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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:38

Une nouvelle générosité ?

Le marché français de la philanthropie est mature : son cadre législatif est optimisé, le nombre d’acteurs et les besoins se multiplient, le nombre de donateurs stagne et les techniques habituelles de collecte sont de plus en plus coûteuses. Pour progresser, les associations ont besoin de développer leur collecte sur de nouveaux fronts. Au sein des financements innovants, le micro-don dont l'essor est favorisé par le développement de la RSE, l'émergence de la génération G ou encore la progression de la générosité embarquée, occupe une place privilégiée.

 

À l’inverse de la génération X (les personnes nées dans les années 60 et 70) et de la génération Y (née essentiellement dans les années 80), la génération G ne se définit pas selon des critères démographiques ou sociologiques. La génération G se compose d'individus, consommateurs et citoyens, pour qui la générosité, l’échange, l’attention portée aux autres, constituent des éléments de satisfaction personnelle. Cette génération ne cherche pas son statut social dans la consommation, mais dans un comportement responsable, citoyen, tourné vers les autres.

 

Générosité et partage sont d’autant plus naturels pour cette génération qu’elle a été nourrie à la culture du web et qu’elle a intégré les principes du développement durable. La génération G vit dans une société du partage qui se nourrit des valeurs du web : c’est à dire abreuvée d’une culture d’individus qui donnent, participent, créent et collaborent. La conséquence immédiate de ce phénomène est l’habitude de la gratuité qui, combinée à l’émergence de l’impératif « durable » conduit à privilégier le troc et le recyclage à l’achat.

 

Il s'agit donc également d'une génération attentive aux prix (contexte de crise), à la recherche des services rapides, participatifs et collaboratifs (culture web) et qui prend en compte dans ses choix les engagements des marques. L’étude Good Purpose 2010 [1], montre que plus d’un Français sur 3 estiment « qu’aider les autres est une des sources de satisfaction les plus importantes ». Et 81% des consommateurs interrogés disent « qu’il est important que les marques qu’ils achètent soient socialement responsables ».

L’engagement des marques dans une grande cause serait un facteur déclenchant l’achat. À prix et produit équivalent, le soutien à une association humanitaire l’emporterait sur les habitudes d’achat ou le design. 

 

      Le micro-don

 

Le micro-don désigne un don de faible montant de quelques centimes à quelques euros.

Les dons de petit montant existent depuis toujours, depuis que l’on frappe monnaie avec les quêtes, ou plus récemment avec les collectes visant à récupérer nos piécettes, comme « l’opération pièces jaunes ». Mais le développement rapide de l'internet et plus particulièrement du commerce en ligne ont favorisé le développement global du micro-don.

 

Le micro-don correspond à une nouvelle possibilité pour chaque citoyen d'exprimer sa générosité dans des actes du quotidien. Plus en phase avec les caractéristiques de consommation du XXIe siècle : spontané, fréquent. Sur le principe des petits ruisseaux qui forment les grandes rivières, les micro-dons, additionnés les uns aux autres, représentent une opportunité de financement de plusieurs millions d'euros pour les projets associatifs d'intérêt général ou d'utilité publique.

 

La collecte directe de dons de très faible montant peut induire des frais de gestion importants au regard des sommes levées. Mais lorsqu’un micro-don est adossé à un acte de la vie courante, ces coûts sont dilués dans ceux du traitement de l’acte sur lequel il repose.

Les micro-dons peuvent ainsi se réaliser au travers de nouveaux outils : le don y est dématérialisé, numérisé. Il est lié à des actes du quotidien (payer, manger, jouer,…) et s’adosse à des « supports » existants : une transaction ou un état (commercial, bancaire…). 

 

   La générosité embarquée

 

« La « générosité embarquée » (expression directement importée de la terminologie anglaise « embedded giving ») désigne les outils qui proposent aux citoyens des opportunités de dons greffées sur des transactions de leur quotidien.

La générosité embarquée offre la possibilité aux particuliers de donner de quelques centimes à quelques euros à partir de leur bulletin de salaire, de leur facture d’électricité, de leur ticket de caisse… 

Facile, innovant et indolore, c'est ce qu'on appelle une stratégie "coup de pouce" ou "nudge". 

 

La France a du retard en la matière, mais de plus en plus d'inititiatives voient le jour avec pour cible les moins de 50 ans (ce qui représente 28% des donateurs). Les outils de la générosité embarquée démontrent à l'étranger leur fort potentiel de collecte. Dans les pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, Etats-Unis), mais aussi en Amérique centrale (Mexique). Ils aboutissent à des collectes conséquentes : 100M£ en Grande-Bretagne pour le don sur salaire ; 100 millions de Pesos pour el redondeo au Mexique.

The Chronicle of Philanthropy, qui se revendique comme la première source d'information des acteurs du non-profit et de la collecte de fonds identifie cette innovation dans un article de janvier 2011 comme le 3ème buzz word du moment.

 MicroDON fait partie des pionniers en France de la générosité embarquée. Leur mise en œuvre se heurte encore à l’inertie des entreprises qui craignent de perturber leur process ou leurs publics. Des prises de parole fortes des pouvoirs publics ou des organismes bénéficiaires devraient permettre de lever ces freins.   



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Published by une terrienne - dans Sociologie
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