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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 18:45

Alors qu'elle augmente partout dans le monde,à Seinajöki, un programme sanitaire et social a permis de faire passer l'obésité des enfants de moins de 7 ans de 14% à 8% en 5 ans. Sans régime drastique, sans gadget onéreux, elle a réalisé un petit miracle : la petite ville de Finlande Seinäjoki, 60 000 habitants, a réduit l’obésité et le surpoids infantiles par deux en cinq ans. En 2011, 14 % d’enfants de moins de sept ans y étaient en situation de surpoids.


En 2015, ils n'étaient plus que 8 %. Et ce, alors que partout dans le monde, l’obésité augmente . Selon l'Organisation mondiale de la santé, 41 millions d'enfants de moins de cinq ans sont en surpoids, voire obèses, soit 6 % de cette classe d'âge. En 1990, ils n'étaient "que" 32 millions. 

Cette tendance à la surcharge pondérale inquiète : elle peut provoquer des troubles cognitifs, de l'asthme, des pathologies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou respiratoires, voire même l'infertilité. Pour autant, jusque ici, aucune technique ou régime miracle n'a encore réussi à l'endiguer durablement.

C'est l'obésité qui, en 2013, dans la région Etelä-Pohjanmaa - à laquelle appartient la commune de Seinäjoki -  a été identifiée comme la cause de la hausse des cas de diabète de type deux. Alerté par les autorités sanitaires d'Helsinki, les représentants des institutions communales de Seinjäjoki se sont alors rassemblées pour mettre au point un programme. Verdict, trois ans plus tard ? Les résultats sont si bons, que même ses instigateurs se disent surpris.
 
Des réseaux d'écoute et de conseils pour femmes enceintes
(Crédit : Google Maps)
(Crédit : Google Maps)
 
Baptisé "Lihavuus laskuun", ce qui signifie "réduire le surpoids" en finlandais, le succès de ce programme intéresse le monde entier. Depuis un an, la commune reçoit régulièrement des délégations étrangères. Séoul, capitale de Corée du Sud, a annoncé vouloir l'appliquer, et de nombreuses communes finlandaises également. À Seinäjoki, il sera encore au moins appliqué jusqu'en 2020.

Comme toute recette qui fonctionne, le projet repose sur des ingrédients multiples. Et il ne s'adresse pas seulement aux enfants, mais aussi à leurs parents. Ses concepteurs ont d'abord voulu exploiter un outil déjà existant : les séances de conseil gratuites, qui existent dans tout le pays. Un service utilisé par 99 % des Finlandais, explique la conseillère et ancienne infirmière Liisa Mikkola, interrogée par le Spiegel. L'idée ? Accompagner les jeunes parents et leur progéniture, de la période de grossesse à la petite enfance.

La façon dont se nourrit une femme et dont elle se comporte pendant la grossesse influence la santé future de l'enfant, selon Liisa Mikkola. Parmi les séances proposées, des consultations diététiques ont lieu dans des centres de santé, mais aussi à domicile et dans les écoles, en collaboration avec les infirmiers. Chaque établissement compte le sien.

En plus de s'appuyer sur ce dispositif, la ville a mis en place un "directeur de promotion de santé" pour coordonner le programme à ses différents niveaux. Et assurer au mieux le suivi des dossiers.
 
En Finlande, chaque enfant se rendant à l'école a le droit à un repas gratuit par jour. À Seinäjoki, où presque chaque établissement scolaire participe au programme Lihavuus laskuun, les cantines ont réduit la quantité de sel et de gras dans leurs plats. Les sucreries et gâteaux d'anniversaire sont désormais interdits dans certaines écoles maternelles, les goûters et snacks proposés contiennent moins de sucres, et dans certains distributeurs, on trouve des fruits frais et du xylitol, un substitut du sucre à l'écorce de bouleau, connu pour ses propriétés protectrices de caries et conseillés par les dentistes membres du programme.

Par ailleurs, dans certaines classes des hoverboards, barres de gymnastique et corbeilles de basket ont remplacé les pupitres. Dans celles où les bureaux existent toujours, on a ajouté des tapis de sol, des balles de gym, des tables réglables, des canapés et des coins repos. Les élèves peuvent passer de l'un à l'autre pendant les cours. Les enseignants débutent leurs leçons avec des jeux de mouvement adaptés aux questions et aux matières traitées. Et pendant les récréations, les enfants ont le droit de faire du vélo ou du skateboard, munis d'un casque. Plus d'agitation dans la cour, donc, mais plus de calme en classe.
 
"Le calme pour travailler et apprendre est essentiel. Mais quand, entre temps, on peut bouger, la capacité de concentration augmente", témoigne Timo Jouppila, maître d'école en grande section.

Une opinion qui n'a pas toujours été partagée tout de suite par les enseignants. À Toukolanpuiston, l'une des écoles engagées dans le programme, les profs ont revu ensemble les règles qu'ils faisaient appliquer au sein de leur établissement. Ils ont constaté que certaines des interdictions faites aux enfants l'étaient uniquement par confort pour les enseignants, sans avantage pédagogique pour les enfants.
 
