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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:36

      Laurent de Cherisey : "Les personnes handicapées cérébrales peuvent retrouver un sens à leur vie grâce aux autres"

 

       Entrepreneur, voyageur humaniste, Laurent de Cherisey, 47 ans, se consacre depuis 6 ans à la création d'un lieu de vie innovant pour les victimes de lésions cérébrales, qui devrait voir le jour, à l'automne, dans les Hauts-de-Seine.

   
      " Ma vie a rencontré le handicap lorsque ma sœur Cécile a eu un accident de voiture en 1983, à l'âge de 17 ans. Le Samu l'a sauvée mais elle a gardé de graves lésions au cerveau, qui l'obligent à se déplacer en fauteuil roulant et provoquent une grande fatigue et des troubles psychiques.

      Notre mère, Sylviane, constatait combien ma sœur était heureuse au contact des autres. Elle a alors ouvert les portes de la maison à des amis, handicapés ou non, pour qu'ils puissent se retrouver, organiser des sorties ensemble. C'était très joyeux et de plus en plus de monde venait ! Ma mère a alors trouvé un local et fondé une association.

      J'ai ainsi découvert que les personnes devenues handicapées sont capables de retrouver un sens à leur vie à travers la gratuité de la relation. « Depuis l'accident, on ne peut plus fonder une famille, me disait l'une d'entre elles. Mais on pourrait créer une famille d'amis. » Cela m'a bouleversé !"

       Cécile et ses amis rêvaient d'un lieu où ils pourraient mener une vie communautaire comportant, pour ceux qui le souhaitent, une dimension spirituelle. Fin 2005, j'ai décidé de me consacrer à la création de ce lieu de vie. Je suis alors entré en contact avec l'association Simon de Cyrène, née en 1996, qui partageait ce même objectif, sans avoir encore pu le concrétiser.


       Ma vie professionnelle avait  démarré dans le monde de la pub. J'ai créé deux sociétés dont l'une possédait de superbes locaux à proximité des Champs-Élysées et faisait travailler une soixantaine de collaborateurs. Mais ma femme et moi rêvions depuis longtemps d'aller à la rencontre de ceux qui font vraiment bouger le monde, ceux que nous appelons « passeurs d'espoir ».

       En 2004, nous sommes donc partis pour 14 mois avec nos cinq enfants, sur les cinq continents. Nous avons passé du temps avec des gens comme Rodrigo, jeune cadre informaticien dont le projet d'école d'informatique a fleuri dans 800 favelas , les bidonvilles du Brésil ; ou encore Josefina qui combat l'esclavage des petites filles au Pérou. À leur contact, mon désir de lutter contre la fatalité n'a cessé de croître.

       Ces personnes m'ont appris que les vraies solutions émergent de ceux qui, sur, le terrain, sont concrètement confrontés aux problèmes. C'est ainsi que durant les six premiers mois du projet Simon de Cyrène, je me suis contraint à réaliser une « analyse des besoins » en organisant des groupes de paroles de personnes handicapées.

       J'allais à l'encontre de ma nature, tournée vers l'action, qui me poussait plutôt à chercher tout de suite de l'argent et du foncier. Mais les passeurs d'espoir m'avaient montré l'importance d'écouter ceux que l'on prétend aider. Par exemple, en bon citadin, je rêvais de construire cette maison dans la campagne, au milieu des fleurs. Mais j'ai entendu : « Ne nous ajoute pas un handicap de plus ! » Il était important pour eux de rester en ville, afin de conserver leurs relations riches et variées. Avec un peu de verdure tout de même...

Par chance, le bâtiment que nous avons trouvé possède un jardin de 800 m2, tout à côté du métro !

 

        " Je suis convaincu que la capacité de notre société à surmonter les épreuves viendra de notre comportement vis-à-vis des plus faibles"

 

Véronique Badets pour Le Pélerin

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Published by une terrienne - dans Associatif
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