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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:42

       Les terres agricoles de l'est de l'Allemagne, laissées à l'abandon après la réunification, abritent maintenant de nombreux oiseaux.
  
       D'une envergure de presque trois mètres, le pygargue à queue blanche plane majestueusement au-dessus des forêts et des champs déserts. La présence de cet impressionnant rapace sur des terres qui ont autrefois appartenu à une exploitation collective gérée par l'Etat est la preuve la plus visible d'une belle histoire ornitho-logique qui a commencé en Allemagne de l'Est après la chute du communisme, il y a plus de vingt ans.

 

     Sur les quelque 18 millions de personnes qui habitaient l'ex-RDA, près de 2 millions sont partis à l'Ouest dans l'espoir d'y trouver de meilleurs emplois. La nature ayant horreur du vide, les oiseaux ont pris leur place : selon les résultats d'une étude publiée pour l'atlas officiel allemand des oiseaux nicheurs, l'ancienne Allemagne communiste attire chaque année deux fois plus d'oiseaux nicheurs que l'ouest du pays. Et parmi les espèces actuellement très présentes dans l'est de l'Allemagne, certaines ont disparu ou sont menacées d'extinction dans l'Ouest, comme les grues, les cigognes noires, les pouillots verdâtres, les outardes barbues...
    

      A l'Est, le nombre de couples de pygargues à queue blanche est ainsi passé
de 185 en 1990 à 575 aujourd'hui ; et dès 1993, la hausse du taux de reproduction a
permis à ces oiseaux d'être retirés de la liste des espèces menacées. Ces régions sont devenues des refuges pour les oiseaux quand les coopératives de production agricole ont été détruites après la réunification. Un cinquième des terres agricoles s'est alors retrouvé en jachère. Les champs abandonnés se sont rapidement
transformés en véritables réserves naturelles - des sortes d'oasis où les fleurs
sauvages, les graminées et les mauvaises herbes poussent en toute liberté. Les
insectes sont revenus, puis les petits mammifères et, phénomène sans doute le plus
frappant, les oiseaux.
    

      L'est de l'Allemagne a aussi la chance de posséder des régions sauvages très peu
peuplées, qui étaient déjà des sortes de sanctuaires pour les oiseaux bien avant la
chute du communisme. Le delta de l'Oder, à la frontière entre la Pologne et l'Allemagne, est l'un des plus grands. Il s'étend sur plus de 10 000 hectares et attire chaque année plus des deux tiers de la population mondiale d'oies des moissons lors de leur migration. Les marécages aux alentours du fleuve sont officiellement devenus l'une des plus grandes réserves naturelles d'Europe en 1995 et constituent désormais une zone de reproduction pour les espèces rares.
     

       Quant aux organismes allemands de protection de la nature, ils achètent régulièrement des terres inoccupées qui appartenaient autrefois à l'Etat pour en faire peu à peu de nouvelles réserves. Certaines, comme Griever Holz, une zone de 200 hectares de forêts et de prairies du Mecklenburg, abritent les oiseaux les plus rares
d'Allemagne, comme l'aigle pomarin. Il y a plus de deux siècles, il était présent dans toute l'Allemagne ainsi que dans d'autres régions de l'Europe occidentale.

      Mais, à force d'être systématiquement chassé, il a presque disparu de l'Ouest dès
la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, la plupart se trouvent en Europe orientale. Ils arrivent au printemps pour se reproduire, après avoir parcouru 10 000 kilomètres
depuis le sud et l'est de l'Afrique, où ils hivernent. L'aigle pomarin a besoin d'un
milieu naturel diversifié et aussi préservé que possible. C'est dans les zones humides
entourées de forêts et de prairies qu'il trouve sa nourriture : campagnols, mulots,
grenouilles et petits oiseaux. Ce qui le place au sommet de la chaîne alimentaire dans
cette région.
    

     Selon Ulf Bâhker, naturaliste de l'association allemande de protection de la
nature, la Nabu, "si les oiseaux réussissent à se reproduire, c'est que nous sommes sur la bonne voie".

 

Tony Paterson.The Independant on Sunday.Londres

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Published by une terrienne - dans Ecologie
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