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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:49
   
   
Ce sésame, le jeune Camerounais l'a obtenu en se distinguant aux Olympiades des métiers, où pendant trois jours, il a donné forme à une hydrolienne de 40 kg. À la mi-octobre, Williams Kemadjou a reçu la médaille d'or aux Olympiades des métiers de Bretagne, à Saint-Brieuc, catégorie serrurerie-métallerie.
 
    
 
   Une consécration pour ce sans-papiers arrivé en France il y a deux ans. Hier, il a pu régulariser sa situation en préfecture. Et regarde maintenant l'avenir sereinement.  La vie est belle ! ». Williams quitte la préfecture de Quimper le coeur léger. Avec en main un récépissé de demande de carte de séjour. « La personne qui m'a reçu m'a affirmé que d'ici trois mois, je recevrai ma carte de séjour. Valable un an et renouvelable. Je suis heureux ». À ses côtés, ses deux fées protectrices, Éliane et Françoise Briant, ainsi que Samuel Join-Leydier, l'éducateur de Don Bosco qui le suit depuis des mois, ne boudent pas leur plaisir. Et le congratulent. Car ce sésame, il l'a obtenu en se distinguant aux Olympiades des métiers de la Bretagne, où il a décroché la médaille d'or après avoir, pendant trois jours, donné forme à une hydrolienne de 40 kg.
 
   « J'ai pris un train au hasard »
 
Williams revient de loin. De très loin même. Ce jeune homme, natif de Loum, un petit village du Cameroun, a quitté son pays en janvier 2014. « J'avais 17 ans. Là-bas, c'était la misère absolue. Aucun avenir pour les jeunes. J'ai mis onze mois pour arriver en France. Sans passeur. J'ai voyagé en bus, en voiture, en moto-taxi, explique Williams. J'ai travaillé en Algérie pour avoir assez d'argent pour poursuivre mon voyage. J'ai réussi à mettre le pied en Europe en franchissant la frontière de Melilla, l'enclave espagnole au Maroc. J'ai profité d'une vague humaine pour passer ». Il y a un peu plus d'un an, Williams est arrivé à Paris où il ne connaissait personne. « Mon but, c'était de gagner la France. J'y étais enfin ». Mais dans quelles conditions. Après plusieurs nuits passées dans la rue, dans le froid, le jeune Camerounais prend le train gare Montparnasse. « Je ne savais pas du tout où j'allais. J'ai pris le premier train et je suis arrivé à Rennes. Puis à Quimper », confie-t-il aujourd'hui.
 
   Quelques jours plus tard, Williams est pris en charge dans un foyer pour mineurs à Combrit. Puis dans une famille d'accueil à Bourg-Blanc. C'est là, dans le Nord-Finistère, que Williams fait la rencontre de Françoise Briant et de sa famille avec qui il nouera des liens très forts et qui l'héberge à présent.
 
   En juin dernier, épaulé par l'association Mission de lutte contre le décrochage scolaire, celui qui n'avait qu'un niveau CE2 décroche son brevet. À la rentrée, il intègre le lycée Vauban à Brest pour passer son CAP métallerie. Très vite, son professeur d'atelier fait le constat qu'il a de l'or dans les mains. Et lui propose de participer aux Olympiades des métiers. Vers les Olympiades nationales.
 
   « Au Cameroun, je gagnais ma vie en vendant des arachides ou des avocats dans la rue. De temps en temps aussi, je donnais un coup de main à un menuisier. J'ai appris beaucoup de choses avec lui. Et puis, j'adore le travail manuel. Après le CAP, je vise le Bac pro ».
 
   Il y a une dizaine de jours, le téléphone a sonné chez les Briant. À l'autre bout du fil, quelqu'un de la préfecture appelait pour signifier à Williams qu'il pouvait venir régulariser sa situation. Ce qui a été fait hier matin. « La demande de permis de séjour a été faite à deux titres, précisent Françoise et Liliane Briant. Pour la vie professionnelle mais également familiale. Tant les relations qui nous unissent aujourd'hui sont fortes ». Et puis, sans cette régularisation, Williams n'aurait peut-être pas pu concourir à Bordeaux, en mars prochain, aux finales nationales des Olympiades des métiers pour lesquelles il a été sélectionné.
 
   Épreuve qui pourrait lui ouvrir les portes du concours international qui se déroulera à Abou Dabi, aux Émirats Arabes Unis, dans un an.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sans-papiers-le-medaille-d-or-regularise-26-11-2016-11306659.php

 

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Published by une terrienne - dans Sociologie
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commentaires

Brigitte 07/03/2017 14:05

Bravo pour ce blog et Merci!