de-France contre les paradis fiscaux, le CCFD-Terre Solidaire publie la première "Carte de France de l’engagement des régions".

[

Mise à jour 08 juillet 2011] La région Pays de la Loire rejoint le groupe des régions très engagées et la région Nord-Pas-de-Calais se voit attribuer une mention spéciale car elle a pu démontrer au CCFD-Terre Solidaire qu’elle mettait en oeuvre des actions équivalentes à celles des régions classées parmi les plus engagées.


Le CCFD-Terre Solidaire se félicite d’avoir pleinement participé, avec la campagne "Stop paradis fiscaux", à l’implication des collectivités locales dans la lutte contre les paradis fiscaux et l’opacité financière.

JPEG - 168.7 ko

Désormais, plus de la moitié des régions métropolitaines demandent officiellement des comptes aux banques avec lesquelles elles travaillent, leur nombre ne cesse d’augmenter, et des départements, des villes françaises et étrangères manifestent aujourd’hui leur intérêt pour cette démarche.

A moins de 6 mois du Sommet du G20, dont les premières déclarations sur les paradis fiscaux se réduisent maintenant à une liste de moins de 10 ’territoires non coopératifs’, l’engagement des collectivités locales envoie un message fort. Les pays membres du G20 qui se réuniront en novembre à Cannes sous présidence française sont prévenus : la lutte contre les paradis fiscaux n’est pas terminée et elle passe par la transparence dans les comptes des entreprises multinationales.

Pour que la carte de France se remplissent encore de nouvelles régions engagées, pour que la couleur rouge -significative de l’engagement le plus efficace dans le combat pour la transparence financière - se diffuse sur l’ensemble du territoire, continuez d’écrire à vos élus locaux.

 

CCFD Terre Solidaire

http://ccfd-terresolidaire.org

 

Pour aider l’argent à quitter les paradis fiscaux, vous pouvez aussi envoyez des cartes postale-pétitions au G20. (à paraître dans le volet 3)

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 14:13

          Quand 800 milliards d’euros s’évadent chaque année des pays du Sud… Quand 125 milliards d’euros de recettes fiscales ne sont pas perçues et ne peuvent donc être mises au service du développement…

          Quand 30 milliards suffiraient à éradiquer la faim dans le monde…
 

 

        Mettre un terme aux paradis fiscaux, ça peut paraître un peu fou : d’autres combats semblent plus évidents à remporter. Et pourtant…
 

 

        La pression exercée sur les décideurs a commencé à payer : au cours des 12 derniers mois, notre proposition phare – obtenir des entreprises multinationales qu’elles rendent des comptes– a été reprise par l’OCDE, la Commission européenne et le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Europe.
 

 

       Sans parler des autorités américaines et chinoises qui ont imposé plus de transparence à leurs entreprises pétrolières et minières ! En France, à la suite du Conseil régional d’Île-de-France, plus de la moitié des régions françaises s’engagent désormais à demander des comptes aux établissements financiers avec lesquels elles travaillent.

 

       La transparence gagne du terrain !
 

         Allons plus loin ! Exigeons des positions claires de la part des chefs d’État du G 20 réunis en Novembre 2011 en France.
 

 

Nos propositions : Trois revendications contre l'opacité financière :

 

• des comptes transparents pays par pays pour les multinationales, pour rétablir la vérité comptable des multinationales et lutter contre l’évasion fiscale.


• des registres publics pour identifier les bénéficiaires réels des trusts, et mettre fin aux structures juridiques opaques qui permettent d’échapper à la justice et à l’impôt.


• Coopération fiscale et judiciaire effective entre les États, notamment avec les pays du Sud, fin de l’impunité en matière de criminalité économique et financière.
 

                                                      Il y a urgence a agir !


CCFD- Terre Solidaire. Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:32

 

"Un bateau français pour Gaza" a mobilisé au delà des cercles habituels. Signe d'un changement de regard.

