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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 11:58

Les gens sont débordés. Si vous vivez ici et maintenant, vous ne risquez pas de l’ignorer. C’est devenu la réponse par défaut quand on demande à quelqu’un comment ça va :

"Débordé, complètement débordé. C'est la folie !"

Évidemment, il s’agit moins de se plaindre que de se faire mousser. D’ailleurs on y répond presque toujours sur le ton de la flatterie : "Vaut toujours mieux ça que l'inverse", ou ," ça, c'est la rançon de la gloire."

Notez bien qu’en général ces gens débordés n’enchaînent pas les gardes dans une unité de soins intensifs. Ils ne vont pas non plus en bus d’un petit boulot sous-payé à un autre : ceux-là, ils ne sont pas débordés, ils sont fatigués. Épuisés. Morts. Ceux qui sont débordés, eux, l’ont presque toujours choisi.

Ils ont voulu le travail et les obligations qu’ils se sont imposés, les cours et les activités auxquels ils ont encouragé leurs enfants à participer. Ils sont débordés parce qu’ils le veulent — par ambition ou par angoisse. Ils sont drogués à la suractivité et terrifiés à l’idée de ce qu’il se passerait si ça s’arrêtait.

Presque tous les gens que je connais sont débordés

Presque tous les gens que je connais sont débordés. Ils se sentent angoissés et coupables dès qu’ils ne sont plus en train de travailler ou de promouvoir leur travail. Quand ils consacrent du temps à leurs amis, ils le font comme de bons élèves font du bénévolat, parce que ça fait bien sur un CV.

 

Il n’y a pas longtemps, j’ai proposé à un copain qu’on se voie un jour dans la semaine. Il m’a répondu qu’il n’avait pas trop de temps mais de l’appeler si je faisais un truc : il arriverait peut-être à dégager quelques heures. J’ai failli lui dire que ma question n’était pas le préliminaire à une invitation mais l’invitation elle-même. Mais bon, il aurait fallu crier tellement fort pour qu’il m’entende par-dessus le bruit de son agitation que j’ai laissé tomber.

 

Même les enfants sont débordés, aujourd’hui. Entre l’école et les activités extra-scolaires, leur journée est réglée à la demi-heure. Quand ils rentrent le soir, ils sont épuisés comme des adultes. De mon temps, les enfants avaient leur clef et rentraient seuls après les cours. C’est comme ça que j’ai bénéficié de trois heures quotidiennes complètement libres, et le plus souvent sans surveillance.

 

Notre hystérie contemporaine n’est pas une fatalité, ce n’est pas une condition nécessaire de l’existence. Nous y avons consenti — voire, nous l’avons cherchée. L’autre jour, je discutais sur Skype avec une amie que la hausse des loyers a chassée de New York et qui est en ce moment en résidence d’artiste dans une petite ville du sud de la France. Pour la première fois depuis des années, elle se dit heureuse et détendue.

 

Elle travaille, mais son travail n’occupe plus tout son temps ni toutes ses pensées, elle a un cercle d’amis qu’elle voit tous les jours (ça lui rappelle la fac), elle a retrouvé une vie sentimentale (elle qui à New York avait jeté l’éponge avec ces termes désabusés : Tout le monde est débordé et tout le monde pense qu’il peut trouver mieux). Elle a compris que ce qu’elle prenait pour des traits de son caractère (carriérisme, angoisse, mauvaise humeur, mélancolie), n’étaient en fait que des conséquences de son environnement. Ce n’est pas comme si on décidait délibérément de vivre dans un climat de tension et de compétition permanentes.

 

Personne ne choisit de vivre comme ça, de même que personne ne choisit d’être coincé dans un embouteillage, piétiné par la foule dans un stade ou souffre-douleur du lycée. C’est quelque chose que nous nous imposons les uns aux autres, collectivement.

 

Être débordé, c’est une assurance contre le vide existentiel

 

Être débordé, c’est une assurance contre le vide existentiel. Comment est-ce que votre vie pourrait être banale, insignifiante ou dépourvue de sens si vous êtes complètement débordé, occupé 24h/24, sollicité de toutes parts ? Je ne peux pas m’empêcher de me demander si toute cette agitation histrionique ne sert pas juste à cacher que bien souvent, ce que nous faisons n’a aucune importance.

 

Si je me fie au nombre d’e-mails et de LOLcats que je reçois tous les jours, je soupçonne que la plupart des gens qui ont des jobs de bureau n’en font pas beaucoup plus lourd que moi. On est tous hyper débordés, d’accord, mais qu’est-ce qu’on produit, au juste ? Tous ces gens qui finissent à pas d’heure, qui sont coincés en réunion et qui hurlent dans leur portable, ils ne sont pas en train de combattre la malaria, de développer des alternatives crédibles aux énergies fossiles ou d’amener un peu de beauté sur cette terre, si ?

 

Je ne suis pas débordé. De tous les gens que je connais et qui ont un peu d’ambition, je suis de loin le plus paresseux. Comme la plupart des écrivains, si je n’écris pas, j’ai l’impression d’être un déviant qui ne mérite pas de vivre un jour de plus. Mais je considère aussi que quatre ou cinq heures suffisent. Une journée satisfaisante, pour moi, c’est une journée où j’écris le matin, où je fais une longue balade à vélo l’après-midi, puis quelques courses avant de voir des amis, de lire ou de regarder un film le soir. C’est un rythme qui me paraît sain et plaisant.

