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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 09:24

     Un film qui commence par nous dire que La Chèvre de monsieur Seguin est un conte nul parce que la biquette y est punie pour son tempérament buissonnier ne peut que nous être sympathique. Christian, qui profère cette sentence anti-Alphonse Daudet, est un homme jovial, du style catho de gauche épicé d’un brin d’esprit libertaire. Avec son épouse Marie-France, ils ont embarqué leurs enfants pour un long road-trip en van jusqu’à Katmandou dans les années 1970. Plus tard, au moment de leur retraite, ils sont partis vivre au Cambodge.

A Phnom Penh, le couple est saisi par le spectacle effroyable de centaines d’enfants qui pataugent pieds nus et en guenilles dans une vaste décharge pour y chercher de la nourriture ou des objets à revendre. Résolus à agir, Christian et Marie-France commencent par leur distribuer un repas par jour, puis par leur construire un abri, puis par édifier une école. De fil en aiguille, ils parviennent à sortir des milliers de gosses de la misère, leur procurant gîte, couvert et éducation.

Ellipse miraculeuse 

 

L’histoire est belle, presque trop belle pour être vraie, sauf qu’elle est vraiment vraie. Là où ce film la rehausse encore et devient un vrai film de cinéma et pas seulement l’enregistrement d’une histoire édifiante, c’est par le montage émotionnel entre images d’aujourd’hui et archives. Ainsi, on voit le contraste saisissant entre des enfants apeurés en haillons et les jeunes adultes épanouis qu’ils sont devenus quinze années après. Cette transformation miraculeuse n’est pas un trucage de cinéma mais bel et bien l’œuvre de longue haleine de Christian et Marie-France, que l’on devine dans les césures des couper-coller.

Autre point fort, la personnalité de Christian, volubile, chaleureuse, vivace, altruiste, qui le fait ressembler à Jean Renoir (il en a aussi la rondeur de visage). Christian est à la fois un héros ordinaire charismatique et un narrateur captivant. A l’arrivée, on ne sait plus trop si les “pépites” sont les gosses cambodgiens ou leurs sauveurs mais on sait qu’on tient un film qui aiguillonne notre paresse et nous incite à nous élever, par l’exemple, sans jamais nous faire la morale.

Les Pépites fait partie de ces documentaires, pas si fréquents, qui donnent foi en l'humanité.

Un film lumineux et concret.

 

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Published by une terrienne - dans Films
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