"Pour les enfants, il est naturel de bouger - ce n'est pas très dur de les y amener", abonde Pauliina Suvisalmi, la directrice de l'école maternelle Tikkuvuori. "Il ne faut pas toujours leur demander de ne pas courir ou de rester calmes. Les courses et le mouvement sont autorisés ! Notre devoir est bien davantage de garantir que le contexte pour s'y adonner soit sécurisé." 

Pour elle, comme pour les autres participants à Lihavuus laskuun, le programme sert désormais surtout de prétexte à améliorer le bien-être des enfants. Pour l'heure, ils semblent y parvenir. Et ce, sans aide financière de l'État, mais grâce à une coordination intelligente des acteurs impliqués.
 
Pour We Demain, de Lara Charmeil le 14/12/2016
 

 

 

 
 
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 17:36
Des chansons pour combattre l'Alzheimer.

Oublier, c'est disparaître à ses propres yeux et aux yeux des autres. C'est le tragique quotidien que vivent les personnes atteintes d'alzheimer et leurs proches. Et si la musique pouvait aider? Une initiative américaine tend à démontrer que l'écoute de chansons liées à des souvenirs ravive la mémoire et ferait diminuer la consommation de certains médicaments chez les personnes atteintes.

Avant qu'il soit atteint de la maladie d'Alzheimer, la musique occupait déjà une place importante dans la vie de M. Joseph*. L'homme, aujourd'hui âgé de 65 ans, jouait du piano et chantait. Il fredonne encore tous les matins en arrivant au centre de jour de la Société d'Alzheimer de Laval. « C'est sa manière de dire bonjour », croit Zénahir Hernandez Aleman, l'une des souriantes intervenantes qui prennent soin de lui.

M. Joseph ne communique presque plus. Il peut rester plusieurs heures à somnoler dans son fauteuil, nous dit-on. Sauf s'il écoute de la musique. Pas n'importe laquelle, mais des chansons qui ont compté pour lui, du konpa (une musique populaire haïtienne) et de la salsa.

C'est l'intervenante Rébecca Étienne, aussi d'origine haïtienne, qui a commencé à lui faire écouter de la musique « du pays » pour le faire sortir de sa coquille. « C'est le truc qui me semblait le plus facile », dit la chaleureuse femme. Puisque la musique lui fait du bien à elle, pourquoi ne lui en ferait-elle pas à lui aussi? Son intuition était juste.

Ce matin encore, une fois les écouteurs sur les oreilles, M. Joseph s'anime et esquisse quelques pas de danse. Danielle Rodrigue, coordonnatrice des activités du centre de jour, s'approche et fait quelques pas avec lui. Une bouffée de bonne humeur remplit soudain la pièce où, un instant plus tôt, on ne voyait que fragilité.

SOUVENIRS RETROUVÉS

Tout le monde sait par expérience que la musique peut réveiller des souvenirs enfouis. Il suffit parfois d'entendre ou même d'imaginer une chanson que l'on connaît bien pour se rappeler une scène vieille de plusieurs années.

« La mémoire musicale semble l'accès le plus direct à notre moi profond. Je le constate avec les malades atteints d'alzheimer, a d'ailleurs affirmé le neurologue Oliver Sacks en 2009 dans le magazine français Télérama1. Ils sont capables, quand ils ont tout oublié, de retrouver des chansons populaires, et les émotions et souvenirs qui leur sont associés. » N'est-ce pas fascinant?

Dan Cohen a été tellement intrigué de l'apprendre qu'il a commencé à tester une idée toute simple : offrir à des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence un iPod contenant un répertoire musical personnalisé, c'est-à-dire rempli de chansons qui avaient une résonance intime pour chacun d'eux.

TRANSFORMER LES SOINS

L'initiative de cet Américain, autrefois formateur en nouvelles technologies, est en train de transformer les soins offerts aux personnes atteintes d'Alzheimer. M. Cohen a même mis sur pied sa propre organisation à but non lucratif, Music & Memory, pour promouvoir cette approche, d'ailleurs vantée dans le documentaire Alive Inside2.

Peu connue au Québec, ou seulement de manière intuitive, comme à Laval, la méthode Music & Memory a été adoptée par des centaines de centres de soins aux États-Unis et au Canada. Sabrina McCurbin, coordonnatrice du programme à la Société d'Alzheimer de Toronto, explique que l'approche a été retenue en raison de son accessibilité. « Ça correspond à notre mission, qui est d'aider les gens à vivre mieux », ajoute-t-elle.

La plupart du temps, ce sont les proches qui guident les intervenants dans le choix des chansons. Dans le meilleur des cas, la musique redonne aux gens une présence d'esprit qui leur permet de communiquer.

«Cela permet aussi aux aidants naturels d'établir un contact avec la personne atteinte et de se rappeler des souvenirs puisque, dans certains cas, ils sont associés aux morceaux choisis.»

L'initiative Music & Memory est particulièrement répandue à la Société d'Alzheimer de Toronto, que Dan Cohen cite en exemple. Or, son implantation n'a pas été facile. « C'est une approche très différente », explique Mme McCurbin. Pour la mettre en place, il a fallu établir des protocoles et tenir compte de la charge de travail qu'avait déjà le personnel des centres de soins.

