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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:37

 

Gérard, 41 ans, vient d'emménager dans un appartement parisien géré par l'association Lazare, après avoir passé plusieurs mois dans la rue et sur un matelas dans une salle commune d'une congrégation religieuse.G

     

    Il n'aurait jamais imaginé avoir une adresse dans cette rue commerçante et plutôt bourgeoise du 15e arrondissement de Paris. A 41 ans, Gérard (le prénom a été changé) n'en revient pas d'avoir depuis peu son "chez lui" dans un appartement "si vaste qu'on dirait un loft". Après onze mois passés dans la rue et huit sur un matelas posé dans la salle commune d'une congrégation religieuse du quartier, cet ancien facteur vient d'emménager dans un lieu rare, encore en travaux.


     Le Savoyard, monté à Paris il y a quinze ans, a posé ses affaires, des livres et quelques vêtements, dans une chambre de 10 mètres carrés meublée d'une armoire, d'un lit et d'un bureau dépareillés. C'est son espace personnel ; le reste de l'appartement aux couloirs labyrinthiques – salon, salle à manger, cuisine et salle de bains – sera partagé avec six autres hommes qu'il ne connaît pas. Ses nouveaux colocataires sont pour moitié des jeunes cadres engagés dans la vie active. D'autres, comme Ludovic, 35 ans, viennent de traverser des mois, voire des années de galère. Six femmes, aux profils aussi diversifiés, vont vivre à un autre étage.

 

    Imaginée par de jeunes catholiques, l'expérience lancée début décembre dans cet ancien foyer de jeunes travailleurs tenu par les religieux de Saint-Vincent-de-Paul, se veut une "réponse évangélique aux problèmes de précarité", explique Etienne Villemain, l'un de ces catholiques militants initiateurs de Lazare, la structure qui gère à Paris, Lyon et Nantes ces colocations particulières. Sur le papier, l'idée est simple : investir des locaux vides ou sous-utilisés pour y faire cohabiter des célibataires de 25 à 35 ans, croyants souvent issus de classes moyennes et supérieures, avec des sans-abri, pour certains en grande difficulté psychique et sociale.
 

"On souhaite faire un pont entre ceux qui ne connaissent pas le monde de la rue et les SDF. Beaucoup de gens sont pleins de bonne volonté mais hésitent face à un sans-abri", explique M. Villemain, 35 ans, dont six passés en colocation avec des gens de la rue, dont les histoires chahutées l'ont "transformé".

 

     Commencée avec zèle mais amateurisme, l'aventure cherche à s'étendre et pourrait concerner 160 personnes dans l'année qui vient.

 

     Dans le 15e arrondissement, ce sont les religieux de Saint-Vincent-de-Paul, six hommes de 40 à 90 ans, qui ont pris contact avec l'association pour mettre à disposition cet immeuble de quatre étages. "Nous n'avions plus les moyens de mettre ce bâtiment aux normes, mais nous ne souhaitions pas le vendre, explique Gilles Pelletier, le supérieur provincial. Notre mission n'est pas de faire de l'argent mais d'aider les pauvres." La congrégation demande à l'association une participation financière pour les charges. Chaque colocataire paye 150 euros par mois. Les travaux, 600000 euros sur Paris, sont financés "par des donateurs".


 

"ON VISE À DONNER UN ENVIRONNEMENT FAMILIAL PLUS QU'INSTITUTIONNEL"


   "Le toit, c'est important, mais le plus précieux, ce sont les liens que l'on tisse", assure aussi Juliette, une volontaire, qui a partagé la vie de femmes en galère. Cette conseillère en ressources humaines coordonne le nouvel immeuble parisien, où elle vit avec son mari et leur bébé dans un appartement privatif.

    Catholique convertie à l'adolescence, Juliette souhaitait "se donner sans  devenir religieuse". "Ces projets de colocation m'ont permis de ne pas rompre avec ma vie de Parisienne normale, salariée, tout en faisant une chose en cohérence avec ma foi." 

   

    Jugés radicaux, idéalistes, voire légèrement "timbrés", les membres de Lazare se retrouvent chaque matin pour un temps de prière, avant de vaquer à leurs occupations. "Il est rare que des gens de la rue, qui sont de toutes origines, nous rejoignent", indique Juliette.

   

   Les SDF accueillis leur ont été adressés par des associations ou la mairie. "Tous les SDF ne peuvent pasvivre dans les conditions qu'on leur propose", convient Daphné, infirmière de 28 ans.

    Colocataire depuis trois ans, elle est responsable de l'étage des femmes, où trône une crèche de Noël en papier kraft. "Il faut organiser les tours de courses, de ménage et de repas, savoir qui dîne là le soir, se prendre en main"... Tous se sont engagés à "ne pas apporter d'alcool ou de drogue, à ne pas avoir de télé dans les chambres, à renoncer à la violence verbale et physique et à couper la musique à 23 heures". Des règles qui n'empêchent pas des dérapages : confrontés à des personnes psychiquement fragiles, les volontaires ne sont pas à l'abri des violences.       Pour autant, les jeunes catholiques refusent d'assumer un rôle de travailleurs sociaux. "On vise à donner un environnement familial plus qu'institutionnel." 

 

    Mais leur foi ne suffit pas à faire de miracles: si certains colocataires trouvent un emploi puis un logement, d'autres retournent à la rue.

     Pour Ludovic et Gérard, bénéficiaires du RSA, cette colocation est un moyen de"repartir sur de bonnes bases""Je peux me poser dans un endroit où je sais que l'on ne me volera pas mes affaires", raconte Ludovic, qui a déjà connu cette mésaventure. "Il faut que je retrouve un travail pour payer ma retraite", sourit de son côté Gérard, qui, de chômage en dépression, d'alcool en galère de rue, n'a pas eu d'emploi depuis quatre ans. Il passera le réveillon de Noël avec les religieux qui l'ont aidé. Puis, avec d'autres colocataires et des familles engagées dans l'association, il partira peut-être quelques jours en Bretagne. Hébergé par des religieuses.

 

   de  Stéphanie Le Bars, pour le Monde

 

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Published by une terrienne - dans Solidarité
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