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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:07

                                   Partager ses connaissances et offrir gratuitement ses talents, c'est s'ouvrir aux autres. Mais c'est aussi se valoriser, s'enrichir de nouvelles expériences et créer des réseaux. Hors de toute hiérarchie et de tout système mercantile.


                             Echanger ses savoirs: "Donne cours de bricolage contre leçons d'anglais. Formation informatique contre stage de cuisine.» Depuis leur lancement dans les années 1970, les réseaux d'échanges réciproques de savoirs (RERS) développent une idée simple: la transmission des connaissances. À l'initiative des RERS, Claire Héber-Suffrin, institutrice et professeure en sciences de l'éducation, cherchait d'abord à valoriser les jeunes et les familles en difficulté en s'appuyant sur leursconnaissances cachées. « C'est un travail sur l'estime de soi, explique-t-elle. Nous ne pouvons pas apprendre sans fierté et sans nous rendre compte de ce que nous savons déjà. Puisque nous avons appris, nous sommes capables d'apprendre encore, donc de transmettre. »


                           Aujourd'hui, cette logique de troc immatériel s'adresse à tous. À la différence de ce qui se passe à l'école, l'échange de savoirs est fondé sur un rapport d'égalité. Il n'y a pas, d'un côté, le maître qui évalue et, de l'autre, l'élève qui absorbe. Ici, l'interactivité prime. Celui qui offre continue d'apprendre quand il prépare son cours ou répond aux questions du demandeur. Au travers de ces rencontres, ce sont donc aussi des petits bouts de lui-même qu'il découvre. « Apprendre aux autres "renarcissise", observe Claire Héber- Suffrin. Pour ceux qui n'ont pas eu leur compte d'attention, c'est très fort. J'ai vu des gens se redresser physiquement, car le regard porté sur eux avait changé. Face à l'individualisme, les gens ont besoin de se relier, et le savoir est une bonne occasion de rencontrer l'autre.


                               Cette valorisation du partage s'est aujourd'hui élargie à d'autres formes. La cohabitation entre une personne âgée qui possède un appartement et un jeune qui ne dispose que de ressources modestes pour se loger en est une. Un troc où, in fine, chacun s'engage à aider l'autre. « C'est un brassage énergétique, révèle Marie, 26 ans, installée chez une veuve de 76 ans. Être au contact d'une autre génération nous sort de nos automatismes et de nos préjugés. » Contre un petit loyer, elle initie la vieille dame aux mystères de l'informatique. « Je me découvre une vocation de prof », rit-elle. On retrouve ce désir de partage chez les adeptes du couchsurfing, qui consiste à héberger un voyageur de passage rencontré sur le net ou par relation. Un moyen de voyager gratuitement et de s'intégrer dans un réseau mondial, notamment pour les artistes et les musiciens, qui multiplient ainsi expositions et tournées.


                                 À l'heure où la loi de la rentabilité financière tue dans l'oeuf bien des initiatives, le partage gratuit des savoirs et des talents n'est pas une utopie de plus. Pour beaucoup, c'est désormais une nécessité.


PSYCHOLOGIES MAGAZINE L'UNIVERSITÉ DE LA TERRE 2011

 

A lire : Savoirs et Réseaux, se relier, apprendre, essayer de Claire et Marc Héber-Suffrin (Ovadia, 2010)
La Colocation ou l'Art de la proximité distante de Stéphanie Emery (Académie Press Fribourg, 2005)

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Published by dumieuxsurterre.over-blog.com - dans Vie moderne
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