 

Et si on m’appelle pour me proposer de visiter la nouvelle aile du musée d’art contemporain, d’aller reluquer les filles à Central Park ou de passer le reste de la journée à boire des cocktails fluo, je lâche ce que j’étais en train de faire et je réponds : On se retrouve où ?

 

Mais ces derniers mois, sans m’en rendre compte, j’ai commencé à me laisser déborder par toutes sortes d’obligations professionnelles. Pour la première fois, j’ai pu dire sans mentir que je n’avais pas le temps de faire telle ou telle chose. Je comprends mieux pourquoi les gens aiment être débordés : on se sent important, recherché, exploité à sa juste valeur. Sauf que j’ai vite détesté être débordé. Tous les matins, je retrouvais ma boite mail bourrée de sollicitations diverses et de problèmes à résoudre.

 

La situation est devenue de plus en plus pénible, jusqu’à ce que je finisse par quitter la ville pour m’installer dans le refuge secret depuis lequel je vous écris.

 

Ici, je ne me laisse plus matraquer par mon agenda. Il n’y a pas de télévision. Pour relever mes mails, je dois aller à la bibliothèque en voiture. Il peut se passer une semaine entière sans que je voie quelqu’un que je connais. Les renoncules, les punaises et les étoiles se sont rappelées à moi. Je lis. Et pour la première fois depuis des mois, je suis content de ce que j’écris. Parce qu’il est difficile d’avoir des choses à dire sur la vie si on n’est pas immergé dans le monde — mais si on ne lui tourne pas le dos de temps en temps, il est à peu près impossible de savoir quelles choses, et comment les dire.

 

Se ménager du temps pour l’inaction, ce n’est pas seulement s’accorder des vacances, se laisser aller ou céder à la paresse. Le cerveau a autant besoin d’oisiveté que le corps de vitamine D. Sans elle, nous souffrons d’une maladie mentale aussi invalidante que le rachitisme. L’espace et la paix qu’elle procure sont indispensables pour prendre de la hauteur et voir la vie dans son ensemble, trouver des liens surprenants entre les choses et attendre ces éclairs dans un ciel d’été que sont les inspirations. C’est un paradoxe, mais sans oisiveté, rien ne se fait.

 

L’histoire est pleine de ces récits où l’inspiration frappe dans des moments d’indolence et de rêve : l’Eureka d’Archimède, la pomme de Newton, la découverte de la structure cyclique du benzène. On se demanderait presque si ce ne sont pas les tire-au-flanc et les glandeurs qui sont, bien plus que les bosseurs, à l’origine des chefs-d’œuvre, des inventions et des idées qui ont changé le monde.

 

Si tout le monde vivait comme moi, la civilisation courrait sans doute très vite à sa perte

 

Notre objectif pour le futur est la pleine inactivité, qu’on puisse enfin se consacrer au jeu. C’est pour cela qu’il faut détruire le système politique et économique actuel. Ce n’est pas un anarchiste fumeur de bong qui parle mais Arthur C. Clarke, qui entre la plongée sous-marine et le flipper a trouvé le temps d’écrire "Les enfants d'Icare" et d’imaginer les communications par satellite. Certains pensent qu’il serait temps de séparer l’idée de travail de celle de revenu — que chaque citoyen puisse compter sur un revenu garanti indépendamment du travail qu’il fournit.

 

Ça ressemble à d’autres idées qui ont d’abord paru saugrenues et qu’un siècle plus tard on considère comme des droits de l’homme : l’abolition de l’esclavage, le suffrage universel, la journée de huit heures. Je sais que c’est un peu hérétique pour un Américain, mais je ne vois pas pourquoi on ne considérerait pas le labeur comme un fléau à éradiquer, au même titre que la polio. Manifestement, les puritains qui ont fait du travail une vertu ont oublié que Dieu l’avait inventé pour nous punir.

 

Si tout le monde vivait comme moi, la civilisation courrait sans doute très vite à sa perte. Mais peut-être que le modèle idéal de société se trouve quelque part entre ma nonchalance revendiquée et l’agitation en vigueur. Moi ma position, c’est celle de l’élément perturbateur : celui qui vous fait des grimaces derrière la vitre alors que vous êtes à votre pupitre, qui vous presse de trouver une excuse et de venir jouer dehors, pour une fois.

 

Je me réserve du temps pour ne rien faire, et c’est un luxe plus qu’une vertu. Mais entre le temps et l’argent, j’ai choisi le temps, et ceci en toute conscience. Car j’ai toujours été persuadé que ce que j’avais de mieux à faire de mon passage sur cette terre, c’était de profiter des gens que j’aime. Il n’est pas impossible que sur mon lit de mort, je regrette de ne pas avoir travaillé un peu plus, de ne pas avoir dit tout ce que j’avais à dire. Mais je pense que ce que je regretterai surtout, c’est de ne pas avoir pris une dernière bière avec Chris, refait le monde avec Megan ou ri avec Boyd une dernière fois. La vie est trop courte pour être débordé. »

 

Tim Kreider, publié dans Rue89

Traduit de l’anglais par Nils C. Ahl

 Who is Tim Kreider ?
Tim Kreider écrit pour le New York Times et d’autres journaux. Son recueil, We Learn Nothing est paru en 2011 chez Simon & Schuster. (Sinon, dans une première carrière, il a été cartooniste, et là aussi il était très fort : plusieurs recueils de ses dessins sont publiés chez Fantagraphics.)