PARTOUT AU WISCONSIN

L'enthousiasme que suscite le programme Music & Memory est tel que quelques États américains du Midwest veulent l'implanter dans tous leurs établissements. Selon Kevin Coughlin, du Département de la santé du Wisconsin, le projet pilote lancé en janvier 2014 est concluant : les effets sur les patients ont été positifs, et les statistiques démontrent une baisse de l'usage de certains médicaments (voir autre texte).

« Le fait que l'État ait joué un rôle de catalyseur a aidé, juge M. Coughlin. On pouvait offrir un soutien aux centres d'hébergement, contrairement à d'autres endroits qui faisaient cavalier seul. » L'État n'en restera pas là : le projet pilote sera étendu, et des études ont été commandées pour évaluer son effet sur les patients et sur le personnel. « On pense qu'il sera positif », prédit-il.

LA BONNE CHANSON

Zénahir Hernandez Aleman et Rébecca Étienne, au centre de jour de la Société d'Alzheimer de Laval, ne doutent pas des bienfaits de la musique personnalisée. « On remarque tout de suite l'effet positif, qui dure toute la journée, assure Zénahir. Ce bien-être, les gens le rapportent à la maison. »

« C'est certain que c'est un programme qu'on veut développer », assure la directrice générale de la Société d'Alzheimer de Laval, Lise Lalande. L'intérêt est aussi grand à la Fédération des sociétés d'Alzheimer du Québec, qui souhaite étendre l'implantation des interventions de musique personnalisée.

Ce n'est pas un luxe pour quelqu'un comme Lorraine Dagenais, qui aura bientôt 60 ans et est atteinte d'alzheimer depuis plusieurs années, et pour qui la musique est une nécessité. « Je m'endors avec ça », dit la dame, qui est consciente de sa maladie. Elle souffre de ne plus pouvoir lire ni écrire et de savoir qu'elle n'est plus la même.

Un peu de musique est bon pour son humeur : cela calme son anxiété et lui ramène le sourire. Elle est d'ailleurs radieuse lorsque, avec la complicité de Zénahir, elle entonne d'une voix douce l'une de ses chansons fétiches : You Are So Beautiful, de Joe Cocker. « Ma voix a changé », regrette-t-elle. Il faudrait l'enregistrer pour lui montrer combien elle demeure belle.

La clé du succès de cette méthode, disent tous les intervenants, c'est de trouver les bonnes chansons pour les bonnes personnes. Piaf, c'est bon pour M. Joseph, qui a enlevé ses écouteurs depuis un moment. Il fredonne toujours, en marchant dans la salle commune. Les mots ne sont pas nets, mais l'air est reconnaissable : Je ne regrette rien.

Son chant, à la fois calme et plaintif, va droit au coeur. Surtout si on se rappelle ce quatrain : « Non, rien de rien/Non, je ne regrette rien/C'est payé, balayé, oublié/Je me fous du passé...

D'Alexandre Vigneault pour la Presse.ca

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 20:49

 

Vive les aliments de fêtes !

Les fêtes et leurs repas ne sont pas vraiment les catastrophes alimentaires annoncées et redoutées.

Les traditionnels aliments sont en fait bourrés de vertus nutritionnelles.

Foie gras, fruits de mer, saumon, caviar, chocolat, découvrez leurs bienfaits et consommez-les joyeusement sans culpabilité, ni remords.

 

Le foie gras

Qu'il soit d'oie ou de canard, la composition nutritionnelle du foie gras est à peu près la même. Son mode de production aussi.

Un foie gras provient d'un volatile génétiquement programmé pour constituer un important stock de graisses dans son foie quand il mange beaucoup. Tous les oiseaux migrateurs font ainsi spontanément des réserves de graisses avant leur migration. C'est probablement en découvrant les énormes foies des oies sauvages ayant migré dans le delta du Nil que les Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, eurent l'idée de gaver des oies inventant ainsi ce foie gras qui est une des stars des repas de fêtes.

Comme son nom l'indique clairement, le foie gras est gras ! 44 % de ses calories sont apportés par les lipides, ce qui n'est pas rien.

Mais comme au-delà d'une portion de 50 g de foie gras on se sent à son tour gavé, et que l'on n'en mange pas à chaque repas de la semaine des fêtes, les risques d'overdose de lipides sont limités.

 

En fait, le foie gras est un aliment santé, tout comme l'huile d'olive.

  • Parce que ses lipides sont constitués essentiellement d'acides gras monoinsaturés complètement bénéfiques pour tout l'appareil cardiovasculaire car ils font baisser le HDL, le mauvais cholestérol.
  • En plus, le foie gras est riche en vitamines B6 et B9 qui, elles aussi, interviennent dans la protection contre la maladie cardiovasculaire.
  • Et, cerise sur le gâteau, le foie gras bat des records en matière de fer !

 

Les fruits de mer

      

     Sauf si on y est allergique, impossible - heureusement ! - d'échapper autraditionnel plateau de fruits de mer pendant ces fêtes. Il est toujours composé d'huîtres (en majorité), de moules, de bigorneaux, de bulots et de divers crustacés : crevettes grises et roses, tourteau et/ou langoustines.

