Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

Visitez Nos Sites Amis

13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:48

          L’homme ne peut plus être un loup pour l’homme… En ces temps troublés, nous avons tous besoin de solidarité et de bienveillance. Pour faire face, mais aussi – pourquoi pas? – comme une alternative à trop d’individualisme. Pour la troisième année consécutive, Psychologies organise en France la Journée de la gentillesse, déjà présente dans dix-sept pays. Et si les crises que nous vivons étaient aussi une opportunité ? En nous obligeant à faire notre examen de conscience, elles nous invitent à repenser notre façon d’agir. La bonne nouvelle : l’être humain est gentil. Vous en doutez ? Des études le prouvent, et les initiatives misant sur l’entraide et la bienveillance se multiplient !

 

         13 Novembre 2011 : JOURNEE MONDIALE DE LA LA GENTILLESSE 

 

           L’homme n’est pas un loup pour l’homme. Il est au contraire altruiste, généreux et gentil avec son voisin. Pour tous ceux qui pensaient que nous n’étions que des calculateurs rationnels et égoïstes, plus ou moins civilisés par les lois du vivre-ensemble, cette conception de la nature humaine demande un temps d’adaptation. Et pourtant… Comment comprendre autrement la déferlante des réseaux d’entraide (plus de cinq cent mille aux États-Unis !) qui, d’Internet au café du coin, prônent la découverte de l’autre, le soutien et l’écoute, reléguant la concurrence et l’égocentrisme à des comportements de l’âge de pierre ? Alors que nous nous étions à peine faits à l’idée d’échanger nos maisons pour les vacances – et nous y trouvions encore notre intérêt –, voici que fleurissent les sites de don où nous pouvons offrir ce vélo qui prend la poussière à un inconnu, juste pour le plaisir de faire (co-recyclage.com - fr.freecycle.org - reallyreallyfree.org). Où le touriste peut encore trouver une bonne âme qui l’accueille sur son sofa ou prenne le temps de lui faire visiter sa ville par pure gentillesse (couchsurfi ng.org - globalgreeternetwork.info).

Des réseaux de coopération

        « Quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres par pure joie de contribuer à l’intérêt général », affirme l’économiste américain Jeremy Rifkin dans son dernier essai, Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Pour preuve : le succès phénoménal des projets d’informatique distribuée, une mise en réseau bénévole de millions d’ordinateurs personnels pour aider la recherche scientifique (boinc.berkeley.edu). Aussi voit-on se multiplier les modèles de coopération comme Wikipédia ou Linux, où des milliers d’internautes partagent leurs connaissances. Partout, les forums de soutien sur Internet sont devenus la nouvelle agora où les individus en quête de sens se rassurent et se secourent.

 

         

       Et que les sceptiques se ravisent, les études montrent que, loin d’accentuer l’isolement ou le repli sur soi, les interactions en ligne encouragent à passer plus de temps ensemble dans la vraie vie. Il a d’ailleurs été démontré que la génération du millénaire – ces deux milliards de jeunes qui ont grandi avec Internet – est plus concernée par le sort des personnes vulnérables et s’engage plus volontiers dans la collectivité que ses aînées. Si bien que les chasseurs de tendance la surnomment désormais la « Génération G », pour « générosité ». Ou « gentillesse ».

 

       Depuis une vingtaine d’années, plusieurs découvertes scientifiques l’ont prouvé : nous sommes une espèce empathique. En 1996, à Parme, en Italie, l’équipe du biologiste Giacomo Rizzolatti révolutionne ainsi les neurosciences en révélant que nos « neurones miroirs » s’activent de la même manière lorsque nous ressentons une émotion et lorsque nous voyons quelqu’un la ressentir. Par ce processus mimétique direct, qui répond à une stimulation et ne passe pas par la raison, nous percevons ainsi les émotions de nos semblables comme si elles étaient les nôtres. Depuis 2006, Felix Warneken et Michael Tomasello, chercheurs en psychologie à Leipzig, en Allemagne, ont aussi étudié la gentillesse spontanée des enfants de 18 mois : même s’ils sont plongés dans des jeux passionnants dans un environnement agréable et que des obstacles se dressent sur leur route, ils viennent spontanément aider un adulte qui a besoin d’eux pour, par exemple, ouvrir un placard. « On sait aujourd’hui qu’ils portent secours dès 1 an, soit au plus tôt de leurs capacités de déplacement », précise le psychologue Jacques Lecomte. L’imagerie à résonance magnétique a ensuite révélé que les gestes de coopération activent, dans le cerveau, les mêmes zones de plaisir que lorsque nous mangeons un gâteau ou faisons un câlin. A contrario, la compétition stimule celles du dégoût. Une confirmation neurobiologique de l’expression commune : « Ça me fait plaisir de te faire plaisir. » Faut-il pour autant conclure que nous sommes gentils pour ressentir cette volupté ou pour ne plus avoir à souffrir du spectacle de la détresse d’autrui ? « Des études démontrent qu’il existe un véritable altruisme, dégagé de tout intérêt personnel, explique Jacques Lecomte.

 

        Mais peu importe. La gentillesse n’est pas incompatible avec le plaisir personnel. Le but, c’est de s’entraider pour être heureux ensemble ! »

 

        Et pour compléter ce tableau, allez donc voir le film "Intouchables"  d'Eric Toledano, qui rejoint tout ce qui vient d'être dit, qui est un vrai bain d'humanité, drôle et touchant à la fois et qui nous donne à tous un formidable espoir en ce qui concerne nos immenses capacités d'empathie et d'entraide.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by une terrienne - dans Philosophie de vie
commenter cet article

commentaires