Deux textes longs de Tim Kreider : On croit connaître les gens et Les gens lucides sont toujours seuls.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:58

D’ « incroyables comestibles » et des potagers en partage

Cédric Derouin devant le bac à légumes "à partager" de sa maison. © A. Leclerc / Le Monde.fr

 

" Tout a commencé en 2008 à Todmordenune cité industrielle du nord de l'Angleterre, touchée de plein fouet par la crise, raconte celui qui a repéré puis importé la démarche en France, et d'abord chez lui en Alsace, François Rouillay. Pour recréer du lien social, des habitants ont eu l'idée de transformer un jardin floral en jardin potager et d'indiquer "food to share" ("nourriture à partager"). Puis des bacs plantés de légumes sont apparus un peu partout des cours d'écoles jusque devant le poste de police. Ce qui a non seulement permis de souder la communauté, mais a redonné à tous le goût du consommé local."

En mai, François Rouillay commence par planter devant chez lui, bientôt imité par un voisin. Puis, en homme de son temps, il pose sa bêche et allume son ordinateur. Plutôt que de restreindre le projet à sa seule ville de Colroy-La-Roche (Bas-Rhin), il crée une page Facebook "Incredible Edible France" pour inviter d'autres amateurs à faire comme lui. Et c'est ainsi que de "like" en "j'aime" (recommandation d'une publication sur Facebook) le mouvement a traversé la France en moins de six mois, d'est en ouest, du nord au sud, pour former aujourd'hui une jolie communauté aux six coins de l'Hexagone, illustrée par les petites pousses sur cette carte.

Google Map des initiatives "Incroyables comestibles". DR

C'est par ce réseau social que Cédric Dérouin découvre les premières plantations faites en Alsace. Il s'y mettra pendant l'été « J’avais récupéré des plants de poireaux, mais beaucoup trop pour la taille de mon potager. Plutôt que de les jeter, j’ai décidé de planter mon surplus de poireaux ici et d'inviter les passants à se servir gratuitement et vous voyez, des gens en ont pris !» dit-il en montrant une rangée dépeuplée.

Une première étape, mais déjà il rêve d'un projet qui se déclinerait dans toute la ville. En lieu et place d'un vaste terrain en friches, il imagine un grand potager collectif :"à côté du foyer des jeunes travailleurs, cela aurait du sens". Les plates-bandes des HLM pourraient offrir carottes et pommes de terre. Et ces palmiers qui vivotent sur l'avenue principale ? "Nous voudrions convaincre la mairie de remplacer chaque arbre mort par un arbre fruitier : ce ne serait pas seulement décoratif mais utile. Ceux qui seraient dans le besoin pourraient directement se servir en pommes ou en poires ».

A son tour, il a crée une page Facebook qui fait boule de neige. C'est ainsi qu'il devient l'un des pivots du mouvement dans l'ouest de la France, recevant désormais des sollicitations de toute la Bretagne comme de Poitou-Charentes. "Ce qui séduit les gens c'est que le processus est très simple. Il n'y a aucun bulletin d'adhésion à remplir. Il suffit d'installer un bac et de planter, explique-t-il. Récemment quelqu'un de Nantes a proposé de venir nous aider. J'ai répondu : 'plante plutôt ton bac !' Il vit en appartement mais on a aussi été contacté  par une Nantaise qui a un jardin mais pas le temps d'y planter des légumes. Il suffisait de faire le lien !"

Voilà comment des gens d'âge, de milieu, de convictions politiques différentes entrent peu à peu en contact au fil de l'année et partagent leurs connaissances et leurs récoltes .

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:29
L'Accorderie du 19e arrondissement à Paris © paris.fr
L'Accorderie du 19e arrondissement à Paris © paris.fr

 

Né au Québec il y a 10 ans, le concept de l'Accorderie est arrivé à Paris en décembre dernier. Ni bénévolat, ni assistanat, il s'agit d'un système d'entre-aide basé sur l'échange de savoir-faire entre voisins d'un même quartier. Face au succès de la structure parisienne, de nouvelles Accorderies prévoient d'ouvrir dans un avenir proche.

 

Il y a Didier, généalogiste amateur qui aimerait bien faire profiter de ses talents à d'autres. Dounya qui propose de garder des enfants et de donner des cours de Code de la Route. Saadia, elle, est en recherche de quelqu'un qui pourrait faire du bricolage chez elle. Dans le petit local de la rue de Crimée, coincé entre des tours, à Paris, ils sont sept à participer ce vendredi à la réunion d'information de l'Accorderie.