Tous ces fruits de mer et surtout les coquillages sont d'une folle richesse nutritionnelle :

  • ils regorgent de protéines,
  • de vitamines,
  • de sels minéraux de toutes sortes.

Bigorneaux et bulots sont champions pour le magnésium et le fer. Et comme on en manque souvent, voilà la bonne occasion de refaire le plein.

On dit aussi que les fruits de mer, et surtout les huîtres, sont aphrodisiaques. Même si cela n'est pas vraiment vérifié scientifiquement, c'est toujours bon à prendre, l'effet placebo peut jouer.

Pas de lipides, dans les fruits de mer, ni dans les coquillages, ni dans les crustacés. Ce sont des aliments naturellement légers. Ce qui autorise un peu de beurre, éventuellement, sur le traditionnel pain de seigle qui les accompagne et qui est riche en fibres, autre vertu.

article publié sur "e-santé.fr"

S'il y a des produits à privilégier dans les menus des repas de fêtes, ce sont bien les fruits de mer. Consommez-en souvent lors de cette période plutôt fatigante car ils sont vraiment requinquants.
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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:25

Le jeûne, une nouvelle façon de se soigner

Temps de lectureTemps de lecture : 3 minutes

LE PLUS. Comment imaginer que se priver peut rendre plus fort ? C'est pourtant ce que prouvent plusieurs études venues de l'étranger : le jeûne guérit. Explications de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, réalisateurs de documentaires, notamment auteurs de "Le jeûne, une nouvelle thérapie ?", qui a été diffusé sur Arte à la fin du mois de mars

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Guillaume Malaurie

Notre système de santé craque de toutes parts. Les comptes sont dans le rouge. Les maladies s’installent : diabète, hypertension, pathologies inflammatoires, allergies, dépressions… À chacune sa pilule. Nous vivons plus vieux, pieds et poings liés aux béquilles chimiques fournies par l’industrie du médicament. L’obésité fait des ravages, le cancer frappe chaque famille.

 

Ce constat est connu de tous aujourd’hui. Et que faisons nous ? Nous poursuivons dans la même direction.

 

Qui s’en soucie ? Les médecins suivent les protocoles, les comptables chiffrent, la dette enfle.

 

Médicaments, image d'illustration (RAUPACH/VARIO IMAGES/SIPA)

Médicaments, image d'illustration (RAUPACH/VARIO IMAGES/SIPA)

 

Que faire face à ce dérèglement du système de santé ?

 

Nous pouvons peut-être changer de perspective, penser notre système comme un vrai système de santé et non comme un système de la maladie.

Nous pourrions travailler sur le corps dans son ensemble, au contraire de la pratique qui veut que le médecin soigne son patient comme un garagiste répare une voiture : quand il a un pépin, par pièces interchangeables.

 

Au fil de ce questionnement, nous sommes tombés sur un vieux truc, vieux comme le monde : le jeûne. Étrange pratique, qui incite souvent à l’ironie, parce qu’elle effraie un peu (beaucoup) : qui n’a pas peur du manque ?

 

Jeûner, c’est entrer dans un pays inconnu

 

Aucun de nous n’avait jeûné, ne connaissait des gens qui avaient jeûné, avant de nous lancer dans une enquête qui voulait répondre à trois questions : est-il dangereux de jeûner ? A-t-on observé dans le corps, de manière objective, scientifique, les effets du jeûne ? Ses effets sont-ils bénéfiques ?

 

 Les découvertes sur le jeûne sont tout à fait étonnantes:

 

Les Soviétiques ont constitué 40 ans d’études cliniques, établi des protocoles, des listes d’indication et de contre indication et ont soigné des dizaines de milliers de patients. La pratique est également réelle de l’autre côté du Rhin : 15 à 20% des Allemands déclarent avoir jeûné et, est-ce une coïncidence, ils consomment beaucoup moins de médicaments que nous.

 

Un chercheur de l’université de Californie, Valter Longo, vient de son côté de publier dans une revue scientifique haut de gamme des résultats surprenants, chez la souris, sur le jeûne et la chimiothérapie.

 

Le jeûne, plus qu'une simple solution, un révélateur

 

Le jeûne n’est pas la panacée. Il ne sera pas la solution à lui seul des problèmes de notre système de santé.

Mais le jeûne est un révélateur. Révélateur de la capacité à penser autrement.

 

Interrogé dans un hebdomadaire cette semaine, un cancérologue français de l’hôpital Cochin n’a pas craint d’affirmer : "Le jeûne n’a aucune place dans le champs des pathologies malignes." En France, ne changeons rien. Pensons comme nous avons toujours pensé.

 

Autre son de cloche au Norris Hospital de Los Angeles, un des centres de cancérologie les plus importants de Californie, où un essai thérapeutique préliminaire est conduit en faisant jeûner des patients atteints de cancer avant la chimiothérapie. David Quinn, chef du service des essais thérapeutiques (200 essais thérapeutiques sont conduits chaque année), nous a déclaré : "Nous suivons avec beaucoup d’intérêt cette piste. Une méthode simple, facile à mettre en œuvre, et pas chère, potentiellement applicable à tous les cancers : pourquoi la négliger ?"

