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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:36

Worker Empowerment

Quand les travailleurs chinois s’éveilleront. Le plus souvent ignorants des régulations et procédures du Code du travail, les migrants chinois se font régulièrement exploiter par des entrepreneurs peu scrupuleux. Dans la Zone économique spéciale de Shenzhen, au sud-est du pays, Worker Empowerment, partenaire du CCFD-Terre Solidaire veut leur faire prendre conscience de leurs droits.

    « Quand ils arrivent de leur province, beaucoup pensent que, puisqu’il faut travailler dur pour gagner de l’argent, il est normal de bosser quinze heures par jour », déplore Francine Chan, la responsable du bureau de Shenzhen de Worker Empowerment (1). Une ONG hongkongaise partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui s’attache à la défense des migrants chinois et à la promotion de leurs droits. « Ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont exploités. » 

    Des abus, il y en a. « Horaires élastiques, peu ou pas de jours de repos, non-paiement des heures supplémentaires, salaire minimum non respecté, absence de contrat de travail, pourtant obligatoire, non-respect du droit à l’assurance sociale, au chômage ou aux indemnités de licenciement… », la liste des griefs présentés par les mingongs – ces migrants venus en majorité des campagnes – et , embauchés dans les entreprises de la Zone économique spéciale de Shenzhen (électronique, automobile, textile, bâtiment), montre l’ampleur du non-respect du Code du travail chinois, par le patronat local (2). Et la tâche qui attend l’ONG. 

    « Ces travailleurs peuvent venir pour s’informer sur leurs droits. Nous leur proposons également une assistance légale pour leur permettre de répondre aux problèmes auxquels ils sont confrontés, comme le calcul de leur salaire, l’obtention de dédommagements en cas d’accident du travail… », explique Francine Chan. « Nous essayons de les faire réfléchir en commun en les réunissant en petits groupes en fonction de leurs questions, de leurs intérêts personnels. Nous avons même un groupe Culture », précise-t-elle. « Ses membres écrivent des saynètes basées sur leurs expériences quotidiennes de travailleurs et vont ensuite les jouer dans la rue ou devant d’autres usines. Le bouche-à-oreille fait ensuite son travail. » Et si, comme cela arrive parfois, les forces de l’ordre débarquent lors de l’une de ces représentations de rue, la responsable de l’ONG a une parade imparable. « Nous leur disons tout simplement que nous faisons la promotion du Code du travail, comme le fait aussi le gouvernement. Du coup, ils nous laissent continuer. » 
Ces différentes activités, parfois sur le fil du rasoir idéologique, permettent ainsi de sensibiliser une vingtaine de milliers de mingongs par an dans la Zes de Shenzhen, selon Francine. 

    L’une des composantes essentielles du programme de Worker Empowerment consiste à aider ces mingongs à se prendre, eux-mêmes, en charge. « Nous formons les plus actifs d’entre eux pour qu’ils sachent comment défendre leurs droits, comment intenter un procès aux employeurs », explique Francine. Code du travail, mais aussi capacités organisationnelles, mise en réseau, techniques de plaidoyer, récolte de fonds… tous les aspects sont passés au crible. « Une fois formés, ils vont gagner en influence dans leurs communautés et partager leur savoir. C’est en construisant une base solide que les travailleurs pourront prendre des initiatives quand le besoin s’en fera sentir. » 

     Des formations utiles. Car la situation des travailleurs ne va guère s’améliorer au cours des mois, voire des années à venir. Les mingongs n’échappent pas à la mondialisation. Et à ses effets pervers. Les « hauts » salaires accordés désormais aux plus qualifiés – 400 euros par mois quand, pour les non-qualifiés, la moyenne oscille aux environs de 200 euros – ont déjà fait partir nombre d’entreprises, internationales et chinoises, vers des cieux plus cléments, au Vietnam ou au Bangladesh par exemple. Par ailleurs, la crise économique qui secoue l’Europe et les Etats-Unis – et se traduit par une baisse massive de la consommation – a considérablement réduit les commandes passées aux industries exportatrices chinoises. Un phénomène qui affecte déjà l’économie chinoise : avec des fermetures d’usines et la mise au chômage de milliers de personnes.