Depuis décembre dernier, cet organisme propose aux habitants du 19 ème arrondissement de Paris de s'échanger services, savoirs et savoirs-faire, sans aucune contre-partie financière. Entre les membres de ce réseau- les accordeurs comme ils s'appellent- la seule monnaie qui existe, c'est le temps. « Chacun offre ses talents et ses compétences », explique à son auditoire, Lætitia Jacob, responsable du projet «Ce n'est ni du bénévolat, ni de l'assistanat : le principe repose sur l'égalité. Une heure de service rendu vous permet de bénéficier d'une heure de service de la part d'un autre accordeur. »

Né dans le quartier populaire de Saint-Roch au Québec voilà dix ans, ce concept a pour objectif d' enrayer la spirale de la pauvreté et de l'exclusion sociale en tissant un réseau de solidarités entre habitants d'un même quartier. Séduit par cette démarche, Alain Philippe, président de la Fondation Macif qui est toujours en quête d'innovations sociales à promouvoir, a décidé d'importer l'Accorderie en France avec le soutien de la Ville de Paris et de la régie de quartier du 19 ème. « Au delà de la lutte contre la pauvreté, c'est un moyen de nouer des relations, de faire confiance aux gens dans un contexte socio-économique difficile où la tentation du repli sur soit est forte » raconte t'il.

Quelques mois à peine après son ouverture, le modèle d' Accorderie à la française est un succès : 150 accordeurs ont été recrutés et près de 100 heures ont déjà été échangées. Et ça ne risque pas de s'arrêter. Sur la porte d'entrée du local, une affichette annonce complètes les prochaines réunions d'informations. « Nous avons reçu beaucoup de demandes de gens n'habitant pas le 19e qui souhaitent s'inscrire mais nous avons dû refuser » expique Laetitia Jacob. « Pour qu'une Accorderie fonctionne, il faut qu'elle soit avant tout une structure de proximité.»

Installés sur des chaises alignées façon salle de cours, les participants à la réunion plongent leur nez dans la très large palette de services proposés. Réparation de vélo, aide pour déménagement, conseils en relooking, initiations à divers sports, aide aux démarches administratives, dépannage pour ordinateurs, tapisserie, jardinage, portage de valises à la gare... Autant de petits travaux qui peuvent améliorer le quotidien mais que les habitants du quartier n'ont pas forcement les moyens de se payer. Le 19e arrondissement de Paris est souvent estampillé, à juste titre comme un quartier « populaire ». Ici, les revenus sont modestes et le chômage important.

Saadia, la quarantaine, touche le RSA et vit seule avec ses deux enfants. Elle le dit d'emblée : elle est venue à l'Accorderie pour « des raisons économiques ». . En échange d'un service qu'elle proposera lors de son inscription, elle n'aura qu'à acheter le matériel nécessaire à ses réparations à l'accordeur qu'elle aura recruté sur la plate-forme Internet ou via l'annuaire de la structure.

Fonctionnaires, étudiants, retraités, peintres ou juristes ... La mixité sociale est reine rue de Crimée et de se côtoyer rend la ville moins impersonnelle. Didier n'a pas de besoins particuliers. Mais après 25 ans à Paris, il a juste envie de rencontrer et d'aider les gens de son quartier. « On ne se connait pas dans les grandes villes. On ne regarde pas les gens, on est déconnecté. Il suffit finalement de peu pour changer tout ça. »

Un modèle qui essaime

La phase d'expérimentation du concept s'étant révélée plus que satisfaisante, la fondation Macif, qui a acquis la propriété intellectuelle de l'Accorderie, souhaite essaimer ce modèle à travers toute la France. « Nous nous étions donné quelques mois pour voir si cela fonctionnerait en France : une Accorderie sans accordeurs, ça ne marche pas! Devant l'engouement et les demandes suscitées par cette première structure, nous allons désormais développer les implantations », expose Alain Philippe, président de la Fondation Macif. Une autre Accorderie existe déjà à Chambéry. Rennes et Pau sont intéressés par la démarche. A Paris, trois autres situées respectivement dans le 14e, 18e et 10e arrondissement (« Grand Belleville ») devraient ouvrir courant 2012.

de A.C Genthialon, pour "La Vie"

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 10:52

Eduardo Punset . Oracle catalan. 

Ex-avocat, journaliste, homme politique, ce vulgarisateur scientifique, star en Espagne, prédit le meilleur et prône l’optimisme.

101 raisons d’etre optimiste

 

101-raisons-d-etre-optimiste« 101 raisons d’etre optimiste » : un livre généreux dont l’optimisme est contagieux. En 14 chapitres, Eduardo Punset nous présente tout ce que nous réserve le futur du côté des technologies, de la médecine, de l’économie, de l’éducation, des neurosciences. Tout conduit à penser que demain, notre vie sera meilleure. À rebours des professionnels du désespoir, il nous donne confiance en l’avenir.

IMAGINER QU’AUTREFOIS LA VIE ETAIT MEILLEURE EST UNE GRAVE ERREUR

C’est le point de départ du livre. Chiffres et études à l’appui, Eduardo Punset démonte point par point ce préjugé : aujourd’hui nous observons une diminution systématique de la violence, une augmentation de l’espérance de vie de deux ans et demi par décennie et plus d’altruisme dans les rapports humains. Le XXème siècle a été celui de la redistribution de richesses. Nous sommes plus forts dans l’échange des informations, ce qui est le point de départ de toute civilisation.

NOUS INVENTERONS DE NOUVELLES FAÇONS D’ENSEIGNER ET D’APPRENDRE

Dans le futur, notre connaissance du cerveau nous permettra de complètement réviser nos méthodes éducatives : l’apprentissage des émotions se fera à l’école primaire – il est prouvé que la gestion émotionnelle augmente de 14 % l’assimilation des contenus -, la créativité sera stimulée. En plus de diminuer l’indice de violence, cela augmentera l’altruisme.