 

Pour l’instant, il ne s’agit que d’essais préliminaires. N’empêche, la clinique Mayo a lancé elle aussi des essais thérapeutiques, l’Université de Leiden, aux Pays-Bas également.

 

Et en France ? Pas d’essais en vue. Dans le même hebdomadaire, un autre professeur déclare : "Jeûner est à proscrire en cas de maladie." ("Elle", 23 mars 2012)

 

Et au nom de quoi, dans une France championne du monde de la consommation de médicaments ? De l’ignorance ? De l’incapacité à penser le monde autrement ?

 

Comme nous le disait Valter Longo : "C’est difficile d’imaginer que vous pouvez supprimer la nourriture à quelqu’un et qu’il devient plus fort." Et Valentin Nicolaïev, à Moscou, d’ajouter : "C’est encore plus difficile pour un médecin. Jeûner, c’est un peu mettre sa tête à l’envers."

 

Sommes-nous prêts à penser le monde autrement ? À penser notre système de santé autrement, à penser notre rapport au soin et au corps différemment ?

 

Et si le manque n’était plus vécu comme une défaite ? "Moins" pourrait-il être "Plus" ?

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 11:40

    Devi Shetty, le chirurgien indien qui a révolutionné le système de santé.

 

Shetty.jpg

Le Dr. Devi Prasad Shetty a inauguré mardi à Bangalore, en Inde, un centre de thérapie holistique, l'expression d'une médecine non conventionnelle utilisant le yoga et l'Ayurveda comme bases de soins. Un nouveau chapître s'ouvre pour ce chirurgien cardiaque et philanthrope indien. Portrait d'un homme qui révolutionne le monde de la santé. 

"Maintenant je sais pourquoi tu es là. Pour libérer de leur agonie les enfants qui souffrent de maladie cardiaque, Dieu t'a envoyé dans ce monde pour réparer cela". Ce témoignage, c'est celui de Mère Teresa pour son chirurgien cardiaque, le Dr. Devi Prasad Shetty. Religieux, avant chaque opération, l'Indien prie devant un autel de divinités hindoues : "Quand vous faites votre travail sans rien attendre en retour, juste pour la joie de donner du bonheur aux autres, c'est là que vous réalisez que ce ne sont pas vos mains qui font le travail, ce sont celles de Dieu". 

En 2006, le prix Nobel récompensait le Bangladais Mohammed Yunnus, le "banquier aux pieds nus"*, fondateur de la première institution de microcrédit, la Grameen Bank. Quelques années plus tard, c'est un chirurgien indien, "aux pieds nus", qui s'illustre dans la lutte contre la pauvreté en proposant l'accès à la santé pour tous : le Dr. Devi Prasad Shetty. 

En 1989, quand il rentre en Inde après ses études de chirurgie cardiaque au Royaume-Uni, le Dr. Shetty a un objectif bien précis : soigner le cœur des Indiens. Chaque jour en Inde, entre 600 et 800 bébés naissent avec des malformations cardiaques. Mais en 1989, l'opération en Inde coûte quelque 2.000 Euros, un gouffre pour la population. Cité par Le Monde.fr, le Dr. Shetty affirme que, chaque année, seuls 100.000 Indiens peuvent se payer une opération du coeur sur les 2.5 millions qui en ont besoin. Pour arriver à son but, le chirurgien n'envisage donc qu'une seule solution : baisser les coûts de la santé. 

Le Henry Ford des soins cardiaques 

En 2001, le chirurgien indien fonde le Narayana Hrudalayalaya Hospital à Bangalore avec une idée bien précise : "Les entreprises japonaises ont réinventé la manière de fabriquer des voitures. C'est ce que nous allons faire avec la santé. Le domaine de la santé a besoin non pas d'une innovation dans ses produits, mais dans son processus", explique t-il dans une interview citée par le Wall Street Journal). 

Inspiré par le fordisme du début du XXe siècle et par le système à flux tendus mis en place par Toyota au Japon, le chirurgien révolutionne le système de santé de son hôpital indien. Son credo : augmenter les volume des interventions chirurgicales, tout en faisant baisser les coûts. Ses chirurgiens se spécialisent et opèrent jusqu'à trois patients par jour. Dans les blocs opératoires, les praticiens écoutent de la musique, parlent au téléphone. Ils passent chacun près de 70 heures par semaine à l'hôpital. Un travail à la chaîne pour guérir les malades qui se poursuit encore aujourd'hui. 

Dans le Narayana Hrudalayalaya Hospital, il y a 1.000 lits. En comparaison, les hôpitaux américains accueillent en moyenne 160 lits. En 2008, 42 chirurgiens ont opéré le cœur de 3.174 patients, soit plus du double que les 1.367 opérations de la clinique de Cleveland, leader en la matière aux États-Unis. La même année, le service pédiatrique de l'hôpital indien a opéré 2.777 enfants, quand celui de Boston en opérait 1.026. 
Des résultats probants 

Aux critiques de la standardisation des opérations et d'une perte de qualité des interventions, le Dr. Shetty répond par des chiffres éloquents. Une opération à cœur ouvert dans son hôpital de Bangalore coûte 1.500 euros au patient. Aux États-Unis, elle coûte entre 16.000 et 80.000 euros, en fonction de la complexité de la chirurgie. Une baisse des coûts qui ne se fait pas au détriment de l'efficacité des opérations. 

