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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 10:48

Une idée originale et citoyenne de "désarmer" les enfants .

Edouard, 9 ans, faux revolver à la ceinture: «Salah Abdeslam, il est où?», ​lui demande un copain de jeu. Elisabeth, sa maman, surprend la scène. Cette semaine, son fils est allé remettre plusieurs armes factices à une association en échange d’autres jouets.

A l’entrée de «La Fabrique du Neuf», une ressourcerie basée à Ris-Orangis (Essonne), un Père Noël côtoie une grande caisse en plastique. A l’intérieur: la réplique d’un fusil d’assaut, des armes de poing, un couteau...

Edouard y dépose trois autres calibres: un pistolet de pirate à la peinture or écaillée, un revolver à la gâchette hors d’usage et un lance-fléchettes... sans ses munitions. Sa maman souffle: «il a encore beaucoup d’armes à la maison...». Lui promet: «elles ne vont pas me manquer».

Autour du point de collecte, des regards pleins de convoitise, comme magnétisés. «Pose moi ça!», hurle Souad à son fils Rani, 5 ans, hypnotisé par le bruit électronique des rafales de kalachnikov.

Jusqu’à fin décembre, les enfants sont invités à «ramener leurs pistolets factices en échange d’un livre ou d’un autre jeu», explique Pierre Garnier, directeur général de l’association, qui compte trois ressourceries en Essonne (Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Montgeron).

Une idée née après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et au Stade de France. «Le message que l’on veut faire passer, c’est de jouer différemment, jouer ensemble», glisse-t-il.

Les armes, promises à la destruction, seront recyclées «pour une oeuvre culturelle, soit une structure, soit un collage», précise M. Garnier, qui espère monter ce projet avec une école.

- Des jouets retirés des catalogues -

«Depuis ce qui s’est passé, mon fils a vu beaucoup d’images de policiers, de militaires. Et il s’amuse à rejouer les scènes avec ses copains, à enquêter sur les attaques», explique Elisabeth. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux évoque le nom de l’un des jihadistes impliqués, Salah Abdeslam, toujours activement recherché.

 

«Au début, ça ne m’a pas plu, mais finalement je préfère que ça sorte comme ça ou sur des dessins», se rassure cette trentenaire qui a vu cette opération comme «l’occasion d’enfoncer le clou».

Edouard, qui rêve de devenir réalisateur de films, sait que «les armes, ce n’est pas quelque chose de bien», mais quand il joue, «c’est toujours pour arrêter les méchants», dans «des histoires imaginaires de cambriolages ou d’attaques de gangsters».

L’idée du troc est venue de Fabrice, un bénévole, après la décision de plusieurs grandes enseignes de jouets, comme Toys R Us ou Joué Club, de retirer ces armes factices de leurs rayons après les attentats.

«Je voulais que l’on fasse quelque chose de similaire à notre niveau. Quand je vois certaines répliques d’armes, comme des lance-roquettes, ça me choque. Il y a une vraie banalisation de la violence», déplore cet animateur radio.

Il assume également un message de sensibilisation à l’égard des parents: «grâce à l’opération, peut-être que pour Noël, ils préféreront offrir un DVD, une bande dessinée ou un livre plutôt qu’une arme de guerre».

L’initiative ravit la pédopsychiatre Dominique Tourrès: «les enfants doivent exprimer leurs pulsions agressives à travers des jeux imaginaires qui sont les leurs, comme créer des projectiles avec de la pâte à modeler, un fusil à partir d’un bâton, mais pas avec des répliques pour adulte».

Après avoir promené ses yeux de longues minutes dans les allées du grand entrepôt, Edouard a fait son choix. Il repartira avec un jeu de magie: une autre manière pour lui de «raconter des histoires».

AFP

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Published by une terrienne - dans Sociologie
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commentaires

Catherine Levent 09/01/2016 19:44

Bonjour
Je fais un projet de clip vidéo avec mes élèves de collège sur la chanson "Imagine " de John Lennon . Le collège est justement en Essonne (Etampes ) J'aimerais les filmer en train de détruire des armes en plastique. Avez vous une idée de la manière et des moyens d'accomplir cette action ? Est-il possible de me mettre en relation avec Pierre Garnier ?Je suis preneuse aussi de toutes les idées pour des images du clip, nous en avons une dizaine . Ce clip sera diffusé uniquement au sein du collège en fin d'année.
Cordialement

une terrienne 11/01/2016 14:05

Bonjour, non désolée, je ne peux pas vous mettre en relation avec Pierre Garnier, mais je pense qu'il devrait être facile de trouver ses coordonnées sur le site de la "ressourcerie". Bonne chance à vous !
Une terrienne.