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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 16:32

Le rôle exemplaire du prmeir ministre norvégien.

    A proximité du quartier des ministères à Oslo, les stigmates de l'attentat à la bombe du 22 juillet 2011 sont encore visibles. Les façades de nombreux bâtiments montrent des cadres de fenêtres couverts de planches de bois, des palissades cernent une partie de l'endroit où les travaux sont toujours en cours. Le premier ministre social-démocrate, Jens Stoltenberg, a retrouvé son bureau. Le monde se souvient encore du rôle exemplaire qu'il a su tenir dès le soir du drame, enveloppant le royaume entier de sa chaleur et de ses larmes de compassion, appelant ses compatriotes à répondre à la haine par plus de démocratie, plus d'humanité, plus d'ouverture.

     Dans les semaines qui ont suivi ce cauchemar, les Norvégiens de toutes confessions et origines, se serrant les coudes, ont fait preuve d'une dignité exceptionnelle. Oui, le modèle de société dont s'enorgueillit chaque Norvégien - qui avait fait dire à la première ministre Gro Harlem Brundtland, en 1994, qu'il était "typiquement norvégien d'être bon" , serait bien le plus fort.

    Depuis le double attentat perpétré par Anders Behring Breivik qui a causé la mort de 77 personnes dont 69 sur l'île d'Utoya, le 22 juillet, la Norvège a vécu au rythme de ce jour-là ; des livres commémoratifs émouvants, des témoignages bouleversants. Ces dernières semaines, la pression médiatique s'était un peu relâchée, mais à l'approche du procès du terroriste, qui s'est ouvert le 16 avril à Oslo, la machine s'est relancée. Une grande attente plane sur le royaume. "Il y a un besoin psychologique profond de voir que le système judiciaire va fonctionner et être à la hauteur, surtout parce que les attaques de Breivik étaient dirigées contre l'Etat de droit"souligne Henrik Syse, un philosophe chercheur à PRIO, un institut de recherche sur la paix.

    Touchée au plus profond de son âme, la Norvège a fait front. Sa richesse lui a-t-elle servi d'armure ? Ce serait sous-estimer l'attachement viscéral de ce pays à ses valeurs. C'est ainsi que le premier ministre a franchi un grand pas, selon l'image que la Norvège a d'elle-même, lorsqu'il a présenté pour la première fois, fin janvier, les excuses officielles de l'Etat au sujet de la participation norvégienne à la Shoah. Le quotidien Dagbladet a qualifié le geste d'"historique", tandis que, pour Aftenposten, ces excuses officielles traduisent "l'expression morale de la culpabilité que nous portons tous".

    Ces derniers mois, alors que l'économie poursuivait sa flamboyante cavalcade, une grande attention a été portée aux survivants de l'île d'Utoya, en dépit de quelques couacs : dans certaines régions, des jeunes sont restés sans aide psychologique. Mais les programmes scolaires ont été adaptés aux élèves ayant des difficultés de concentration depuis les attentats de 2011. A travers tout le pays, le procès a été soigneusement préparé afin que les Norvégiens sentent que justice leur est rendue et que des leçons vont être tirées pour l'avenir, sans céder à la paranoïa.

    Heureusement, le quotidien a repris le dessus. " Il y a eu deux semaines pendant lesquelles tout le monde a été formidable. Ensuite nous avons eu les élections municipales en septembre, et tout est revenu à la normale", raconte Tonje Brenna. La normale, pour elle, c'est de constater que le Parti du progrès (FrP), la formation populiste anti-immigrés qui a obtenu 22,9 % aux élections législatives de 2009, revient à "son petit racisme" de tous les jours. "Je crois que les Norvégiens n'oublieront ni les événements ni cette promesse sur les valeurs. Cette fameuse promesse d'un lendemain plus démocratique, plus ouvert, plus humaniste.

    Pour les survivants d'Utoya, cette génération qui sera aux commandes de la Norvège dans vingt-cinq ans, le drame et les mois qui ont suivi les ont rapprochés. Plus que cela, il leur a donné une vision pour l'avenir de ce pays qui baigne dans l'opulence." En Norvège, le plus grand danger est l'indifférence, explique Tonje Brenna. Je n'ai pas peur des nazis, mais j'ai peur que l'on s'arrête de se défendre contre le racisme ". Une feuille de route que les jeunes d'Utoya ont tatouée dans leur âme.

Olivier Truc pour Le Monde.

 Norvège

 

Population 5 millions d'habitants.

PIB par habitant 72 129 euros par an.

Croissance 2,8 %.

Chômage 3,2 %.

Dette publique 43,1 % du PIB.

Excédent budgétaire 10,6 % du PIB.

 

 

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Published by une terrienne - dans Sociologie
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