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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 13:18
Le pavillon Ningbo Tengtou, à Shanghaï.

 

L'architecte chinois Wang Shu, âgé de 48 ans, remporte le prestigieux prix d'architecture Pritzker 2012, décerné annuellement par la Fondation Hyatt. Il succède au Portugais Eduardo Souto de Moura. C'est la première fois depuis sa création, en 1979, que le prix distingue un Chinois. Wang Shu se distingue par son style d'architecture durable, humaniste, réaliste et intégrée à l'environnement. En 2007, il avait déjà reçu le Prix de l'architecture durable.

Wang Shu fait partie de cette nouvelle génération d'architectes chinois qui s'émancipent des énormes agences publiques d'architecture héritées de l'époque communiste et qui monopolisent toujours la production. En 1997, il fonde son agence, "Amateur Architecture Studio", avec sa femme Lu Wenyu dans sa ville de naissance, Hangzhou en Chine du Sud. Une agence "à l'occidentale" qui lui permet d'affirmer une nouvelle pratique, inventive et critique, de l'architecture.

L'APOLOGIE DU "SLOW-BUILD"

Dès ses premières réalisations, l'architecte révèle une position originale par rapport aux constructions effrénées qui poussent en Chine. Quand il conçoit le nouveau campus de l'Ecole nationale des beaux-arts de Hangzhou, il décide de récupérer les matériaux des vieux quartiers que la ville démolit sans état d'âme au même moment. Une démarche qu'il a récemment expliqué en quelques mots, lors de la leçon inaugurale de l'Ecole de Chaillot du 31 janvier 2012 : "dépasser la distinction entre passé et monde contemporain". Son idée est de fonder son architecture sur la quête d'une identité moderne qui ne nie pas la civilisation chinoise. 

A cette occasion, il a également détaillé sa théorie du "slow-build", qui revendique une urbanisation plus attentive aux populations. "J'étais écrivain avant de devenir architecte et l'architecture n'est qu'une part de mon travail, explique-t-il. Pour ma part, l'humanité est plus importante que l'architecture, et l'art de construire plus important que la technologie."

 

L'architecte chinois a présenté son installation "Decay of a dome", à la Biennale de Venise en 2010.

 

"Il y a cent ans, le rythme de vie chinois était plus lent que le rythme de vie occidental ; en cent ans, nous sommes devenus les plus rapides. Nous ne prenons plus le temps de réfléchir", déplore-t-ilPourtant, il nuance : "La lenteur et la rapidité sont des notions toutes relatives ; la vitesse est aussi un élément de la culture traditionnelle ; il est possible de donner du temps à la réflexion, puis d'agir rapidement." 

Wang Shu est aussi un grand scénographe : son installation à la Biennale de Venise 2006 - un champ de tuiles récupérées dans les démolitions de Hangzhou - était l'un des grands moments de cette session. En 2010, toujours à Venise, il a fait sensation avec son étrange dôme "Decay of a dome", qui avait reçu une mention spéciale. Composé de la répétition d'un seul élément, une volige de bois, la structure avait la particularité d'être autoporteuse, habilement assemblée, sans clous ni liants, pour former une structure à part entière, dont l'extrême simplicité constituait la principale innovation. "Loin de toute technologie il s'agit bien de promouvoir la capacité à trouver des solutions imaginatives avec... rien. A l'heure où l'occident est ruiné, où les pays émergents décollent, le choix du jury résonne comme un renversement majeur dans les recherches architecturales", commentait alors le site Archicool

A travers l'ensemble des réalisations de Wang Shu, le jury du Pritzker Prize, dont fait partie entre autres Zaha Hadid, distinguée en 2004, a tenu à saluer"l'avènement et le rôle de la Chine dans le développement des futures idées architecturales". Wang Shu recevra une médaille honorifique, ainsi qu'un chèque de 100 000 dollars (74 418 euros), à l'occasion d'une cérémonie officielle, le 25 mai, à Pékin.

Le monde.fr

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Published by une terrienne - dans Art
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