Patrick Chesnet
pour le CCFD Terre solidaire

(1) Worker Empowerment : la responsabilité des travailleurs. 
(2) Des droits inscrits dans le Code du travail de 1994, qui se sont enrichis par la suite. Comme en 2003, sur les accidents du travail, et, plus récemment, en 2011, à propos de la sécurité sociale locale, qui inclut désormais les travailleurs étrangers employés légalement en Chine. 







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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:46
Transport
Jeudi 3 Juin 2010

Révisez votre voiture à moindre coût avec les garages participatifs

1/2
TOUTES LES PHOTOS
Réparer gratuitemet sa voiture grâce au Home Staging
Réparer gratuitemet sa voiture grâce au Home Staging

Associatifs ou participatifs : ces garages permettent de faire réparer votre voiture à moindre coût. Et pour certains, il va falloir mettre la main à la pâte. Découvrez ces nouveaux garages qui vous permettent de faire face à la crise.

 

Comment ça marche ?

Pour bénéficier des avantages de ces garages solidaires, il faut adhérer et payer sa cotisation annuelle, entre 10 et 20€ en moyenne. Néanmoins, certains garages peuvent demander jusqu'à 150€ par an. Ne pas hésiter à les appeler en amont pour connaître leurs tarifs et ainsi éviter les mauvaises surprises.


Le jour J, vous devez venir avec les pièces nécessaires à la réparation de votre véhicule.
Selon les garages, deux solutions vous sont proposées :

C'est à vous de réparer votre voiture sous l'oeil avisé d'un professionnel. Il vous délivrera ainsi conseils et mettra à votre disposition tout le matériel nécessaire. L'entretien de votre voiture n'aura bientôt plus de secret pour vous et vous serez dorénavant moins désarmée devant le devis de votre garagiste. Ca vous coûtera en moyenne 10€ de l'heure.

C'est le mécanicien qui effectue la réparation. Dans ces garages, la finalité est souvent la formation ou la réinsertion. La main d'oeuvre vous est facturée, mais est en moyenne 2 à 3 fois moins chère que dans un garage classique. Les tarifs varient aussi selon les associations. Ils tiennent compte du temps passé sur votre voiture et du type de réparation à effectuer. Comme pour la cotisation, il n'y a pas de prix fixe. A vous de vous renseigner auprès des garages près de chez vous. Pour les RMIstes, la main d'oeuvre est généralement gratuite.

 

Qu'est-ce que je peux réparer ?

Certaines réparations ne pourront être réalisées par vos soins, pour des questions de sécurité principalement. L'opération la plus courante reste la révision de votre voiture avec au programme, vidange, vérification du filtre à air et à huile, balai-glace...
Vous allez également pouvoir changer votre embrayage, plaquette de frein, démarreur, pot d'échappement ou encore remplacer les suspensions de votre voiture.

 

Où les trouver ?

Sur internet, des annuaires sont disponibles. Rendez vous surwww.selfgarage.com ou www.garages-solidaires.fr pour trouver ce type de garage près de chez vous.



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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:05

Révisez votre voiture à moindre coût avec les garages participatifs

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Associatifs ou participatifs : ces garages permettent de faire réparer votre voiture à moindre coût. Et pour certains, il va falloir mettre la main à la pâte. Découvrez ces nouveaux garages qui vous permettent de faire face à la crise.

 

Comment ça marche ?

Pour bénéficier des avantages de ces garages solidaires, il faut adhérer et payer sa cotisation annuelle, entre 10 et 20€ en moyenne. Néanmoins, certains garages peuvent demander jusqu'à 150€ par an. Ne pas hésiter à les appeler en amont pour connaître leurs tarifs et ainsi éviter les mauvaises surprises.


Le jour J, vous devez venir avec les pièces nécessaires à la réparation de votre véhicule.
Selon les garages, deux solutions vous sont proposées :

C'est à vous de réparer votre voiture sous l'oeil avisé d'un professionnel. Il vous délivrera ainsi conseils et mettra à votre disposition tout le matériel nécessaire. L'entretien de votre voiture n'aura bientôt plus de secret pour vous et vous serez dorénavant moins désarmée devant le devis de votre garagiste. Ca vous coûtera en moyenne 10€ de l'heure.

