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   Editorial

Et bien, c'est simple : l'idée est que nous ne pouvons plus accepter de nous laisser tyranniser par la politique du négativisme tous azimuts qui fait que l'on ne nous parle que de ce qui va mal, alors que partout dans le monde et à tout instant, des milliers de gestes, de paroles, de décisions, d'évènements, d'hommes sont porteurs de positif, d'espoir, de générosité, de progrès, d'humanité. Il est grand temps de se bouger : à nous de les chercher, de les débusquer, d'y prêter attention, et surtout d'en parler autour de nous.

Nous ne sommes pas programmés pour désespérer de tout. Nous sommes aussi capables du meilleur.

Mettons en route la spirale du "mieux sur terre" pour en finir avec la spirale infernale du négativisme et tous ensemble nous en sortirons vainqueurs, plus humains et  plus heureux encore !!!

Isabelle, une terrienne

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 13:51

Le Trifluvien Guillaume Vermette a pris part à une mission de Clowns sans frontières, pendant laquelle il a tenté de faire un peu oublier la guerre aux enfants dans un camp de réfugiés syriens.

Il s'est rendu en Jordanie en compagnie de 20 autres personnes membres l'organisme Clowns sans frontières.

Équipé de son casque d'aviateur, ses lunettes et son dentier, son personnage, le clown Yahoo, fait rigoler. Dans le camp de réfugiés, il n'y avait toutefois pas vraiment matière à rire.

« De tous les voyages humanitaires que j'ai faits, c'est celui où il y a le plus d'enfants qui ont figé au premier cas », se souvient-il. « En premier lieu, parce qu'ils ont perdu confiance en l'humanité, en l'homme. »

La guerre civile, qui dure depuis près de trois ans en Syrie, a tué plus de 100 000 personnes selon l'ONU, dont au moins 6.500 enfants.

« Ce qu'on amène là-bas en tant que clown, en tant qu'humain, c'est plein d'amour, de joie, d'humanité. C'est complètement contradictoire avec ce qui se passe là-bas : les bombes, les armes, la guerre... Il y a quelque chose que je trouve beau là-dedans, que je trouve pertinent. » Guillaume Vermette

Un premier contact difficile

Le clown de 25 ans a trouvé difficile d'entrer en contact avec ces enfants, dont plusieurs ont perdu leurs parents dans le conflit. Il y est parvenu à force d'imagination. « Je donnais vie à un objet, par exemple en gonflant un gant de docteur et en lui mettant un nez rouge et mon chapeau d'aviateur. Puis, je faisais prendre vie à ce "clown-ballon" pour faire rire les enfants. »

Guillaume Vermette admet que sa formation universitaire en psychologie lui a été aussi utile que sa formation en théâtre clownesque.

Il a constaté que beaucoup d'enfants avaient oublié comment sourire et jouer. Le contact avec des clowns leur a rendu un peu de leur enfance. « On n'est pas en train de sauver le monde ou de régler des problèmes de famine », convient-il, « mais on est capable d'aider des gens à regagner espoir et à se rappeler comment s'amuser, rire, aimer ».

« Il faut avoir une certaine carapace »

Guillaume Vermette revient transformé de ce séjour. « Il faut avoir une certaine carapace... Il faut en avoir vu d'autres, je pense, pour arriver dans un contexte de guerre. »

Dans le camp de réfugiés, il a entendu les histoires parfois difficiles de ceux qui ont traversé les horreurs de la guerre. Des mères lui ont même demandé de prendre leur enfant et de l'emmener au Canada.

« Pendant les animations, garder sa bonne humeur, c'est plutôt facile : ce que l'on partage avec les gens, c'est beau - et ils en ont besoin », convient-il. « Mais c'est après que ça peut se gâter. Quand on sort de notre personnage, que l'on se retrouve seul dans l'autobus... c'est souvent à ce moment-là que les clowns vont pleurer. »

Reportage de Maude Montembeault

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Published by une terrienne - dans Humanitaire
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