 

          J'ai toujours été frappée par l'ignorance des Israéliens en ce qui concerne la Bande de Gaza. Je me rappelle d'un dîner à Tel Aviv où les invités étaient tous -tous !- persuadés qu'ils ne pourraient pas faire un pas dans la Bande de Gaza sans se faire massacrer. Comme si la haine pour les Israéliens remplissait la vie des gazaouis. Comme si celle-ci était leur principale occupation, leur raison de vivre, devant l'éducation de leurs enfants, le bonheur de leur famille... De retour à Paris, j'ai souvent été choquée de voir combien il était difficile de parler de la vie quotidienne des gazaouis sans être taxé de naïveté... Et aujourd'hui, je viens de boucler un article sur la campagne « Un bateau français pour Gaza » avec l'étrange sentiment d'avoir loupé quelque chose, de me réveiller après une hibernation de quelques mois. La mobilisation autour de cette deuxième flotille de la paix pour Gaza m'a surprise. 500 000 euros rassemblés en trois mois lors de manifestations partout en France. Un appel signé par 172 personnalités aussi diverses que Jamel Debbouze, François Chérèque ou Marc Stenger, évêque de Troyes. Objectif : briser le blocus qui depuis 2007 asphyxie ce territoire.

          Comment est-on donc passé de Gaza, « base du terrorisme palestinien » à Gaza, « symbole des atteintes aux droits humains » comme m'a dit Marc Stenger ? Deux événements expliquent, il me semble, ce bouleversement. L'opération "plomb durci" qui avec ses 1600 morts du côté palestinien a profondément choqué l'opinion publique. L'arraisonnement meurtrier de la première flotille le 31 mai 2010. Surtout, des voix respectées se sont exprimées : celle de Stéphane Hessel qui, dans son livre best seller « Indignez-vous » critique vivement le blocus. Les révolutions arabes ont également changé le regard sur le conflit. La chute de Moubarak a eu une conséquence directe : permettre à ceux qui le voulaient d'entrer dans la Bande de Gaza plus facilement en passant par Rafah, la frontière égyptienne. En ouvrant le passage, le gouvernement égyptien a donné la possibilité aux hommes et aux femmes de bonne volonté de se rendre compte de la situation par eux-mêmes. Ce fut le cas de Daniel Barenboim qui, le 3 mai dernier, a organisé un concert à Gaza. Le chef d'orchestre israélo-argentin n'y a pas été massacré. Au contraire. bouleversé par cette expérience, il a loué le dynamisme de la « société civile » gazaouie dans une tribune, publiée dans le Figaro et intitulée « Gaza, une leçon d'humanité ».

          Mon dernier papier sur Israël Palestine se terminait par une phrase pessimiste. J'y annonçais le risque d'une nouvelle intifada... C'était après le discours de Benyamin Netanyahou au Congrès américain et son refus de la proposition d'Obama de revenir aux frontières d'avant 67 avec des échanges de territoires. Ce risque est réel. Mais nous pourrions être aussi à la veille d'un moment historique... Et si le refus buté de Netanyahou n'était finalement qu'un baroud d'honneur ? L'ovation des membres du Congrès, si excessive, une tentative désespérée de politiques dépassés par les événements, ? Et si, les hommes de pouvoir se faisaient rattraper, chahuter par l'histoire ? Ce ne serait pas la première fois cette année...

          Guy Aurenche, président du CCFD et signataire de l'appel des personnalités m'a donné une clé en me parlant de « Kairos », le « moment opportun » en grec. « Dans la période actuelle, il est impossible de ne rien faire, m'a-t-il confié. Il faut le faire, maintenant pour que nos petits enfants ne nous le reprochent pas plus tard. Même s'il y a des risques.» Intriguée, je suis allée voir sur Internet ce qu'était le Kairos. C'est un concept qui a été utilisé en 1985 par les Chrétiens d'Afrique du Sud dans la lutte contre l'apartheid. Ce n'est pas la première fois que le mot est cité concernant Israël Palestine. En janvier 2010, des théologiens palestiniens ont diffusé un document qu'ils ont nommé « Kairos ». Pour les Chrétiens, c'est le moment choisi par Dieu. Mais on peut y voir aussi la marche de l'histoire, lorsque toutes les conditions sont réunies pour que le changement ait lieu. Le mur ne peut alors que tomber, le despote s'enfuir (en Arabie saoudite...). C'est le point de basculement décisif. Il ne suffit alors que d'une goutte d'eau... un bateau ?

