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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:55
Idée de cadeau ? un smartphone presqu'équitable ...

Fairphone, le premier smartphone qui se veut équitable.

Une start-up hollandaise propose un mobile fabriqué dans des usines à visage humain à partir de composants irréprochables. Ou presque.

Des minerais provenant de pays en guerre, des conditions de travail inhumaines, des désastres écologiques: la fabrication de nos smartphones cache des secrets inavouables, comme l'a montré l'émission Cash investigation, diffusée récemment sur France 2. Pourtant, il existe une entreprise qui pense possible de fabriquer des mobiles avec des matières premières irréprochables, des ouvriers respectés et une véritable conscience environnementale. Cette entreprise, c'est Fairphone, une start-up hollandaise qui s'engage à produire un smartphone «éthique». Son credo: soutenir les économies locales et non les milices armées, s'approvisionner auprès d'entreprises qui ne portent atteinte ni aux droits de l'homme ni à l'environnement, et proposer des produits durables, faciles à réparer et à recycler.

Les minerais proviennent, comme la majorité de ceux qui sont utilisés dans l'industrie, de mines situées en République démocratique du Congo. Mais celles qui travaillent pour Fairphone se trouvent en dehors des zones de conflit. «Nous aurions pu nous approvisionner en Australie, qui produit les mêmes minerais, et décider d'ignorer l'Afrique et ses conflits, explique Bas van Abel, fondateur et PDG de Fairphone. Mais nous voulions intervenir précisément en Afrique pour améliorer la vie des mineurs et leur permettre en fin de compte de toucher un salaire décent.»

Ingénieur et designer, Bas van Abel est d'abord un ardent militant de l'«open design», une conception du design industriel qui reprend les principes des logiciels libres: transparence, interaction et partage. «Si vous ne pouvez pas ouvrir le produit, vous ne le possédez pas», proclame-t-il en 2012 en s'indignant sur l'impossibilité de démonter une console Nintendo ou un iPhone. À cette époque, il est à la tête d'un laboratoire communautaire de fabrication de prototypes. Il a aussi lancé des restaurants «open source» qui servent des recettes inventées par les internautes. Une association le contacte alors: elle cherche à sensibiliser les consommateurs à la disparition de millions de personnes dans les mines africaines qui exploitent des minerais pour l'industrie.

Sensibiliser les consommateurs

«À l'origine, mes amis et moi nous ne voulions pas fabriquer de téléphone, raconte Bas van Abel. Nous cherchions ce que nous pouvions faire pour dénoncer le trafic des minéraux de sang en Afrique centrale. Il fallait d'abord comprendre ce qui se déroulait là-bas, et nous avons eu du mal à identifier qui étaient les méchants: les milices rebelles, l'armée régulière, la communauté internationale qui ferme les yeux ou les grandes entreprises qui profitent de la situation?» Pour toucher le public, rien ne vaut une bonne histoire, estime Bas van Abel. Il s'inspire alors d'un blog sur lequel des amateurs expliquent étape par étape comment ils ont fabriqué un grille-pain à partir de rien, en étudiant les composants, les procédés de fabrication et en cherchant des fournisseurs. «Nous nous sommes dit: pourquoi ne pas faire un téléphone et raconter notre démarche sur Internet ? Le téléphone est un produit qu'on utilise tous les jours. Il permettra au public de mieux comprendre la situation dans les mines qui fournissent de l'étain, du tantale, du tungstène, etc.»

De retour d'Afrique, Bas van Abel souhaite aller plus loin. «Trouver des mines qui ne sont pas impliquées dans le conflit était la première étape. Il fallait aussi se pencher sur les conditions de travail.» Pas seulement au Congo, mais aussi auprès des fournisseurs asiatiques. Comment le Fairphone pourrait-il être produit dans des usines qui font travailler les enfants ou qui ne respectent pas la législation sociale? En Chine, Bas van Abel réussit à s'entendre avec des entreprises qui s'engagent à rémunérer convenablement les employés et à mettre en place un fonds d'aide salariale. Sans pour autant verser dans l'angélisme. «Nous ne pouvons pas garantir que tous nos fournisseurs sont irréprochables, avoue-t-il. Nous n'avons pas encore la taille ni le volume de ventes qui nous permettent de faire pression sur nos partenaires. C'est pourquoi nous nous sommes d'abord adressés aux petites entreprises qui nous autorisaient à visiter leurs usines et que nous essayons d'améliorer tout ce qui est possible.» La mention qui accompagne le liste des fournisseurs de Fairphone, sur Internet, confirme la réserve du PDG: «L'inscription sur la liste ne signifie pas que Fairphone approuve ces fournisseurs ou fabricants comme étant “plus justes” que leurs concurrents, et n'implique pas que Fairphone a une relation directe avec ces sociétés et influe sur leurs pratiques commerciales.» Comment alors proposer un téléphone 100% équitable? «C'est tout simplement impossible, déplore Bas van Abel. Nous essayons de faire au mieux. Mais nous espérons que le reste de l'industrie tirera des enseignements de notre initiative et que les consommateurs seront sensibles à notre démarche.»

Un acte militant

Aujourd'hui, plus de 50.000 Fairphone ont été vendus dans le monde au prix de 310 €. Au début grâce au soutien de l'opérateur KPN, qui a accepté d'en commander 1000 exemplaires avant même qu'ils aient été fabriqués. La clientèle, très variée, est plus sensible aux arguments «éthiques» de la marque qu'aux caractéristiques du produit. «J'ai d'abord été séduit par le concept, explique Bruno, l'un des premiers clients français de la marque. Une petite start-up avec des ambitions éthiques, qui s'implique dans le choix de ses fournisseurs et dont on peut réparer le produit. J'ai suivi l'aventure sur leur site Web qui racontait chaque étape de la fabrication, les visites d'usines, l'analyse du prix de revient. Tout cela donnait l'image d'une sorte de laboratoire.» Pour Bas van Abel, l'achat du Fairphone s'apparente à un acte militant: «Nous nous adressons aux gens qui pensent qu'on peut faire avancer les choses avec des initiatives comme la nôtre.» Il espère ainsi «poser les bases pour que ce mouvement prenne de plus en plus d'ampleur, en comptant sur Internet et sur le bouche-à-oreille pour que d'autres viennent y participer.» Prochaine étape: la création d'un nouveau modèle, entièrement conçu par Fairphone, qui devrait sortir courant 2015.

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Published by une terrienne - dans Economie équitable
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commentaires

Une terrienne 20/12/2014 19:55

Sur ce site : http://shop.fairphone.com/

Etienne 21/12/2014 17:18

J'ai été voir sur le site de fairphone : ils sont en rupture de stock, à cause d'une "overwhelming demand". Grâce à Du mieux sur terre !

Etienne 13/12/2014 16:45

Très intéressant, mais où trouver ces smartphones en France ?