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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:29
L'Accorderie du 19e arrondissement à Paris © paris.fr
L'Accorderie du 19e arrondissement à Paris © paris.fr

 

Né au Québec il y a 10 ans, le concept de l'Accorderie est arrivé à Paris en décembre dernier. Ni bénévolat, ni assistanat, il s'agit d'un système d'entre-aide basé sur l'échange de savoir-faire entre voisins d'un même quartier. Face au succès de la structure parisienne, de nouvelles Accorderies prévoient d'ouvrir dans un avenir proche.

 

Il y a Didier, généalogiste amateur qui aimerait bien faire profiter de ses talents à d'autres. Dounya qui propose de garder des enfants et de donner des cours de Code de la Route. Saadia, elle, est en recherche de quelqu'un qui pourrait faire du bricolage chez elle. Dans le petit local de la rue de Crimée, coincé entre des tours, à Paris, ils sont sept à participer ce vendredi à la réunion d'information de l'Accorderie.

Depuis décembre dernier, cet organisme propose aux habitants du 19 ème arrondissement de Paris de s'échanger services, savoirs et savoirs-faire, sans aucune contre-partie financière. Entre les membres de ce réseau- les accordeurs comme ils s'appellent- la seule monnaie qui existe, c'est le temps. « Chacun offre ses talents et ses compétences », explique à son auditoire, Lætitia Jacob, responsable du projet «Ce n'est ni du bénévolat, ni de l'assistanat : le principe repose sur l'égalité. Une heure de service rendu vous permet de bénéficier d'une heure de service de la part d'un autre accordeur. »

Né dans le quartier populaire de Saint-Roch au Québec voilà dix ans, ce concept a pour objectif d' enrayer la spirale de la pauvreté et de l'exclusion sociale en tissant un réseau de solidarités entre habitants d'un même quartier. Séduit par cette démarche, Alain Philippe, président de la Fondation Macif qui est toujours en quête d'innovations sociales à promouvoir, a décidé d'importer l'Accorderie en France avec le soutien de la Ville de Paris et de la régie de quartier du 19 ème. « Au delà de la lutte contre la pauvreté, c'est un moyen de nouer des relations, de faire confiance aux gens dans un contexte socio-économique difficile où la tentation du repli sur soit est forte » raconte t'il.

Quelques mois à peine après son ouverture, le modèle d' Accorderie à la française est un succès : 150 accordeurs ont été recrutés et près de 100 heures ont déjà été échangées. Et ça ne risque pas de s'arrêter. Sur la porte d'entrée du local, une affichette annonce complètes les prochaines réunions d'informations. « Nous avons reçu beaucoup de demandes de gens n'habitant pas le 19e qui souhaitent s'inscrire mais nous avons dû refuser » expique Laetitia Jacob. « Pour qu'une Accorderie fonctionne, il faut qu'elle soit avant tout une structure de proximité.»

Installés sur des chaises alignées façon salle de cours, les participants à la réunion plongent leur nez dans la très large palette de services proposés. Réparation de vélo, aide pour déménagement, conseils en relooking, initiations à divers sports, aide aux démarches administratives, dépannage pour ordinateurs, tapisserie, jardinage, portage de valises à la gare... Autant de petits travaux qui peuvent améliorer le quotidien mais que les habitants du quartier n'ont pas forcement les moyens de se payer. Le 19e arrondissement de Paris est souvent estampillé, à juste titre comme un quartier « populaire ». Ici, les revenus sont modestes et le chômage important.

Saadia, la quarantaine, touche le RSA et vit seule avec ses deux enfants. Elle le dit d'emblée : elle est venue à l'Accorderie pour « des raisons économiques ». . En échange d'un service qu'elle proposera lors de son inscription, elle n'aura qu'à acheter le matériel nécessaire à ses réparations à l'accordeur qu'elle aura recruté sur la plate-forme Internet ou via l'annuaire de la structure.

Fonctionnaires, étudiants, retraités, peintres ou juristes ... La mixité sociale est reine rue de Crimée et de se côtoyer rend la ville moins impersonnelle. Didier n'a pas de besoins particuliers. Mais après 25 ans à Paris, il a juste envie de rencontrer et d'aider les gens de son quartier. « On ne se connait pas dans les grandes villes. On ne regarde pas les gens, on est déconnecté. Il suffit finalement de peu pour changer tout ça. »

Un modèle qui essaime

La phase d'expérimentation du concept s'étant révélée plus que satisfaisante, la fondation Macif, qui a acquis la propriété intellectuelle de l'Accorderie, souhaite essaimer ce modèle à travers toute la France. « Nous nous étions donné quelques mois pour voir si cela fonctionnerait en France : une Accorderie sans accordeurs, ça ne marche pas! Devant l'engouement et les demandes suscitées par cette première structure, nous allons désormais développer les implantations », expose Alain Philippe, président de la Fondation Macif. Une autre Accorderie existe déjà à Chambéry. Rennes et Pau sont intéressés par la démarche. A Paris, trois autres situées respectivement dans le 14e, 18e et 10e arrondissement (« Grand Belleville ») devraient ouvrir courant 2012.

de A.C Genthialon, pour "La Vie"

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Published by une terrienne - dans Philosophie de vie
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