 

par Anne GOIN. La Vie . 28/06/11

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 21:25

 

 

         Une semaine après le recul de son parti aux élections, le 7 mai, le père de la cité-Etat a décidé de passer la main. Malgré ses succès, une partie de la population lui en voulait d'avoir sacrifié les valeurs humaines sur l'autel de la réussite économique.

 

       L 'une des plus grandes surprises des élections législatives de 2011 a été le rejet massif, sans équivoque, de la manière de gouverner du Parti de l'action populaire (PAP), qui n'a recueilli "que" 60 % des suffrages.

         Pourtant, personne n'aurait cru que le recul important enregistré par le parti au pouvoir toucherait Lee Kuan Yew, l'un des membres fondateurs du parti, premier Premier ministre de la cité-Etat [1959], puis chef d'Etat de facto malgré son simple rôle de conseiller en tant que "minister mentor". En effet, le 14 mai, la nation a subi un choc retentissant, à savoir sa décision de se retirer du gouvernement.

       C'est un véritable séisme politique. Lee Kuan Yew est sans doute l'unique dirigeant politique au monde dont le nom soit assimilé au pays qu'il a dirigé. Il a même une fois été comparé à l'immense arbre banian, sous la seule ombre duquel peuvent pousser certains jeunes arbres chétifs.


            On éprouve une sensation d'irréel quand on emploie le passé pour évoquer l'influence de Lee Kuan Yew. C'est pourtant ce que nous allons faire dorénavant. Que cela a dû être difficile pour lui de renoncer aux feux de la rampe après des décennies de grande visibilité politique, ici ou à l'étranger ! La politique étant son unique et principale passion, passion à laquelle il a consacré toute son intelligence, on peut mesurer l'étendue de ce sacrifice personnel.

Il s'est forgé une image honorable d'homme politique de conviction, d'une approche toujours logique et rationnelle dans sa façon de résoudre les problèmes, d'écarter tout ce qui se plaçait en travers de son chemin, notamment tout ce qui avait trait au sentimental et à l'émotionnel. Il avait développé un modèle purement quantitatif où tout ce qui comptait était ce qui pouvait se mesurer, se calculer, se réduire à des chiffres ou à du matériel informatique. Tout ce qui

importait était de savoir si les Singapouriens auraient plus ou moins d'enfants, de s'assurer que les gens gardaient les rues propres et que les enfants allaient à l'école pour apprendre leur langue maternelle. Sa façon de diriger était plus axée sur le bâton que sur la carotte.

La plus grande ironie de la fin de la politique de Lee Kuan Yew est que sa conception des choses, si elle est à l'origine de ses exploits, a aussi provoqué sa chute. L'ironie qui en découle, bien sûr, est qu'un tel homme, d'une admirable vivacité d'esprit, d'une capacité d'anticipation et d'une force de caractère remarquables, ne soit pas parvenu à comprendre à temps que son modèle ne concordait plus avec cette nouvelle génération de Singapouriens bénéficiant d'un meilleur niveau d'éducation, mieux informés et plus modernes.

 

        En passant rapidement en revue l'histoire de Singapour, on verra que c'est M. Lee, poussé par la force de ses convictions, qui a sauvé le pays à plusieurs reprises. Il a lutté pour la survie de la cité- Etat dans ce monde instable, imprévisible et souvent hostile. Il a, avec son caractère d'homme fort et impitoyable, réparé les pots cassés des communistes, communautaristes, des syndicats indisciplinés, des étudiants rebelles et des membres des sociétés secrètes qui s'étaient infiltrés parmi la jeunesse singapourienne. Une génération lui aura suffi pour bâtir un environnement où les Singapouriens peuvent maintenant vivre en toute sécurité, gagner dignement leur vie, habiter des appartements subventionnés par l'Etat.

