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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:19
Chemin de paix en Colombie. Par Jean-Christophe Ploquin

Le gouvernement et la guérilla des Farc ont décidé de négocier. 


       La guerre a un prix qui devient parfois trop lourd à porter pour ceux qui la mènent. En Colombie, le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) Rodrigo Londono estiment qu’il est temps de mettre un terme à un conflit qui dure depuis près de quarante ans. Mardi 5 septembre, ils ont, chacun de leur côté officialisé l’ouverture de négociations le mois prochain en Norvège puis à Cuba. Ils ont eu presque les mêmes mots pour définir leur démarche : « Un chemin difficile » pour que le rêve d’une paix durable se concrétise dans leur pays.

       Ce double engagement est une bonne nouvelle pour la Colombie. Les souffrances endurées par la population ont été médiatisées en France lors de la captivité d’Ingrid Betancourt, otage de 2002 à 2008. Enlèvements, assassinats, disparitions, destruction de terres, déportations, attentats… rien n’aura été épargné à des civils souvent pris entre deux feux. Un sondage montre que 60 % des Colombiens sont favorables à des négociations de paix. L’Église catholique, qui a toujours effectué un discret travail de médiation, n’est pas la dernière à se réjouir.

        Le chemin est semé d’embûches d’autant que le début des discussions ne signifiera pas l’arrêt des opérations militaires. Les deux parties doivent s’accorder sur un calendrier de négociations. Puis d’épineuses questions devront être réglées : la question agraire, à l’origine de la révolte de paysans dépossédés en 1964 ; le trafic de drogue, qui profite à des intérêts mafieux dans les deux camps ; la réinsertion des guérilleros, qui passe par une forme de pardon envers ceux qui n’ont pas commis de crimes de guerre.

        Mais les fruits de la paix valent la peine d’essayer. Juan Manuel Santos, qui songe à se représenter en 2014, espère que son pays profitera d’un afflux d’investissements étrangers. Le chef des Farc, dont les effectifs ont été réduits de moitié par l’armée depuis dix ans, veut sauver la base sociale de son mouvement. C’est le sens du message envoyé en voisin par Rafael Correa, président (très à gauche) de l’Équateur : « S’il a pu y avoir autrefois des gens qui sont entrés dans la lutte armée pour s’attaquer à la misère, pour obtenir la justice, ces objectifs ne s’atteignent plus, au XXIe siècle, par cette voie. » La plupart des guérillas d’extrême gauche ont ainsi disparu d’Amérique latine. La guerre y est devenue anachronique.  

        Place aux compromis. 

pour le journal La Croix

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Published by une terrienne - dans Politique
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