 LA MEDECINE VA TOTALEMENT CHANGER DE VISAGE

L’étude de notre ADN nous donnera accès à une médecine personnalisée, permettant d’agir dès le départ et pas seulement quand nous sommes malades : finis les médicaments, vive la prévention ! Notre régime alimentaire enfin adapté à nos besoins nous mettra à l’abri des principales maladies dont nous souffrons aujourd’hui. Dans les cent mille prochaines années, nous vivrons jusqu’à 300, voire 400 ans, et notre cerveau bénéficiera de la médecine régénérative pour préserver ses capacités.

N’AYONS PAS PEUR DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Ce sont précisément elles qui ouvrent un meilleur futur pour notre société. Eduardo Punset compare la richesse « sociale, émotionnelle et globale » que les réseaux sociaux engendrent avec celle que la route de la Soie a apporté à Rome. Avec cette différence qu’au lieu de nécessiter des siècles, les réseaux sociaux permettent un partage et une communication quasi instantanée. Au passage, il désamorce une autre angoisse injustifiée : la mondialisation qui existe depuis le néolithique et dont les bénéfices excèdent largement les inconvénients. C’est la connexion et l’interaction qui nous permettra d’innover et de créer un monde meilleur.

NOTRE CONNAISSANCE DU CERVEAU VA CHANGER NOTRE FAÇON DE VIVRE

Nous savons aujourd’hui que nous pouvons faire confiance à notre intuition plus qu’à notre raison : les études montrent que notre cerveau connaît notre décision sept secondes avant que nous ne l’ayons prise. Nous savons aussi que notre cerveau ressent de la même façon les carences physiques (comme la faim) et psychiques (comme la solitude). Enfin, nous avons découvert que le cerveau pouvait changer selon la façon dont on le faisait travailler : c’est la notion révolutionnaire de plasticité cérébrale. Plus nous serons conscients de ces fonctionnements, plus nous deviendrons humains et altruistes, plus nous serons capables de résoudre les problèmes et de prendre les bonnes décisions.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Eduardo Punset est écrivain, homme politique et scientifique multidisciplinaire. Né en 1936 à Barcelone, c’est une sorte de réincarnation des humanistes de la Renaissance tant il englobe de domaines du savoir, au service de l’humain. Après un diplôme d’avocat, il passe un master d’économie à Londres, étudie à l’Ecole pratique des hautes études à Paris, travaille à la BBC et pour The Economist. Militant au sein du PC espagnol (aux côtés de Jorge Semprun), il participe, après la mort de Franco, à la transition de son pays vers la démocratie. Il devient député au Parlement européen, crée son propre parti (Forum) qu’il dissout en 1995 et abandonne la vie politique. Il devient alors le grand divulgateur des nouvelles technologies et des recherches scientifiques sur le cerveau, notamment grâce à son émission hebdomadaire Redes, à son magazine et à ses réseaux sociaux. Il est professeur dans deux grandes écoles à Madrid et à Barcelone ainsi qu’à l’université.

Publié par Yves de Montbron, sur le site de la Ligue des optimistes de France

« 101 raisons d’être optimiste » (Editions Les Arènes, 330 pages)

   Eduardo Punset en 9 dates

9 novembre 1936 Naissance à Barcelone. 

1959 Exil en France. 

1978 Ministre de l’Economie du gouvernement catalan.

1987 Député européen pendant sept ans.

1994 Créé le parti Forum, puis abandonne la vie politique. 

1996 Présente l’émission Redes.

2005 Publie El Viaje a la felicidad. 

2007 Cancer du poumon. 

Janvier 2013 101 Raisons d’être optimiste (éditions les Arènes).

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 15:26

 

....pour le bien des petits et des grands


Crèche-intergénérationnelle-pour-le-bien-des-petits-et-des-grands
Lorsque bébé arrive à la maison se pose très vite la question qui fâche. Quel mode de garde choisir pour qu’il s’épanouisse au mieux ? Et en la matière, la bonne nouvelle nous vient aujourd’hui tout droit de la ville de Saint-Etienne qui propose à ses habitants, une solution originale : celle de la crèche intergénérationnelle.

 

Une petite pause lecture sur les genoux de mamie. Un petit cours de bricolage avec papie. Autant de souvenirs inoubliables gravés dans nos mémoires. Aujourd’hui malheureusement, de plus en plus de petits enfants vivent loin de leurs grands-parents. Et le lien entre les générations se fait de plus en plus ténu. Sauf en certains endroits privilégiéscomme dans cette crèche de Saint-Etienne.

Favoriserlasolidaritéentreadministrés

 

Depuis octobre 2011, elle accueille 20 petits bouts âgés de 3 mois à 3 ans. 20 bambins qui jouent, chantent, mangent et font leurs siestes… au rez-de-chaussée d’un foyer-résidence pour personnes âgées« Les Hortensias ». Une bien belle manière de mettre en application la politique de la ville de lutte contre l’exclusion et les discriminations tout en favorisant la solidarité entre administrés. « Les enfants permettent aux aînés de rester actifs et ces derniers participent à la socialisation des plus jeunes », explique la municipalité. « C’est un bonheur de les avoir là, ça nous fait beaucoup de bien », témoigne Louise, 80 ans. Simone, elle, a 90 ans. Mais, elle ne s’en laisse pas conter. Chaque jour, elle participe aux ateliersorganisés avec les enfants. Repas, lecture, cuisine, chant, jardinage. « Ca distrait. Ce n’est pas bon de rester calfeutré dans son appartement, tout seul, sans bouger », précise la nonagénaire.