Selon les chiffres révélés, le taux de mortalité affiché par le Narayana Hrudalayalaya Hospital est aussi bon que la moyenne des hôpitaux américains. 1.4% de mortalité dans les trente jours pour un pontage de l'artère coronarienne, une procédure commune, contre 1.9% aux hôpitaux américains. Visitant les infrastructures, Jack Lewin, directeur général de l'American College of Cardiology s'est même dit impressionné. 

Près de dix ans après sa fondation, le groupe Narayana Hrudalayalaya compte désormais 14 hôpitaux dans 11 villes en Inde. Mais le Dr. Devi Prasad Shetty envisage d'étendre son système hospitalier à l'Europe de l'est, à l'Afrique et, de façon plus surprenante, aux Îles Caïmans. 

Le prix de l'innovation 

Outre sa révolution du système hospitalier, le Dr. Shetty, 59 ans, est aussi le créateur du Yeshasvini, le système d'assurance de santé le moins cher au monde. Pour 10 roupies (soit 15 centimes d'euros), les fermiers les plus pauvres peuvent bénéficier du système de santé. Au Karnataka, dans l'Etat d'origine du Dr. Shetty, plus de 3.5 millions de personnes sont couvertes de cette façon. 

Salués à de multiples reprises pour ces initiatives, Devi Prasad Shetty a même reçu en 2011 le prix prestigieux de l'innovation, décerné par The Economist, pour son action destinée à réduire les coûts de la santé en utilisant des techniques de production de masse. Un combat que le chirurgien entend donc bien poursuivre au cours des prochaines années. 

*D'après le titre de Jean-Michel Servet, Banquiers aux pieds nus. La microfinance, Odile Jacob, Paris, 2006

 

Source: Maxisciences

 

 

 

 


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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 18:52

                                 

                        Une tumeur maligne peut régresser.

   

    Tous les cancérologues le savent, même s'ils n'ont pas eu eux-mêmes l'occasion d'assister à un tel phénomène qui semble relever du miracle : il arrive que, même à un stade avancé, une tumeur maligne se mette soudain à régresser, puis disparaisse.

    A l'école normale  supérieure de Cachan, l'équipe d'Adam Telerman et de Robert Amson explore cette voie depuis des années, et vient d'élucider en partie le mécanisme biochimique par lequel une cellule cancéreuse peut se retransformer en cellule normale, ce qui pourrait déboucher sur une voie thérapeutique complètement nouvelle : déclencher à volonté le "miracle" rarissime qui se produit parfois dans la nature.

   Cette "réversion tumorale", l'équipe de Cachan l'a réussie in vitro sur des cellules cancéreuses humaines - qu'il s'agisse de leucémies, de mélanomes ou de cancers du sein, du côlon, du poumon. Des modèles biologiques de la réversion ont pu ainsi être étudiées, et ces expériences ont donc démontré que "la cellule tumorale est reprogrammable"

   "Par rapport à la plupart des chercheurs, nous regardons le cancer à l'envers" dit le professeur Telerman. Nous ne cherchons pas à comprendre comment une cellule saine devient tumorale, mais comment la cellule cancéreuse peut quitter ce phénotype malin." Pour le spécialiste, qui se place "du point de vue du cancer", une tumeur maligne est en somme une créature vivante, par définition anarchique et incontrôlable, et qui n'a ... aucun avenir. Mais elle dispose dans ses gènes d'un mécanisme de survie : la reprogrammation vers l'état normal. Si bien que, en son sein, d'innombrables mutations se produisent, et qu'un combat incessant se déroule entre les oncogènes ("la pédale d'accélérateur") et les gènes suppresseurs ("la pédale du frein").Le phénomène est d'autant plus compliqué que le système immunitaire de l'organisme s'en mêle, et attaque les cellules cancéreuses (via une certaine protéine "P53"). Tandis que ces cellules essaient de redevenir saines (à l'aide d'une autre protéine, "TCTP"). D'où un duel sans merci entre P53 et TCTP, qui "se lient pour tenter de s'étouffer mutuellement" ... sans trop se soucier de l'intérêt du patient.

    A Cachan, ce duel crucial fait désormais l'objet de recherches qui pourraient bouleverser la cancérologie .

 

de Fabien Gruhier, pour le Nouvel Observateur

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:55

        Un extrait de thé vert pourrait améliorer les capacités d'apprentissage et de mémorisation des personnes atteintes de la trisomie 21. Des essais démarrent chez l'adulte.

 

       Et s'il était possible un jour d'améliorer l'autonomie des personnes atteintes de trisomie 21 ? Ce rêve pourrait devenir réalité grâce à des travaux scinetifiques qui connaitront un coup d'accélérateur en 2012. L'an prochain, 2 études, l'une française, l'autre espagnole, vont démarrer sur des adultes. Elles visent à démontrer l'efficacité d'un extrait de thé vert : l'épigallocathécine gallate (EGCG). Pour l'heure, l'idée n'est pas de guérir la maladie, mais d'en améliorer les symptômes.

