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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:25

Le jeûne, une nouvelle façon de se soigner

Temps de lectureTemps de lecture : 3 minutes

LE PLUS. Comment imaginer que se priver peut rendre plus fort ? C'est pourtant ce que prouvent plusieurs études venues de l'étranger : le jeûne guérit. Explications de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, réalisateurs de documentaires, notamment auteurs de "Le jeûne, une nouvelle thérapie ?", qui a été diffusé sur Arte à la fin du mois de mars

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Guillaume Malaurie

Notre système de santé craque de toutes parts. Les comptes sont dans le rouge. Les maladies s’installent : diabète, hypertension, pathologies inflammatoires, allergies, dépressions… À chacune sa pilule. Nous vivons plus vieux, pieds et poings liés aux béquilles chimiques fournies par l’industrie du médicament. L’obésité fait des ravages, le cancer frappe chaque famille.

 

Ce constat est connu de tous aujourd’hui. Et que faisons nous ? Nous poursuivons dans la même direction.

 

Qui s’en soucie ? Les médecins suivent les protocoles, les comptables chiffrent, la dette enfle.

 

Médicaments, image d'illustration (RAUPACH/VARIO IMAGES/SIPA)

Médicaments, image d'illustration (RAUPACH/VARIO IMAGES/SIPA)

 

Que faire face à ce dérèglement du système de santé ?

 

Nous pouvons peut-être changer de perspective, penser notre système comme un vrai système de santé et non comme un système de la maladie.

Nous pourrions travailler sur le corps dans son ensemble, au contraire de la pratique qui veut que le médecin soigne son patient comme un garagiste répare une voiture : quand il a un pépin, par pièces interchangeables.

 

Au fil de ce questionnement, nous sommes tombés sur un vieux truc, vieux comme le monde : le jeûne. Étrange pratique, qui incite souvent à l’ironie, parce qu’elle effraie un peu (beaucoup) : qui n’a pas peur du manque ?

 

Jeûner, c’est entrer dans un pays inconnu

 

Aucun de nous n’avait jeûné, ne connaissait des gens qui avaient jeûné, avant de nous lancer dans une enquête qui voulait répondre à trois questions : est-il dangereux de jeûner ? A-t-on observé dans le corps, de manière objective, scientifique, les effets du jeûne ? Ses effets sont-ils bénéfiques ?

 

 Les découvertes sur le jeûne sont tout à fait étonnantes:

 

Les Soviétiques ont constitué 40 ans d’études cliniques, établi des protocoles, des listes d’indication et de contre indication et ont soigné des dizaines de milliers de patients. La pratique est également réelle de l’autre côté du Rhin : 15 à 20% des Allemands déclarent avoir jeûné et, est-ce une coïncidence, ils consomment beaucoup moins de médicaments que nous.

 

Un chercheur de l’université de Californie, Valter Longo, vient de son côté de publier dans une revue scientifique haut de gamme des résultats surprenants, chez la souris, sur le jeûne et la chimiothérapie.

 

Le jeûne, plus qu'une simple solution, un révélateur

 

Le jeûne n’est pas la panacée. Il ne sera pas la solution à lui seul des problèmes de notre système de santé.

Mais le jeûne est un révélateur. Révélateur de la capacité à penser autrement.

 

Interrogé dans un hebdomadaire cette semaine, un cancérologue français de l’hôpital Cochin n’a pas craint d’affirmer : "Le jeûne n’a aucune place dans le champs des pathologies malignes." En France, ne changeons rien. Pensons comme nous avons toujours pensé.

 

Autre son de cloche au Norris Hospital de Los Angeles, un des centres de cancérologie les plus importants de Californie, où un essai thérapeutique préliminaire est conduit en faisant jeûner des patients atteints de cancer avant la chimiothérapie. David Quinn, chef du service des essais thérapeutiques (200 essais thérapeutiques sont conduits chaque année), nous a déclaré : "Nous suivons avec beaucoup d’intérêt cette piste. Une méthode simple, facile à mettre en œuvre, et pas chère, potentiellement applicable à tous les cancers : pourquoi la négliger ?"

 

Pour l’instant, il ne s’agit que d’essais préliminaires. N’empêche, la clinique Mayo a lancé elle aussi des essais thérapeutiques, l’Université de Leiden, aux Pays-Bas également.

 

Et en France ? Pas d’essais en vue. Dans le même hebdomadaire, un autre professeur déclare : "Jeûner est à proscrire en cas de maladie." ("Elle", 23 mars 2012)

 

Et au nom de quoi, dans une France championne du monde de la consommation de médicaments ? De l’ignorance ? De l’incapacité à penser le monde autrement ?

 

Comme nous le disait Valter Longo : "C’est difficile d’imaginer que vous pouvez supprimer la nourriture à quelqu’un et qu’il devient plus fort." Et Valentin Nicolaïev, à Moscou, d’ajouter : "C’est encore plus difficile pour un médecin. Jeûner, c’est un peu mettre sa tête à l’envers."

 

Sommes-nous prêts à penser le monde autrement ? À penser notre système de santé autrement, à penser notre rapport au soin et au corps différemment ?

 

Et si le manque n’était plus vécu comme une défaite ? "Moins" pourrait-il être "Plus" ?

 

 

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Published by une terrienne - dans Santé
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