Uneexpériencequiprofiteàtous

 

Du côté des « p’tits matrus » (comprenez « les enfants » dans le parler stéphanois) le bilan de ces premiers mois est aussi positif. « Depuis qu’ils côtoient les personnes âgées, les enfants sont plus apaisés, plus calmes et aussi beaucoup plus attentifs », assure Viviane Giordani-Faure, la directrice de la crèche. Ces mamies et ces papies nouvelle génération, pas de doute, les petits les ont adoptés.

Face au succès de l’entreprise, la ville de Saint-Etienne a décidé de multiplier les actions intergénérationnelles. Ainsi les élèves d’une classe de CE2 de la ville suivent leurs cours dans une résidence pour personnes âgées un jour par mois. L’occasion pour les séniors de transmettre leur savoiraux plus jeunes. Dans un lycée de la ville par ailleurs, ce sont les élèves qui enseignent à leurs aînés quelques bases d’informatique.

La bonne nouvelle, ce serait peut-être que ce genre d’initiatives pleines de bon sens se développent, partout en France… et dans le monde !

Anneliese Still, pour newzitiv.com

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:41

 

Optimiste !
 

Livre lu (CD)

Optimiste !
grâce à la sophrologie

Auteur : Sylvie Roucoules

Sylvie Roucoules

Éditeur : Audiolib, Paris

Description : pages; ( x cm)

 

L'optimisme est un état d'esprit qui perçoit le monde de manière positive

et qui est le résultat d'un travail sur soi. C'est un sentiment moteur

de l'initiative. Cet album propose deux séances de sophro-relaxation pour

faire éclore en profondeur les qualités racines de l'optimisme.


 


 

Optimiste ! Grâce à la sophrologie Ne pas se laisser décourager est

essentiel. Voir le bon côté des choses est une discipline indispensable.

L'optimisme n'est pas en effet uniquement destiné à quelques uns d'entre

nous... cet état est au contraire le résultat d'un travail sur soi. Il est le

fruit d'un effort personnel. Pour cela il est nécessaire de réviser ses

croyances afin de semer en soi l'idée que même si l'on ne reçoit pas

forcément ce que l'on souhaite, il y a là occasion à se surpasser, à

évoluer... Ce qui pouvait ressembler à une malchance devient une

opportunité pour grandir. Découvrez dans cet album deux nouvelles

séances de sophro-relaxation pour vous abandonner à la puissance du

Coeur et faire éclore en profondeur les qualités racines de l'optimisme.

 

 

 

Livre lu (CD)

Description : pages; ( x cm)

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:19

Pauvres et honnêtes, l'argent ne fait pas le bonheur

"Ma mère m'a appris à ne pas voler" a déclaré un SDF brésilien qui a trouvé 10.000 dollars dans la rue. Une éducation en or.

Pauvres et honnêtes, l'argent ne fait pas le bonheur (SINTESI/SIPA)

Pauvres et honnêtes, l'argent ne fait pas le bonheur (SINTESI/SIPA)

Que fait toute personne raisonnable qui trouve 10.000 dollars en liquide dans la rue ? Elle le rapporte à la police bien sûr. Un couple brésilien qui vit sous les ponts à Sao Paulo, la mégapole du Brésil, a ramassé lundi 9 juillet 20.000 reais (dix mille dollars) dans un sac poubelle sur un trottoir et les a remis à la police, a indiqué une source policière.

Le couple déambulait à l'aube dans les rues quand il a entendu sonner une alarme et s'est approché pour voir de quoi il s'agissait. Découvrant une mallette et un sac poubelle rempli d'enveloppes avec de l'argent, il a demandé à un vigile d'une entreprise à proximité d'appeler la police.

"Quand nous sommes arrivés les SDF nous ont remis l'argent. Il pourrait s'agir de l'argent volé la semaine dernière dans un restaurant japonais", a dit un porte-parole de la police militaire, Bruno dos Santos, au site G1 de Globo.

Le montant du butin s'élevait à 20.000 reais (10.000 dollars), 17.000 reias en billets et le reste en pièces de monnaie.

"Ces gens qui sont dans le besoin auraient pu s'enfuir avec l'argent mais ils ont appelé la police", a dit incrédule dos Santos.

Jesus Silva Santos, l'homme qui a trouvé l'argent, a dit à la presse qu'il gagnait un peu plus de 7 dollars par jour à recycler des ordures.

"Ma mère m'a appris à ne pas voler", a dit Jesus dos Santos qui vit avec sa femme sous un pont de cette ville de dix-huit millions d'habitants.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:05

                          EXPOSITION au PAVILLON de l'ARSENAL

 

     « Re-architecture, re-cycler, ré-utiliser, ré-investir, re-construire. Nouvelles fabriques de la ville européenne » voici la nouvelle exposition du Pavillon de l'Arsenal du 1er Avril au 31 Août 2012. Elle donne la parole à une nouvelle génération d'agences engagées qui tentent de re-définir le rôle de la profession, le développement de nos métropoles et offrent des perspectives inattendues.Ils renouvellent les codes de la commande publique en osant des interventions spontanées, éphèmères et participatives

 

     Pour ré-inventer le milieu urbain et ses usages, ils s'installent dans les parcelles abandonnées, les espaces publics oubliés ou en mutation au cœur des villes. Pour chaque projet, qu'il soit éphémère ou pérenne, les différents collectifs recyclent ce qui peut l'être et économisent ce qui n'est pas renouvelable.