C'est déjà une mini révolution . "Trop souvent, on envisage la trisomie 21 comme un handicap qui ne peut pas être soigné", observe le Pr. Jacqueline London, présidente de l'association française pour la recherche sur la trisomie 21.

 

        La trisomie 21 est due à une anomalie chromosomique qui se produit dès la formation de l'embryon. En temps normal, chacune de nos cellules renferme 23 paires de chromosomes. Mais là, un 3ème chromosome vient s'ajouter aux 2 autres.

Chacun de ces 3 chromosomes portent plus de 300 gènes. Leur présence en surnombre déséquilibre le fonctionnement de tout  l'organisme. et c'est ce qui explique les symptômes : retard mental, petite taille, malformations, vieillissement précoce. L'un des gènes, présent sur le chromosome 21, intéresse particulièrement les chercheurs. Appelé DYRK1A, il code une enzyme qui joue un rôle important dans le développement du cerveau. En 2009, l'équipe du Dr. J-M Delabar, de l'Université Paris VII a démontré que la surexpression de ce gène déclenchait chez la souris des symptômes cognitifs proches de la trisomie 21: retard à l'apprentissage, troubles de la mémoire... Les chercheurs ont donc eu l'idée de freiner sa suractivité à l'aide d'un "inhibiteur": l'EGCG. Cet EGCG est le principal composant actif du thé vert. De la famille des polyphénols, il a des vertus anti-oxydantes bien connues. " Le laboratoire du Dr.Delabar a regardé si ce traitement restaurait les capacités d'apprentissage chez la souris surexprimant le gène DYRK1A. Et ça marche !" constate le Pr.London.

Etape suivante : les essais sur l'homme.

 

         Le Dr .Mara Dierssen, une chercheuse espagnole, a été la première à se lancer en 2010, grâce entre autres, à un financement de la fondation Jérôme Lejeune.

Pendant 3 mois, elle a testé l'EGCG en comprimés sur 15 jeunes adultes de 18 à 25 ans et les a comparés à 15 autres prenant un placebo. Ses résultats ne sont pas encore publiés, mais ils sont déjà encourageants."On sait, par les questionnaires qu'ils ont remplis, que les parents ont deviné tout de suite qui prenait le placebo et qui prenait l'EGCG. Ils voyaient une différence en termes de vivacité et d'apprentissage" raconte le Pr. London. L'an prochain Mara Dierssen devrait poursuivre ses travaux à plus grande échelle sur une centaine de patients.

        De son côté, l'équipe du Dr. Renaud Touraine, chef du service génétique au CHU de St Etienne, a obtenu un financement public pour une étude portant sur 140 adultes atteints de trisomie 21. Réalisée avec le Dr. Delabar et l'Association Trisomie 21  France, elle sera menée, elle aussi,  "en double aveugle contre placebo". Pendant 18 mois, la dose administrée en comprimés devrait être de 15 mg par kg et par jour."Notre objectif principal est une amélioration du quotient intellectuel. Nous espérons des modifications en termes de mémoire et d'attention." explique le Dr.Touraine." Si cette molécule est efficace, elle devra être administrée à vie. Pour l'instant, aucun effet secondaire sérieux n'a été rapporté" observe le Dr.Touraine.

 

         "C'est d'autant plus important que des essais sur la souris ont montré d'autres vertus de l'extrait du thé vert", souligne le Pr.London. Il pourrait agir sur le retard mental, les troubles du sommeil, la sécheresse de la peau,et certains aspects biochimiques de la maladie d'Alzheimer.


         Ces essais ne concernent que des adultes. A l'avenir, le produit pourrait être proposé dès le plus jeune âge. une idée séduisante pour le Pr.London."La trisomie 21 est une pathologie du développement. Plus on intervient précocement, plus on a de chances d'agir sur la plasticité cérébrale. Tout n'est pas joué à la naissance !"

 

       Si ces recherches semblent prometteuses, d'autres recherches sont en cours. Incontestablement, ça bouge !

 

Sylvie Dellus. Santé Magazine.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:01

 

 

        Dans les 10 années à venir, près d'un tiers des pays touchés se préparent à entrer dans une phase d'élimination du paludisme

 

 

           Le paludisme atteint 40 % de la population mondiale et entrave le développement économique et social des populations les plus pauvres. Il est, aujourd'hui encore, responsable de 781 000 décès par an. Un chiffre inacceptable pour une maladie que l'on sait parfaitement prévenir et soigner. Et pourtant, le rapport du Partenariat Roll Back Malaria, présenté lors du Forum organisé cette semaine à Seattle par la fondation Bill & Melinda Gates, incite à l'espoir. Car ce document révèle qu'un nombre croissant de pays vise l'élimination du paludisme et que trois États ont déjà été certifiés exempts de cette maladie par l'Organisation Mondiale de la Santé, au cours des quatre dernières années.