 

 

       Le remarquable développement qu'a connu Singapour sous Lee Kuan Yew, attesté par des indicateurs imparables, comme le nombre de propriétaires, le niveau d'éducation, les avancées technologiques, l'importance des investissements étrangers, et ainsi de suite, est pratiquement sans précédent. Singapour est aussi salué avec enthousiasme par les visiteurs étrangers, qui dès leur arrivée sont impressionnés par la propreté, l'ordre et l'aspect

scintillant de la cité-Etat.

 

 

        Comment alors ce système brillant peut-il être à l'origine de la chute de Lee Kuan Yew aux élections de 2011 ? Avant tout parce que les valeurs humaines n'y avaient pas leur place. La prospérité matérielle que Lee a offerte à Singapour ne suffisait plus à compenser l'absence d'âme que les Singapouriens commençaient à ressentir. Car la peur que son approche autoritaire avait instillée en eux pendant si longtemps, les privant de libertés démocratiques fondamentales comme le droit au débat, aux critiques publiques et à des médias indépendants, avaient fait d'eux de simples rouages dans la machinerie d'une immense entreprise capitaliste. Dès les années 1970 et 1980, les Singapouriens avaient pris conscience de la vérité brutale, celle du coût humain élevé en termes de respect de soi, d'identité et de dignité qu'ils payaient en échange de la prospérité matérielle.

Au fil du temps, il est devenu de plus en plus évident que les responsables, ivres de leurs succès, sûrs d'eux et suivant l'exemple de Lee Kuan Yew, étaient en train de mettre en place un style arrogant, péremptoire et autoritaire, qui n'avait aucune tolérance pour les dissidents politiques. Ces derniers étaient dénigrés publiquement ou, pis, incarcérés pendant des années, ruinés par des procès en diffamation ou contraints à l'exil.

         A la veille des élections de 2011, les dirigeants du PAP ont donné l'impression d'avoir atteint le paroxysme de l'orgueil.

         Ils ont pris des décisions sans aucun souci des besoins et des sensibilités de la population - augmentant les traitements des ministres, ouvrant des casinos luxueux pour attirer les touristes, se livrant à uncharcutage électoral avant le scrutin. La colère de la population n'a éclaté qu'à l'occasion des élections de 2011, pas avant, ce qui s'explique par une convergence de forces qui ont interagi en se consolidant les unes les autres, élan qui leur a donné un impact d'autant plus surprenant.

        Parmi les facteurs déterminants, citons l'avènement d'un électoral plus jeune et plus éduqué, le pouvoir d'Internet et des réseaux sociaux, qui ont ouvert des espaces de débat sur des sujets d'ordinaire censurés, et surtout l'émergence d'une opposition animée d'une vigueur nouvelle, capable d'aligner des candidats valant largement les meilleurs du PAP. Ou peut-être, plus simplement, le peuple s'est-il réveillé un matin en se disant : "Trop, c'est trop !"

Le PAP a été pris au dépourvu.

 

        Bien que son parti ait été disposé à afficher un visage conciliant et à faire des promesses dans l'espoir d'endiguer l'hostilité montante, Lee Kuan Yew n'a, jusqu'au bout, jamais dévié de ses convictions, préférant manifestement démissionner que présenter des excuses. Lee Kuan Yew laisse derrière lui un héritage ambigu, à tel point que ses détracteurs les plus acharnés sont obligés de reconnaître qu'il a beaucoup fait pour Singapour et que ses plus fervents

admirateurs doivent admettre qu'il a, hélas, perdu contact avec la réalité en cours de route. Il a tout du grand héros épique pris dans un tourbillon de forces qui échappent à son contrôle et qui finissent par le détruire, en jouant, paradoxalement, sur un défaut unique et tragique de son tempérament.Seul et désemparé, mais toujours debout, il continue d'impressionner et il est encore capable de lancer à la face du monde : "Je suis moi."

 

Catherine Lim. Temasek Review Emeritus. (extraits) Singapour.

 

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Published by une terrienne - dans Politique
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