 

     Ils sont Français, Britanniques ou Néerlandais, jeunes ou moins jeunes, souvent architectes, mais aussi graphistes, artistes ou jardiniers de formation. Le point commun des quinze équipes* dont le travail est exposé au Pavillon de l'Arsenal  est la conviction qu'une autre manière de faire la ville est possible. Et celle-ci est avant tout participative.

   

     Le premier projet, «Passage 56» de AAA (Association d'Architecture Autogérée) donne le "la". Les habitants ont décidé ensemble du devenir de ce passage du XXème arrondissement de Paris, fermé depuis les années 1980. «L'évolution de la perception des lieux a été très riche, explique Doina Petrescu, membre de AAA. Au départ, les gens étaient réticents à l'idée de faire quelque chose. Maintenant, ils enjambent les fenêtres pour se retrouver !»

 

 

Atelier d'Architecture Autogérée
Le passage 56: d’un lieu fermé à un « espace culturel écologique » géré par les habitants

 

 

     La plupart des projets ont valeur de manifeste. «Faire la ville, ce n'est pas appliquer des programmes qui viennent d'en haut. La ville doit être construite par les habitants», déclare Pierre, du collectif ETC. Ils prennent donc l'initiative, en repérant des lieux où s'exprimeront les citoyens, et en les aidant à «co-construire» un projet: espace public, habitat, ou tout simplement une vision pour leur quartier. Les «ateliers d'urbanisme utopique» organisés par Le Bruit du Frigo ont ainsi permis d'identifier plusieurs sites, dans le quartier de la Benauge à Bordeaux, où tester des projets imaginés par les habitants.

 

 

 
Bruit du frigo

Le Braséro, lieu de rencontre multi-usages des «ateliers d’urbanisme utopique», d’où l’on imagine le devenir du quartier (Architectes : Gaël Boubeaud et Laurent Bouquey).

 

 

    Cette démarche conduit naturellement les équipes à s'intéresser à des espaces délaissés. Le collectif londonien veut reconvertir des stations-services désaffectées, tandis que les Berlinois Raumlabor ont ouvert un opéra dans une ancienne station de métro: Adeptes de l'expérimentation, les collectifs bouleversent les schémas classiques de la commande publique. Ils privilégient l'auto-commande et des modes de financements alternatifs. La passerelle de «ZUS» à Rotterdam a été financée en partie par des particuliers, dont le nom  figure sur l'ouvrage. Une autre récurrence : accepter et jouer avec l'éphémère. «La fabrique d'un lieu, c'est aussi créer des moments» commente une architecte de DUS Architects, à qui l'on doit la construction d'un hôtel où l'on peut loger gratuitement, à condition d'organiser un évènement sur la place publique. De son côté, ETC a profité du projet de renouvellement urbain de Châteaucreux à Saint-Etienne pour investir un angle de rue mort, et le transformer en espace convivial construit par les voisins et passants.

 

 

 
 Assemble

«Folly over a flyover», cinéma, café et espace évènementiel construits en quatre semaines par le collectif Assemble et des bénévoles, sous l’A12 à Hackney Wick, Londres.

 

D'une filiation incertaine à une filière en plein essor

 

     Education populaire, squats berlinois, utopies urbaines... Les références des collectifs sont multiples. Certains jeunes français trouvent en le Bruit du Frigo (collectif bordelais de Gabi Farage et Yvan Detraz) un «tonton» inspirateur. La plupart se connaissaient et se nourrissent les uns les autres. ETC fait en ce moment son «détour de France», pour rendre visite aux collectifs parents et développer des projets avec eux. Les principes revendiqués sont égrenés en mini-manifestes sur les panneaux de l'exposition.

     Six «témoins», grands noms de l'architecture, de l'urbanisme, de la culture comme Jean Blaise, Didier Fusillier ou Maud Le Floc'h commentent sur grand écran le travail de cette nouvelle génération. D'autres visiteurs semblent conquis: «J'adhère totalement à ces démarches. Lorsque des procédures classiques prendraient trois ou quatre ans à se déclencher, ces interventions transforment un lieu dans l'immédiateté, en des démarches très participatives », éclaire Dominique Alba, directrice de l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme). Ces interventions jugées hier fantasques sont sûrement appelées à se développer, tant elles s'accommodent bien des enjeux urbains – en matière d'écologie, de recherche de nouvelles formes de sociabilité ou de reconquête d'espaces.

     * Bruit du frigo (France), Atelier d'Architecture Autogérée, Coloco, Exyzt, 1024 architecture et Collectif Etc, Andrés Jaque Architects et Ecosistema Urbano (Madrid), Assemble, MUF architecture/art, Practice Architecture (Londres), DUS Architects (Amsterdam), ZUS [Zones Urbaines Sensibles] (Rotterdam), Raumlabor (Berlin) et les belges Rotor 

 de Aline Gillette, pour Le Moniteur.fr

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:16
 Le yoga, dont le nom vient du mot sanscrit qui signifie "réunir, joindre, mettre ensemble", suscite un intérêt de plus en plus grand.