C'est le mécanicien qui effectue la réparation. Dans ces garages, la finalité est souvent la formation ou la réinsertion. La main d'oeuvre vous est facturée, mais est en moyenne 2 à 3 fois moins chère que dans un garage classique. Les tarifs varient aussi selon les associations. Ils tiennent compte du temps passé sur votre voiture et du type de réparation à effectuer. Comme pour la cotisation, il n'y a pas de prix fixe. A vous de vous renseigner auprès des garages près de chez vous. Pour les RMIstes, la main d'oeuvre est généralement gratuite.

 

Qu'est-ce que je peux réparer ?

Certaines réparations ne pourront être réalisées par vos soins, pour des questions de sécurité principalement. L'opération la plus courante reste la révision de votre voiture avec au programme, vidange, vérification du filtre à air et à huile, balai-glace...
Vous allez également pouvoir changer votre embrayage, plaquette de frein, démarreur, pot d'échappement ou encore remplacer les suspensions de votre voiture.

 

Où les trouver ?

Sur internet, des annuaires sont disponibles. Rendez vous surwww.selfgarage.com ou www.garages-solidaires.fr pour trouver ce type de garage près de chez vous.




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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:22

Les Autos du coeur, pour ne laisser personne au bord de la route

Autos du coeur

 

     Chaque année, 1,4 million de voitures partent à la casse alors que certaines sont encore en parfait état de marche, pendant que des personnes en précarité (chômage, maladie, surendettement, faible retraite… ), et en risque de marginalisation ou d’isolement manquent d’un véhicule pour leur mobilité personnelle.

 

 

     C’est avec cette idée simple, mais bien à propos, que Jacques Beaugé créé en novembre 2005 l’association « Les autos du coeur » – sur l’inspiration des Restos du coeur d’un certain Coluche – pour lutter contre le gaspillage et pour la solidarité. Car Jacques Beaugé en connaît un rayon en voitures, lui l’ancien concessionnaire ayant travaillé pendant 35 ans dans le secteur automobile, et qui a décidé – suite à l’émotion soulevée par les voitures brûlées lors des émeutes des banlieues – de rouler dorénavant pour les démunis

 

 

     Vous voulez faire don de votre véhicule, auto, moto ou scooter en état de fonctionnement ? Appelez "Autos du coeur", et ils se chargent de tout sans frais pour le donateur : la chercher là où elle se trouve, les formalités administratives, les réparations, le contrôle technique…

 

     Depuis sa création en 2005, l’association a fourni aux plus démunis près de 2.000 véhicules à travers la France et peut désormais s’appuyer sur les antennes en régions, et son équipe de 70 bénévoles et salariés. Et comme l’association le précise, « se déplacer est un besoin aussi élémentaire que celui de se nourrir et l’absence ou la perte d’un véhicule conduisent tous les jours à de nouvelles situations de détresse » .

 

     Pour ceux qui recoivent une voiture, sélectionnés par les services sociaux, une petite participation est demandée afin de couvrir les frais de remise en état.

Sans moyen de transport, difficile pour un chômeur d’accepter un travail à des kilomètres de son domicile. Le prime à la casse a encore accéléré le nombre de véhicules en état de marche finissant détruites. Reconnue d’intérêt général, l’association est par ailleurs habilitée à établir aux donateurs de véhicules ou de dons une défiscalisation. Et en avril 2010, elle a reçu au Sénat la médaille d’or du Grand prix humanitaire de France.

Un ebelle idée pour remettre sur la route des personnes dans le besoin…

 

COMMENT S’IMPLIQUER ?

- donner un véhicule (donnant droit à une réduction d’impôts)
- faire un don à l’association (donnant droit à une réduction d’impôts)
- devenir bénévole

 

Pour en savoir plus : www.lesautosducoeur.fr

 

du Site "Impliquez-vous .com

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:43

 

 

        600 000 spectacles personnalisés offerts en 20 ans aux enfants hospitalisés et à leur famille.