 

         Le rapport "Éliminer le paludisme - Leçons du passé et perspectives d'avenir", a été rédigé par le Programme mondial de lutte contre cette maladie de l'OMS, à partir de données collectées dans toutes les régions du monde. Il souligne que sept pays ont interrompu la transmission locale de la malaria et se battent pour empêcher sa réintroduction, tandis que dix autres réduisent actuellement sa transmission, afin d'atteindre l'objectif de zéro cas. Le rapport décrit plus précisément la situation de neuf États - sur les 108 pays et territoires dans lesquels le paludisme est endémique - qui se préparent à entrer dans la phase d'élimination de la malaria.

 

        Cibles ambitieuses


      Ces résultats réjouissent le Dr Robert Newman, directeur du Programme mondial de lutte contre le paludisme de l'OMS : "Une amélioration des tests de diagnostic et de la surveillance a permis de préciser la situation sur le terrain et a démontré qu'il existait des pays qui cherchent à éliminer le paludisme dans toutes les régions du monde où il est endémique", a-t-il déclaré. "L'OMS suit régulièrement ces progrès et s'assure que ces pays sont soutenus dans leurs efforts à devenir exempts de paludisme."

 

     Il faut rappeler que le développement d'un certain nombre d'interventions contre le paludisme a permis de sauver environ 1,1 million de vies rien qu'en Afrique, au cours des dix dernières années, et de réduire de 38 % le nombre de décès dus à cette maladie. Cette dynamique, ainsi que les résultats qu'elle a engendrés, ont encouragé de nombreux pays à essayer de franchir les étapes menant à l'élimination du paludisme. Et cela laisse entrevoir la possibilité que dix nouveaux pays puissent rejoindre le groupe des nations exemptes de paludisme à brève échéance.


       Un premier succès pour le Partenariat Roll Back Malaria. Il avait, en effet, défini des cibles ambitieuses, dont l'élimination du paludisme d'ici fin 2015 dans huit à dix nouveaux pays, incluant tous ceux de la région européenne définie par l'OMS. "En poursuivant la campagne pour un accès universel aux outils de lutte contre le paludisme, dont les moustiquaires imprégnées d'insecticide, la pulvérisation dans les domiciles à effet rémanent, les tests de diagnostic et les traitements efficaces contre la maladie, les pays pourront réduire la transmission du paludisme de manière spectaculaire", selon le Pr Coll-Seck, Directrice exécutive de Roll Back Malaria.

 

       Les prochaines années devraient donc confirmer les progrès en cours dans la lutte contre cette maladie.


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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 16:13

L'AP-HP lance une évaluation des médecines dites, complémentaires

 

          Les Etablissements de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se penchent sur les médecines, dites complémentaires, comme l'ostéopathie, l'acupuncture, l'homéopathie et même l'hypnose.C'est l'un des points du plan stratégique 2010-2014 de l'AP-HP.

 

        "Il y a une vraie demande des patients pour ces médecines complémentaires. Elles sont pour la plupart, pratiquées en dehors de l'hôpital, en exercice libéral et souvent difficiles d'accès pour la majorité de la population." explique le Pr Jean-Yves Fagon, directeur du comité d'orientation en matière de médecines complémentaires et chef de service de réanimation médicale à l'Hôpital Européen Georges Pompidou.

Le but de l'AP-HP , centre hospitalo-universitaire de l'Ile de France, est de faire un état des lieux quantitatif  et qualitatif de l'offre existante, tant en termes de soins que d'enseignement, et de développer une activité de recherche. "On ne peut plus ignorer que ces médecines occupent une place grandissante pour les usagers" constate le Pr Fagon. Le but premier est d'évaluer ces pratiques, d'en vérifier la sécurité.

Aujourd'hui, il existe une trentaine de consultations d'ostéopathie sur l'ensemble des hôpitaux de l'AP-HP. "Il faut avant tout évaluer les conditions d'exercice, notamment les statuts des praticiens. Ensuite, il s'agira de mettre en place les procédures de validation, de recherche et de préciser la place des universités dans l'enseignement" poursuit le professeur.

 

          "Il y a une vraie volonté d'évaluer les médecines complémentaries. Des barrières ont sauté", constate Philippe Sterlingot, président du syndicat français des ostéopathes. Il note qu'il y avait de fortes réticences, il y a encore un an."

 

         Le chantier est important, car aujourd'hui l'ostéopathie n'a pas de reconnaissance réelle à l'hôpital public. S'il existe de nombreux points communs avec les autres professions de santé, l'ostéopathie n'est pas considérée comme une profession médicale, mais seulement comme une pratique. Il est donc difficile de définir un statut précis dans les contrats de travail, et les établissements peinent à convaincre les assureurs. Bien souvent, les praticiens doivent batailler pendant des années pour  faire entrer l'ostéopathie dans les services hospitaliers de maternité ou néo-natalogie. La plupart des praticiens interviennent souvent bénévolement, du moins à l'hôpital public.

 

        Seules 12% des maternités (63 sur 500) ont un ostéopathe dans leurs services. Pourtant, 76% des sage-femmes interrogées se disent convaincues de l'intérêt de cette pratique pour les nouveau-nés et conseillent à leurs patientes d'en consulter un  dès la sortie de la maternité.

 

Principal frein au développement de l'ostéopathie auprès du public: hormis par certaines mutuelles, ses actes ne sont pas remboursés.

 

de Pascale Santi, pour Le Monde

 

 

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