 

 

     

 

 

 

 

 

 

   Le yoga, dont le nom vient du mot sanscrit qui signifie "réunir, joindre, mettre ensemble", suscite un intérêt de plus en plus grand. Près de 1,5 million de personnes le pratiquent en France, selon la FNEY. Cette tradition millénaire, née en Inde il y a environ 4 000 ans, "est une voie de connaissance de soi, une philosophie, une sagesse", souligne Isabelle Morin-Larbey, présidente de la FNEY et enseignante de yoga depuis trente-trois ans. En pratique, en combinant les postures, il s'agit d'harmoniser le travail du corps, du souffle et du mental, ce qui permet de se concentrer sur le moment présent.

    Cet engouement pour le yoga est lié à un besoin de maîtriser le stress. Face à une société du zapping permanent où les rythmes sont morcelés, cette discipline permet de trouverdu temps pour soi. "Alors que le yoga est souvent pratiqué comme une forme d'exercice physique, c'est d'abord une science du bien-être qui recherche la santé du corps et l'union entre le physique et l'esprit", décrit Carine Barco, hypnothérapeute et enseignante de yoga Iyengar, dont la spécificité est l'alignement des différentes parties du corps dans l'espace.

    "Le yoga cultive l'aptitude au bonheur. C'est en quelque sorte une voie royale pour prévenir les maux de l'esprit", ajoute-t-elle. Il aide à affronter les épreuves. "Cette discipline contribue à cheminervers plus de sérénité, au lieu de se rebeller contre quelque chose que vous ne pouvez pas changer", explique Andrée Maman, qui s'est retrouvée veuve à 40 ans avec deux enfants. Aujourd'hui âgée de 84 ans - elle en paraît quinze de moins -, ce médecin donne des cours à la FNEY. Une autre pratiquante explique que cela lui permet de mieux faire face à la mort de sa mère. "Le yoga m'a aidée à être claire avec moi-même, à mieux comprendre la souffrance des autres, dans la bienveillance", souligne le docteur Michèle Desrues, qui anime un groupe de travail sur le yoga et les enfants à la FNEY. Car il s'adresse à tous, de 7 à ... plus de 77 ans. Certains parlent en souriant de technique anti-âge. Les athlètes, danseurs ou artistes y ont souvent recours. 

      "LE YOGA N'EST NI UN DOGME NI UN SPORT"

    Il y a aussi un effet de mode, comme pour toutes les disciplines autour du mieux-être, ce qui peut entraîner des dérives. Avec des formes comme le yoga Bikram, pratiqué dans une salle à 40 °C. Il existe même des concours de yoga, le dernier record étant de 7 postures en trois minutes ! Ce qui fait bondir Boris Tatsky, directeur de l'Ecole française de yoga du Sud-Est, pour qui cette discipline est l'inverse de la compétition. "Nous sommes là dans le domaine de la prouesse physique, et pourquoi pas, mais ce n'est pas l'esprit du yoga", explique I.M-L.

     Comment faire alors pour choisir le bon cours et le bon professeur ? Il existe de nombreuses déclinaisons, le hatha yoga étant la plus répandue. "Au premier cours, on le sent tout de suite, sinon on va voir ailleurs", conseille Renaud Cellier, directeur du mensuel Santé yoga, qui organise du 19 au 21 octobre un festival pour proposer au public de tester les différentes sortes de yoga. Pour éviter les dérives, "il faut être très exigeant sur la formation des enseignants", conseille Isabelle Morin-Larbey. Le professeur doit aussi s'inquiéter de la santé de ses élèves, de façon non intrusive, pour en tenir compte dans ses cours.

     Si rien n'est contraint dans le yoga et que son principe est de ne pas nuire, il demande une forme de rigueur. Faut-il en faire tous les jours ? Comme la course à pied ou le chant, c'est efficace à partir d'une heure par semaine. Toutefois, plus la pratique est régulière et constante, plus grands et profonds sont les effets. En général, les cours durent une heure et demie, mais ils peuvent aller jusqu'à deux ou trois heures pour les plus expérimentés. "Il n'y a pas de prosélytisme, le yoga n'est ni un dogme ni un sport", insiste Isabelle Morin-Larbey.

 

de Pascale Santi, pour Le Monde

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:21

 

Le concept est révolutionnaire qui cherche à briser les barrières de l'individualisme et de l'inhibition d'une simple accolade conviviale.

Venu d'Atlanta et d'Australie, le concept fut diffusé sur le web et créa une déferlante de happenings partout dans le monde.

En Chine, aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne, au Brésil, en Espagne, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, en Israel,sur cette vidéo, à Belin, en Allemagne, des gens poursuivent la pensée des "free hugs" et la diffusent autour d 'eux.
   

Basé sur un message de communication pacifiste, d'échange et de solidarité entre les êtres, il applique l'idée simple de diffusion d'ondes positives par des actes spontanés. Encore peu reconnu en France, des jeunes de toutes les régions cherchent à divulguer le message autour d'happenings présents dans les rues de beaucoup de villes françaises.

Des centaines de personnes sont prêtes à changer les choses, et surtout à vous sensibiliser afin de diffuser le souhait de toute une génération.

En quelques mots, n'hésitez plus à aller vers les autres et décidez-vous enfin à partager quelques secondes de chaleur humaine !


Câlins gratuits- Free Hugs France 

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