 

 

         La dynamique américaine Caroline Simonds – alias Dr Girafe – a en effet été la première en Europe à importer des Etats-Unis le concept des clowns à l’hôpital. Vingt ans plus tard – en janvier 2011 – nait la fédération européenne des Associations de Clowns Hospitaliers. Quand les nez rouges font des petits…

 

         Caroline Simonds précise : " Ce pourquoi je me bats, c’est remettre l’enfant en situation de jeu tel qu’il était avant de rentrer à l’hôpital. Un enfant atteint d’une maladie grave, surtout avant 10-12 ans, peut perdre son innocence. Avec l’hospitalisation, il devient très sage. Il ne court ou ne joue plus comme les autres enfants. Or c’est à ce moment précis que le clown intervient et lui permet ce qui est essentiel : rester un enfant avant tout. Je veux prolonger cette innocence, que les clowns aident les enfants à la faire perdurer le temps qu’ils peuvent" .

          Car en France, un enfant sur deux est hospitalisé avant l’âge de 15 ans…

 

       Romain, 11 ans « Les clowns ça sert pour se détendre et oublier qu’on est malade. Parce qu’ils sont rigolos ! Ils ne sont pas très intelligents sauf Madame Baden-Baden. Leurs sketchs me font rire. Une fois j’étais pas bien et j’avais plus envie de guérir. Les clowns sont venus et ils m’ont fait rigoler et ça m’a donné envie de me battre. »

Comme le veut la tradition clownesque, les clowns interviennent toujours en duo, et toujours en improvisant car il n’y a pas de « recettes à rire ». « Qui dit deux, dit amour et conflit, ce qui permet d’inventer des situations rocambolesques, des courses, des poursuites, des vols » constate le Docteur Girafe.  Et ils interviennent, de manière régulière, deux fois par semaine tout au long de l’année, un principe qui contribue à donner des repères aux enfants, surtout lors d’une hospitalisation de longue durée.

 

      Enfin, les artistes du Rire Médecin ne sont ni des médecins ni des thérapeutes, leur objectif est d’accompagner les enfants lors de leur hospitalisation et de les aider à mieux la vivre. Et pour bien affirmer que les Hôpiclowns sont bien des professionnels du spectacle, l’association a ouvert à Montreuil (Seine-Saint-Denis) la première École Internationale du Rire Médecin.

 

        Les enfants adorent les clowns, et même si c’est pour « de faux », c’est de la vraie vie…

       

        tiré de www.impliquez-vous.com.

 

Rire Medecin livre

 

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:25

     Offrir sa voix à ceux qui ne peuvent plus voir pour qu'ils puissent continuer à "lire" de belles histoires.

      Nicole Pellery était une lectrice insatiable jusqu'à ce qu'une dégénérescence de la macula ne la prive, à l'âge de 64 ans, de son plus cher passe-temps. Heureusement, elle a trouvé, tout près de chez elle, à Nantes, une bibliothèque sonore où emprunter gratuitement des audio-livres."Ils m'ont changé la vie !", se réjouit Nicole, aujourd'hui âgée de 74 ans.

     

       Romans, polars, essais et magazines sont enregistrés par l'Association des donneurs de voix, rattachée au réseau des bibliothèques sonores de France. Les 2.000 bénévoles offrent leur talent et leur temps pour permettre à 15.000 déficients visuels de satisfaire leurs envies de lecture. "Je viens tout juste de terminer "Pseudo", d'Emile Ajar", confie avec gourmandise Pierre Aussanaire, donneur de voix pour la bibliothèque sonore de Nantes. C'est le 300ème audio-livre qu'il réalise, à son rythme, chez lui, sur son ordinateur, à l'aide d'un petit logiciel qui lui permet de s'enregistrer et de se corriger. Une fois terminé, il retourne son ouvrage sur CD ou clé USB à la commission qualité de la bibliothèque sonore qui en vérifie la lecture.

 

       Etre donneur de voix est un acte créatif. Il faut savoir partager l'émorion d'un récit.

