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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:58

Les Zèbres faisant la circulation à LA PAZ, Bolivie.

 

 Exil rural et sécurité routière

Cela fait maintenant 15 ans que les zèbres de la Paz peuvent être aperçus dans les rues de la ville afin d’essayer de rendre l’espace public plus sûr. En effet, après un exode rural très intense la population n’a pas intégré les règles propres à la vie en communauté citadine. Cela se traduit notamment par un code de la route inexistant. En quelques années, la Paz est passée de 1950 à 2015 de 267 000 habitants à plus de 2 millions.

La ville s’est alors développée de manière totalement anarchique. La ville située sur une colline adopte un cloisonnement géographique lié à la situation économique des habitants. Les plus riches vivent vers les terres basses tandis que les plus pauvres vivent dans les hauteurs. En effet, plus l’altitude augmente moins l’air est respirable et plus l’air devient froid.

Dans ces quartiers populaires la chaussée est souvent déformée : trous, plaques d’égout manquantes, porteurs surchargés ne voyant que droit devant eux sont autant de dangers pour les piétons. A chaque carrefour le danger est grand car personne ne respectant les feux tricolores, l’anarchie est totale. De plus, les vans servant de transport en commun, s’arrêtent à tout moment et n’importe où. En sortent des passagers pressés qui n’ont bien sûr pas de zones qui leur sont réservés pour rejoindre les trottoirs en toute sécurité.

C’est pourquoi, afin d’enrayer la congestion urbaine, la municipalité de la Paz décide de former des adolescents venant pour la plupart de la Fundación La Paz. L’enjeu pour la municipalité est d’une part de rendre les rues de la ville plus sûres et d’autre part d’aider à la réinsertion de jeunes en ruptures avec la société, la plupart étant d’ailleurs d’anciens drogués ou de jeunes vivant dans la rue.

 

  Education citadine et lutte contre les violences

Ainsi de nos jours se sont plus de 240 zèbres ou ‘‘cebritas’’ qui enseignent à la population les règles de circulation et de comportement. Devenue une véritable institution, l’enseignement des zèbres s’est diversifié. En plus de la sécurité routière les zèbres se rendent dans les écoles et les quartiers de la ville afin d’éduquer les citadins sur le tri des déchets et les nuisances sonores.

Autres sujets abordés par les zèbres : l’alcoolisme et la violence domestique. En effet, la Bolivie possède une véritable culture de l’alcool ou “cultura chupistica”. L’alcool accompagne tous les évènements collectifs sans qu’aucune limite sociale n’en réfrène les abus. Ainsi beaucoup d’hommes (les femmes étant beaucoup moins touchées) entrent dans un cercle vicieux à tendance toxicomane. L’ivresse peut souvent s’accompagner de violences domestiques envers les femmes et les enfants. Beaucoup de jeunes "cebras" ont été eux-mêmes victimes de violences liées à l’alcool.

 Le blog du Master Conflictualités et médiations / Université catholique de l'Ouest. Justine Launay.

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Published by une terrienne - dans Education
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