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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 10:37
Totnes, première ville engagée dans la transition écologique.

Déclaration des JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie) :

"Aujourd'hui, les Journalistes-écrivains n'ont plus les moyens d'exercer leur métier. Peu de rédactions sont prêtes à débourser de l'argent pour envoyer les journalistes en reportage. Résultat, ce sont les mêmes informations que l'on voit partout en boucle. C'est pourquoi,les Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE) ont décidé de ne pas se satisfaire de cette situation en organisant à leurs frais des reportages à Totnes, en Angleterre, ville berceau de la transition écologique et de la permaculture, pour montrer des initiatives peu connues en France et dans le monde, qui commencent à porter leurs fruits, des exemples d'écologie positive, destinés à montrer que le vrai changement se fait sur le terrain"

La transition écologique, ça vous dit quelque chose ?

Aujourd'hui, la majeure partie de nos activités humaines dépendent du pétrole. Produire des aliments, manger, se déplacer, se vêtir, sans parler de nos loisirs - pour peu qu'on prenne la voiture ou l'avion. Le problème, c’est que le pétrole n’est pas éternel : le pic pétrolier a probablement déjà eu lieu et son prix ne cesse de grimper. A côté de ça, notre environnement est en train de se modifier de façon perceptible: changement climatique avec ses conséquences (sécheresses dans certaines régions du globe, inondations dans d'autres, fonte des glaces, élévation du niveau des mers...) disparition de la biodiversité, augmentation de la population humaine mondiale, etc.

Conclusion : nos modes de vie doivent changer pour s’adapter 1) à la fin du pétrole 2) aux modifications de notre environnement. C’est ce changement de mode de vie qu’on appelle la transition.

Aujourd’hui, il existe des méthodes, expériences et initiatives locales de transition. Elles sont réalisées par des gens, des groupes, des quartiers, des villes... un peu partout dans le monde. Toutes s’inspirent de la première initiative de transition, lancée en 2006 à Totnes, au Royaume-Uni, par un enseignant en permaculture : Rob Hopkins. A l'origine du concept de transition, il a publié un ouvrage inspirant nombre d'initiatives de par le monde : "Le manuel de transition: de la dépendance au pétrole à la résilience locale". A Totnes, l'initiative de transition, d'abord aux mains de quelques personnes, s’est développée. Aujourd’hui, on y trouve des quartiers en transition, des jardins, des projets de création de logements à faible impact écologique, des systèmes d'échanges locaux (de talents, d'objets...), des projets d'agriculture urbaine, de réduction des émissions de carbone et de consommation énergétique...

Objectif : Faire découvrir au public les initiatives de transition et de permaculture

Nous sommes une vingtaine de journalistes, membres de l'association des journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE), à vouloir explorer, à notre propre initiative, Totnes du 8 au 10 mai, là où la transition est née et a fait ses premiers pas. En deux jours et demi, nous pourrons constater l'avancée de la transition à Totnes. Nous verrons ce qui marche et ce qui ne marche pas, en en rencontrant les acteurs. Le but : raconter ces expériences dans nos médias respectifs, afin d'inspirer nos concitoyens français.

Pour commencer, nous visiterons la ville de Totnes elle-même et prendrons connaissance du projet de rues en transition : il s’agit de plus de 65 groupes de personnes et 550 foyers qui se retrouvent régulièrement, dans leurs quartiers respectifs, pour repenser leur façon de consommer l’eau, l’énergie, la nourriture, l’emballage et les transports. Ils échangent leurs idées et arrivent à économiser en moyenne environ 600 euros par an et 1,3 tonne de CO2 grâce à leurs actions. Comment font-ils concrètement ? C’est ce que nous voulons savoir…

Nous visiterons ensuite l’Agroforestry research trust, une expérience d’agriculture résiliente initiée par Martin Crawford, ingénieur agronome. Située à Dartington, à quelques encablures de Totnes, on y trouve une belle expérience de forêt-jardin inspirée de la permaculture. L’idée de la forêt-jardin: recréer un écosystème à la fois forestier et nourricier. Nous aimerions voir comment cette forêt-jardin est conçue, ce qu’elle produit comme nourriture et comment ce modèle peut être reproductible ailleurs. La permaculture, ensemble de pratiques dont le but est de rendre un système (agricole, par exemple) le plus efficace, résilient et autonome possible, en imitant le fonctionnement des écosystèmes naturels, est intrinsèque au concept de transition. Il s'agit d'une démarche globale qui peut s'appliquer à tous les champs d'activité des humains : l'agriculture, l'habitat (maison solaire passive...), l'organisation de la société (laverie-crèche collective, éco-village...), l’économie ...

Nous rencontrerons donc aussi des porteurs du projet REconomy, un projet visant à soutenir, renforcer et viabiliser les activités économiques créées par les initiatives de transition : trocs, systèmes d’échange locaux, coopératives de production et de vente d’énergie ou de nourriture locales, constructeurs en matériaux naturels, fournisseurs de services…L’idée sous-jacente de REconomy est de transformer l’économie locale toute entière, au-delà des initiatives individuelles, en diffusant les expériences qui marchent et leurs outils, en soutenant les nouveaux entrepreneurs et en aidant les entreprises existantes à changer de modèle. Nous découvrirons donc des exemples d’entreprises engagées dans cette nouvelle économie où les notions de coopération, de collaboration et de partage prévalent sur celle de croissance à tout prix.

Enfin, nous visiterons la communauté Landmatters, coopérative en permaculture qui s’étend sur environ 20 hectares. On y verra des maisons auto-construites, dont les habitants utilisent de l’énergie renouvelable, cultivent de la nourriture bio, gèrent un bout de forêt et élèvent des animaux. La communauté dit suivre des principes-clefs de permaculture (soin de la terre, soin des gens et partage). Nous irons voir ce qu’elle fait concrètement, quel est son modèle économique et comment celui-ci peut être dupliqué.

Ce projet de deux jours et demi se concrétisera par des articles et des compte-rendus, rédigés pour divers médias (Les 4 Saisons du jardin bio, La Vie, FMP magazine...) et bien sûr sur le site des JNE www.jne-asso.org, que vous pourrez donc aller tous consulter.

Signé : l'Association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie.

A Totnes, la rivière Dart.

A Totnes, la rivière Dart.

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Published by une terrienne - dans Ecologie
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