"Quand c'est ,drôle, il y a du rire dans ma voix, quand c'est triste, j'ai les larmes aux yeux et cela s'entend aussi. Quand il y a un mystère, j'entretiens le mystère. Je ne lis pas avec recul. Je suis dedans." souligne Danielle Schmitt, enseignante à la retraite et donneuse de voix assidue à Evreux. Les bénévoles choisissent les textes ou répondent aux demandes des abonnés. Le catalogue du réseau compte désormais 350.000 références. Depuis 2002, les 120 bibliothèques sonores de France ont entrepris de numériser tous les supports pour faciliter les échanges sur Internet .

 

        Pourquoi pas vous ?

 

C ma planète. Femina.fr

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:36

      Laurent de Cherisey : "Les personnes handicapées cérébrales peuvent retrouver un sens à leur vie grâce aux autres"

 

       Entrepreneur, voyageur humaniste, Laurent de Cherisey, 47 ans, se consacre depuis 6 ans à la création d'un lieu de vie innovant pour les victimes de lésions cérébrales, qui devrait voir le jour, à l'automne, dans les Hauts-de-Seine.

   
      " Ma vie a rencontré le handicap lorsque ma sœur Cécile a eu un accident de voiture en 1983, à l'âge de 17 ans. Le Samu l'a sauvée mais elle a gardé de graves lésions au cerveau, qui l'obligent à se déplacer en fauteuil roulant et provoquent une grande fatigue et des troubles psychiques.

      Notre mère, Sylviane, constatait combien ma sœur était heureuse au contact des autres. Elle a alors ouvert les portes de la maison à des amis, handicapés ou non, pour qu'ils puissent se retrouver, organiser des sorties ensemble. C'était très joyeux et de plus en plus de monde venait ! Ma mère a alors trouvé un local et fondé une association.

      J'ai ainsi découvert que les personnes devenues handicapées sont capables de retrouver un sens à leur vie à travers la gratuité de la relation. « Depuis l'accident, on ne peut plus fonder une famille, me disait l'une d'entre elles. Mais on pourrait créer une famille d'amis. » Cela m'a bouleversé !"

       Cécile et ses amis rêvaient d'un lieu où ils pourraient mener une vie communautaire comportant, pour ceux qui le souhaitent, une dimension spirituelle. Fin 2005, j'ai décidé de me consacrer à la création de ce lieu de vie. Je suis alors entré en contact avec l'association Simon de Cyrène, née en 1996, qui partageait ce même objectif, sans avoir encore pu le concrétiser.


       Ma vie professionnelle avait  démarré dans le monde de la pub. J'ai créé deux sociétés dont l'une possédait de superbes locaux à proximité des Champs-Élysées et faisait travailler une soixantaine de collaborateurs. Mais ma femme et moi rêvions depuis longtemps d'aller à la rencontre de ceux qui font vraiment bouger le monde, ceux que nous appelons « passeurs d'espoir ».

       En 2004, nous sommes donc partis pour 14 mois avec nos cinq enfants, sur les cinq continents. Nous avons passé du temps avec des gens comme Rodrigo, jeune cadre informaticien dont le projet d'école d'informatique a fleuri dans 800 favelas , les bidonvilles du Brésil ; ou encore Josefina qui combat l'esclavage des petites filles au Pérou. À leur contact, mon désir de lutter contre la fatalité n'a cessé de croître.

       Ces personnes m'ont appris que les vraies solutions émergent de ceux qui, sur, le terrain, sont concrètement confrontés aux problèmes. C'est ainsi que durant les six premiers mois du projet Simon de Cyrène, je me suis contraint à réaliser une « analyse des besoins » en organisant des groupes de paroles de personnes handicapées.

       J'allais à l'encontre de ma nature, tournée vers l'action, qui me poussait plutôt à chercher tout de suite de l'argent et du foncier. Mais les passeurs d'espoir m'avaient montré l'importance d'écouter ceux que l'on prétend aider. Par exemple, en bon citadin, je rêvais de construire cette maison dans la campagne, au milieu des fleurs. Mais j'ai entendu : « Ne nous ajoute pas un handicap de plus ! » Il était important pour eux de rester en ville, afin de conserver leurs relations riches et variées. Avec un peu de verdure tout de même...

Par chance, le bâtiment que nous avons trouvé possède un jardin de 800 m2, tout à côté du métro !

