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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 19:08

Jadis concentré de tous les maux dont souffrait la Colombie, Bogotá, la capitale, s'est apaisée. A la source de l'harmonie retrouvée : des maires novateurs et des choix urbanistiques audacieux.

La révolution que vit Bogotá peut se résumer en une formule: la ville était une jungle, elle est devenue un jardin ! Perchée à 2 600 mètres d'altitude sur un haut plateau de la Cordillère orientale, la capitale, fondée en 1538 par le conquistador Jiménez de Quesada, revient de loin. Dans les années 1990, les chiffres de la municipalité faisaient état d'une criminalité endémique: quatre-vingt-quatre homicides par an pour 100000 habitants. Vingt fois plus qu'aujourd'hui à Paris. Poussés par l'exode rural et la guerre civile, 150000 «exilés de l'intérieur» s'installaient chaque année dans la cité, où le parc automobile augmentait de 70000 véhicules par an, accentuant dramatiquement la pollution. Les transports publics étaient à bout de souffle et saturés. La vie dans cette mégapole anarchique, suffocante et dangereuse tenait du cauchemar. «Il y a trente ans, lorsque j'ai débarqué de mon village, je suis passé de la jungle tout court à la jungle urbaine, se souvient Roberto, un chauffeur de taxi vétéran des années de galère. Souvent, j'ai pensé repartir d'où je venais. Aujourd'hui, il n'en est plus question.»

Et s'il fait bon vivre dans le jardin qu'est devenu Bogotá, c'est d'abord en raison de l'amélioration spectaculaire de la sécurité. Le taux de criminalité a chuté de 42 % entre 2000 et 2009. Tout aussi radicale fut la transformation de la physionomie de la capitale. Ses parcs, ses zones piétonnières, ses artères dégagées, sa voierie rénovée, ses nouveaux quartiers et surtout la facilité avec laquelle on peut se déplacer font envie à bien des capitales d'Amérique latine. Fait rare en Colombie, cette révolution a été impulsée par le pouvoir politique, en l'occurrence deux maires qui ont marqué leur époque: l'écologiste Antanas Mockus (1995-1997 et 2001-2004), qui a su insuffler une culture citoyenne faisant cruellement défaut aux Bogotanos, et surtout Enrique Peñalosa (1998-2001) , qui a porté à bout de bras les grands travaux de transformation. Par exemple, le désenclavement et la rénovation du quartier populaire de Rincón ou la métamorphose du quartier de Zona Rosa, devenu un lieu branché et festif. «Bogotá a aussi modifié une grande partie de sa physionomie grâce à la construction de 430000 mètres carrés de trottoirs», ajoute l'urbaniste Ricardo Montezuma. Complétés par 150 kilomètres de pistes cyclables. grande amélioration aussi, l'implantation du TransMilenio a transformé la vie quotidienne des habitants. Cette appellation futuriste désigne un réseau de 1500 autobus, conçu pour décongestionner le centre-ville. Pari gagné: les Bogotanos sont 1,6 million à l'emprunter chaque jour. Des règles de circulation alternée ont également vu le jour, des mesures radicales mais indispensables dans une ville d'altitude où l'oxygène se fait rare. elles s'appliquent aux 1,3 million de voitures qui roulent dans Bogotá. A tour de rôle, selon leur plaque d'immatriculation, les particuliers ont interdiction de circuler deux jours par semaine.

Mais c'est surtout la pacification des rues, jadis livrées aux malfrats et aux bandes de gamins abandonnés, qui a rendu possible l'épanouissement d'une vie culturelle intense et diversifiée. Un signe: Bogotá a été élue «Capitale mondiale du livre» en 2007 par l'Unesco. Bibliothèques, théâtres, cinémas, musées, expositions, concerts... L'offre a explosé et le calendrier de la ville est dorénavant rythmé par des événements d'envergure internationale. En 2009, Elton John et Depeche Mode y ont donné des concerts. Sting est venu s'y produire en 2010. Quant au festival Rock al Parque, en 473 concerts, il a déjà rassemblé plus de trois millions de spectateurs. Un succès inimaginable il y a quelques années, quand sévissait la violence. 

Bogota, capitale de Colombie reconnue pour sa position stratégique sur le continent, est aujourd'hui l'épicentre des débats qui définissent les villes de demain et plus spécialement la qualité de vie des citadins dans le cadre de l'agenda urbain dans sa globalité. La ville se projette comme capitale de la paix impulsant des politiques publiques cohérentes quant au respect de la diversité, du développement durable urbain, du développement et de l'insertion sociale: un exemple pour les autres ville du monde.

Ces 15 dernières années Bogota est devenu un référent mondial de la

transformation, du fait de son économie solide et dynamique,de son art, de 

sa culture, de son tourisme et de sa perpétuelle promotion du développement 

durable.

 

Géo. Bogota 2016.

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Published by une terrienne - dans Monde
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commentaires

Françoise 25/04/2016 11:16

Bravo à ces dirigeants qui ont eu le courage de faire quelque chose pour leur Ville!
...cela donne envie d'y aller!

une terrienne 25/04/2016 11:32

Complètement d'accord !

Sabine 23/04/2016 22:32

L'espoir renaît. Merci pour ces infos.

pivin jacqueline 19/04/2016 16:13

Qué bien !!
C'est vraiment du mieux sur terre , chapeau les colombiens ..

Jérémie 18/04/2016 06:08

C'est aussi valable pour Medellín !