 

        " Je suis convaincu que la capacité de notre société à surmonter les épreuves viendra de notre comportement vis-à-vis des plus faibles"

 

Véronique Badets pour Le Pélerin

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 09:50

                               

 

       Passerelles & Compétences propose aux professionnels d'effectuer des missions gratuites et ponctuelles pour des assoces. Et les volontaires affluent ... !

 

          C'est l'histoire d'un tout jeune chasseur de têtes, Patrick Bertrand, appelé au secours par des amis d'amis: "Catastrophe, notre association n'arrive pas à trouver un directeur général, nous allons mettre la clé sous la porte".
Recruter, c'est son métier. Patrick Bertrand résout très vite la difficulté: il suffisait de mieux définir le poste. Mais la mission lui plaît. Il a découvert un autre univers . Et puis la satisfaction d'avoir travaillé pour la bonne cause. Par le bouche-à-oreille, d'autres associations, grosses institutions, ou micro-ONG, le sollicitent, lui et ses copains recruteurs. Eux aussi aiment le job, pris sur leur heures de loisirs, loin de l'ambiance des boîtes du CAC 40. Ils décident de pérenniser leur "offre" auprès du monde solidaire. et de l'élargir à d'autres métiers. Ainsi est né "Passerelles et Compétences"

 

           Près de dix ans après, cette association est riche d'un fichier de 3.000 personnes dans 10 villes de France.Toutes prêtes à mettre leurs compétences ponctuellement au service d'un organisme solidaire. A faire du "bénévolat de compétence". Ce sont des professionnels à tous les niveaux du monde du travail, actifs dans toutes les spécialités devenues indispensables au bon fonctionnement des ONG : stratégie, communication, relations humaines, informatique, graphisme, finances, comptabilité. Les exemples abondent : A Poitiers, une association de sourds en liaison avec des enfants malentendants au Cameroun, obligée de refaire son site dans l'urgence, a vite trouvé l'informaticien adéquat. A Nantes, un comptable a donné le coup de main que réclamait Cap Vert, une association de tourisme fluvial sur l'Erdre pour les personnes à mobilité réduite. A Rennes, l'association Valentin-Hauy a pu faire sécuriser son informatique.

 

        "Ma grande surprise", explique Charles Maillet, responsable de l'antenne de Bordeaux et par ailleurs concepteur de centres commerciaux, "c'est de voir la facilité avec laquelle notre fichier se remplit". Patrick Bertrand, qui, lui, a finalement abandonné son job de chasseurs de têtes pour développer l'association, a été étonné de voir la diversité des volontaires qui se sont manifestés jusqu'au plus haut niveau des entreprises ... D'après lui, le "gisement" de volontaires en France est énorme. Il suffit de proposer une formule de bénévolat compatible avec une vie professionnelle chargée.

        Que cherchent donc ces cadres sup débordés ou ces jeunes professionnels en pleine ascension prêts à travailler plus sans gagner plus ? "Certains cadres supérieurs ont conscience de vivre dans une bulle et veulent rester en contact avec la réalité" remarque Patrick Bertrand. Et puis, il y a cette fameuse "éthique" sans cesse invoquée dans les entreprises, mais pas toujours mise en oeuvre. "Quand on n'est pas trop d'accord avec ce qui se fait dans sa boîte", explique Charles Maillet, "offrir son savoir-faire à des associations, c'est une sorte de compensation éthique". Une manière de rester en paix avec soi-même....

"C'est très gratifiant de faire un travail que l'on aime, mais pour des valeurs autres que celles de l'entreprise" explique Serge Mandel, pilier de Passerelles et Compétences, et responsable d'audit contrôle chez IBM.

 

         De leur côté, les associations sont de plus en plus incitées à se professionnaliser et à assurer un fonctionnement très rigoureux. Pendant des années, elles ont pour cela recruté à tours de bras. "Mais elles ne peuvent embaucher à l'infini. Et puis, la crise financière est passée par là. En 2010, le nombre de nos missions a crû de 50%" , a remarqué Patrick Bertrand.

 

Jacqueline de Linarès pour Le Nouvel Observateur

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